KAHAN Frieda/Frania née MIKANOWSKI 

  • 67237 Buchenwald

  • Née le 31 juillet 1921 à Strasbourg

  • Décédée en 2012 Californie

C’est à Strasbourg, dans la famille Mikanowski, que naît, le 31 juillet 1921, la petite Frieda (1), de parents mariés en Pologne. Son père, Maurice Mikanowski est né à Varsovie le 28 mars 1894 et mourra à Auschwitz en 1945. Sa mère, Eva Englender (2) est originaire de Praga, dans la banlieue de Varsovie, où elle a vu le jour le 3 mai 1898. Frieda est la seule enfant du couple.

Ses parents, ainsi qu’une grande partie de sa famille maternelle émigrent en France en 1920. Tandis que l’un de ses oncles devient rabbin à Lille (Nord), son grand-père, Mordechai/Wardoché Englender occupe la même fonction à Strasbourg. Le couple Mikanowski habite dans un premier temps dans la grande maison que la famille Englender possède à Bischheim, au nord de Strasbourg, puis s’installe en ville au 4 rue Silberrath.

Frieda est élevée dans une famille aimante, son père est commerçant (3) et sa mère couturière. Hélas, un drame survient lorsqu’elle a 11 ans : sa mère, victime d’un accident domestique (4), meurt le 24 octobre 1932. Sa vie change alors radicalement : elle est envoyée en pension à Montpellier (Hérault).  Elle y trouve un lycée très cosmopolite où sa condition de juive d’origine polonaise ne pose aucune difficulté. Mais elle est bien seule. Sa grande joie ce sont les fins de semaines et les vacances qu’elle passe à Nîmes chez sa tante Rachel née Englender (1908-1999) et son mari Aron Estryn. Elle a également à Nîmes un oncle : Abraham Englender (1895-1941), marié à une jeune femme qui n’est pas juive, qu’elle fréquente plus occasionnellement.

Vers le début de l’année 1940, Frieda rejoint son père, remarié et installé à Belfort (Territoire de Belfort). C’est là qu’elle fait la connaissance de sa belle-mère et des jeunes enfants de celle-ci. En mai, l’invasion allemande pousse les Mikanowski à partir pour Bordeaux, espérant que la ville sera hors d’atteinte des Allemands. Mais les routes encombrées de réfugiés dans un sens et de soldats dans l’autre retarde leur voyage en voiture, qui s’achève à Tulle (Corrèze), au moment de l’Armistice. Le pire est évité, la famille est en zone libre.

A Tulle, où son père loue un appartement place Maschat, Frieda s’emploie à quelques travaux de couture. Lors d’un voyage à Lyon chez des amis, elle rencontre un jeune juif réfugié de Belgique : Armin/Armand Kahan. Celui-ci, né le 4 avril 1913 à Nazyszölös en Hongrie (5), est l’un des nombreux enfants de Salomon Kahan (1874-1964) et Neche, née Paneth (1880-1936). Devenus citoyens tchécoslovaques après la première guerre mondiale les Kahan, pour une bonne part, émigrent à Anvers à l’automne 1929. A la fin des années 1930, Armin Kahan possède avec quelques-uns de ses frères une entreprise de déménagements. Ayant fui la Belgique pour la France en mai 1940, il est, en tant que réfugié, assigné à résidence à Pont-de-Vaux (Ain).

Si Frieda et Armin se marient civilement à Tulle, le 1er août 1942, leur mariage religieux est célébré à Brive, la ville la plus proche où réside un rabbin. Le couple s’installe ensuite à Pont-de-Vaux, à l’hôtel, vivant des fonds qu’Armin a pu emporter, car il lui est interdit de travailler.

Début 1944, Frieda va passer quelques jours à Nîmes chez sa tante Rachel Estryn qui lui manque beaucoup. Celle-ci, vit seule au 14 rue du Général Perrier depuis que son mari, engagé volontaire, est prisonnier de guerre en Suisse. Au cours de son séjour, Frieda accompagne régulièrement sa tante, commerçante, à sa boutique. Plusieurs fois, les deux femmes remarquent un homme élégant en civil qui les observe (6). Pensant qu’il peut être allemand, elles essaient de l’éviter, mais le 6 mars 1944 celui-ci – probablement avec le concours de la Gestapo – vient arrêter Rachel Estryn à son magasin et l’oblige à l’accompagner jusqu’à son appartement pour se saisir également de Frieda.

Avec un maigre baluchon, les deux femmes sont emmenées à la Caserne Vallongue, à Nîmes. Après quelques jours, elles sont envoyées aux Baumettes, à Marseille avant d’être transférées à Drancy où elles restent en détention du 1er avril au 13 avril 1944 (pour Frieda : matricule 18739, carnet de fouille 172/1663). La veille de leur départ pour Auschwitz, par le convoi 71, Frieda reçoit la visite de son père et de sa belle-mère. Elle ne les reverra pas.

A Auschwitz, où on lui attribue le matricule 78659, Frieda est, comme sa tante, affectée successivement à diverses tâches :  creuser des tranchées, ramasser des pommes de terre, puis pendant plusieurs mois assurer le nettoyage d’un hôpital construit à quelques kilomètres du camp, destiné à soigner les soldats allemands blessés. Toutes deux s’estiment relativement privilégiées avec cette dernière affectation qui leur permet de travailler à l’abri pendant le glacial hiver polonais.

Au tout début de 1945, face à l’avancée des troupes soviétiques, les deux femmes sont évacuées à Bergen-Belsen, avec quelques compagnes d’infortune qui forment un petit groupe solidaire (7) . De nouveau déplacées, elles arrivent le 21 mars au kommando de Raguhn, dépendant de Buchenwald, (usine de fabrication de pièces d’armes et d’avions), près de Leipzig. Frieda y reçoit un nouveau matricule : 67237.

Le kommando est évacué dès le 10 avril vers le camp de Theresienstadt, en Bohême-Moravie, sous protectorat allemand. Une fiche médicale établie après la libération du camp – début mai –, par le Ministère français des Prisonniers, Déportés et Réfugiés (N° 0745417) indique son poids : 47 kg, pour 1m58 et signale qu’elle a contracté le typhus deux mois auparavant.

C’est depuis Theresienstadt, début juin 1945, lorsque la quarantaine imposée par les médecins de l’Armée Rouge est levée, qu’elle est rapatriée en France. Elle ne sait où aller : elle a perdu le contact avec sa tante Rachel Estryn, rapatriée bien avant elle et n’a aucune nouvelle de son mari, passé dans la clandestinité. Après un bref arrêt à Lyon, elle décide de se rendre à Nîmes où elle suppose que la veuve de son oncle Abraham Englender, non juive, n’a pas été inquiétée par les persécutions raciales.

Et grâce à cette tante, elle retrouve finalement sa tante Rachel et son mari, Armin Kahan. Frieda et son époux se réinstallent à Lyon, 132 Cours Émile Zola, où ils ont la joie d’avoir une petite fille à l’été 1946. Deux ans plus tard, en décembre 1948, le couple et son bébé partent aux Etats-Unis rejoindre une bonne partie de la famille d’Armin qui y vit déjà, certains depuis les années 1920 ou 1930. A peine fixés à Los Angeles, Frieda et Armin ont une seconde fille en février 1949.

Frieda acquiert la nationalité américaine le 5 août 1954 à 33 ans. Elle recevra sa carte de Déporté Politique le 24 octobre 1963 (n° 219929980) en Californie où elle est domiciliée à Castle Heights 2339, Los Angeles. Son mari et elle vivront dans cet Etat jusqu’à leur mort, lui en mars 1995, elle en 2012.

Le nom Frieda Kahan figure sur le mur des noms du Mémorial de la Shoah : dalle n° 20, colonne n° 7, rangée n° 2.

Rédaction : Gérard Krebs, Marie Balta.

(1) Frieda est son prénom d’usage, le prénom enregistré à l’Etat Civil, jamais utilisé, est Frania.

(2) Patronyme parfois orthographié Englander.

(3) A Strasbourg, il est employé dans l’entreprise familiale des Englender : « Union Sacs Bischheim », fondée en 1924, qui fabrique des sacs en jute. Plus tard, à Belfort, il travaillera dans la bonneterie.

(4) Ménagère accomplie, Eva Mikanowski a l’habitude de préparer elle-même la cire pour encaustiquer ses parquets. Cette fois-là, la térébenthine qu’elle manipule prend feu, elle meurt brûlée.

(5) Ville de Transcarpatie, intégrée alors dans l’empire austro-hongrois, elle est attribuée à la Tchécoslovaquie en 1919 sous le nom Sevljus, puis à l’Union Soviétique après la seconde guerre mondiale sous celui de Vinogradov. Aujourd’hui ukrainienne, elle se nomme Vynohradiv (cf. Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vynohradiv).

(6) Il s’agit du lieutenant Joseph Fitz, directeur de l’Office de Placement Allemand, en poste à Nîmes à partir de 1942. Rachel Estryn témoignera à son procès en juillet 1950. Il sera condamné par un tribunal militaire à 20 ans de bagne, pour « complicité de séquestration et de tortures infligées à des résistants et arrestations arbitraires d’israélites et de réfractaires du S.T.O. » (source : Gallica-BNF, « Le Soir de Marseille » des 19 et 20/07/1950, « L’Ardennais » du 21/07/1950)

(7) La plupart se connaissent depuis Drancy. S’est jointe à ce groupe Suzanne Birnbaum – déportée dès janvier 1944 – qui a témoigné de leur destinée dans un livre écrit aussitôt après son rapatriement en 1945 : « Une Française juive est revenue : Auschwitz, Belsen, Raguhn ».

Sources :

L’AFMD du Gard remercie l’USC Shoah Foundation de lui avoir permis d’utiliser la transcription et les images du témoignage suivant : Frieda Kahan, 1995. Pour plus d’informations : https://sfi.usc.edu/

Photo : Frieda Kahan à son retour en France, juin 1945.

Archives de Caen. Archives Arolsen.

Sites de généalogie Ancestry Support et Généanet.

Etat Civil de Strasbourg

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

KAHAN Frieda/Frania née MIKANOWSKI 

  • 67237 Buchenwald

  • Née le 31 juillet 1921 à Strasbourg

  • Décédée en 2012 Californie

C’est à Strasbourg, dans la famille Mikanowski, que naît, le 31 juillet 1921, la petite Frieda (1), de parents mariés en Pologne. Son père, Maurice Mikanowski est né à Varsovie le 28 mars 1894 et mourra à Auschwitz en 1945. Sa mère, Eva Englender (2) est originaire de Praga, dans la banlieue de Varsovie, où elle a vu le jour le 3 mai 1898. Frieda est la seule enfant du couple.

Ses parents, ainsi qu’une grande partie de sa famille maternelle émigrent en France en 1920. Tandis que l’un de ses oncles devient rabbin à Lille (Nord), son grand-père, Mordechai/Wardoché Englender occupe la même fonction à Strasbourg. Le couple Mikanowski habite dans un premier temps dans la grande maison que la famille Englender possède à Bischheim, au nord de Strasbourg, puis s’installe en ville au 4 rue Silberrath.

Frieda est élevée dans une famille aimante, son père est commerçant (3) et sa mère couturière. Hélas, un drame survient lorsqu’elle a 11 ans : sa mère, victime d’un accident domestique (4), meurt le 24 octobre 1932. Sa vie change alors radicalement : elle est envoyée en pension à Montpellier (Hérault).  Elle y trouve un lycée très cosmopolite où sa condition de juive d’origine polonaise ne pose aucune difficulté. Mais elle est bien seule. Sa grande joie ce sont les fins de semaines et les vacances qu’elle passe à Nîmes chez sa tante Rachel née Englender (1908-1999) et son mari Aron Estryn. Elle a également à Nîmes un oncle : Abraham Englender (1895-1941), marié à une jeune femme qui n’est pas juive, qu’elle fréquente plus occasionnellement.

Vers le début de l’année 1940, Frieda rejoint son père, remarié et installé à Belfort (Territoire de Belfort). C’est là qu’elle fait la connaissance de sa belle-mère et des jeunes enfants de celle-ci. En mai, l’invasion allemande pousse les Mikanowski à partir pour Bordeaux, espérant que la ville sera hors d’atteinte des Allemands. Mais les routes encombrées de réfugiés dans un sens et de soldats dans l’autre retarde leur voyage en voiture, qui s’achève à Tulle (Corrèze), au moment de l’Armistice. Le pire est évité, la famille est en zone libre.

A Tulle, où son père loue un appartement place Maschat, Frieda s’emploie à quelques travaux de couture. Lors d’un voyage à Lyon chez des amis, elle rencontre un jeune juif réfugié de Belgique : Armin/Armand Kahan. Celui-ci, né le 4 avril 1913 à Nazyszölös en Hongrie (5), est l’un des nombreux enfants de Salomon Kahan (1874-1964) et Neche, née Paneth (1880-1936). Devenus citoyens tchécoslovaques après la première guerre mondiale les Kahan, pour une bonne part, émigrent à Anvers à l’automne 1929. A la fin des années 1930, Armin Kahan possède avec quelques-uns de ses frères une entreprise de déménagements. Ayant fui la Belgique pour la France en mai 1940, il est, en tant que réfugié, assigné à résidence à Pont-de-Vaux (Ain).

Si Frieda et Armin se marient civilement à Tulle, le 1er août 1942, leur mariage religieux est célébré à Brive, la ville la plus proche où réside un rabbin. Le couple s’installe ensuite à Pont-de-Vaux, à l’hôtel, vivant des fonds qu’Armin a pu emporter, car il lui est interdit de travailler.

Début 1944, Frieda va passer quelques jours à Nîmes chez sa tante Rachel Estryn qui lui manque beaucoup. Celle-ci, vit seule au 14 rue du Général Perrier depuis que son mari, engagé volontaire, est prisonnier de guerre en Suisse. Au cours de son séjour, Frieda accompagne régulièrement sa tante, commerçante, à sa boutique. Plusieurs fois, les deux femmes remarquent un homme élégant en civil qui les observe (6). Pensant qu’il peut être allemand, elles essaient de l’éviter, mais le 6 mars 1944 celui-ci – probablement avec le concours de la Gestapo – vient arrêter Rachel Estryn à son magasin et l’oblige à l’accompagner jusqu’à son appartement pour se saisir également de Frieda.

Avec un maigre baluchon, les deux femmes sont emmenées à la Caserne Vallongue, à Nîmes. Après quelques jours, elles sont envoyées aux Baumettes, à Marseille avant d’être transférées à Drancy où elles restent en détention du 1er avril au 13 avril 1944 (pour Frieda : matricule 18739, carnet de fouille 172/1663). La veille de leur départ pour Auschwitz, par le convoi 71, Frieda reçoit la visite de son père et de sa belle-mère. Elle ne les reverra pas.

A Auschwitz, où on lui attribue le matricule 78659, Frieda est, comme sa tante, affectée successivement à diverses tâches :  creuser des tranchées, ramasser des pommes de terre, puis pendant plusieurs mois assurer le nettoyage d’un hôpital construit à quelques kilomètres du camp, destiné à soigner les soldats allemands blessés. Toutes deux s’estiment relativement privilégiées avec cette dernière affectation qui leur permet de travailler à l’abri pendant le glacial hiver polonais.

Au tout début de 1945, face à l’avancée des troupes soviétiques, les deux femmes sont évacuées à Bergen-Belsen, avec quelques compagnes d’infortune qui forment un petit groupe solidaire (7) . De nouveau déplacées, elles arrivent le 21 mars au kommando de Raguhn, dépendant de Buchenwald, (usine de fabrication de pièces d’armes et d’avions), près de Leipzig. Frieda y reçoit un nouveau matricule : 67237.

Le kommando est évacué dès le 10 avril vers le camp de Theresienstadt, en Bohême-Moravie, sous protectorat allemand. Une fiche médicale établie après la libération du camp – début mai –, par le Ministère français des Prisonniers, Déportés et Réfugiés (N° 0745417) indique son poids : 47 kg, pour 1m58 et signale qu’elle a contracté le typhus deux mois auparavant.

C’est depuis Theresienstadt, début juin 1945, lorsque la quarantaine imposée par les médecins de l’Armée Rouge est levée, qu’elle est rapatriée en France. Elle ne sait où aller : elle a perdu le contact avec sa tante Rachel Estryn, rapatriée bien avant elle et n’a aucune nouvelle de son mari, passé dans la clandestinité. Après un bref arrêt à Lyon, elle décide de se rendre à Nîmes où elle suppose que la veuve de son oncle Abraham Englender, non juive, n’a pas été inquiétée par les persécutions raciales.

Et grâce à cette tante, elle retrouve finalement sa tante Rachel et son mari, Armin Kahan. Frieda et son époux se réinstallent à Lyon, 132 Cours Émile Zola, où ils ont la joie d’avoir une petite fille à l’été 1946. Deux ans plus tard, en décembre 1948, le couple et son bébé partent aux Etats-Unis rejoindre une bonne partie de la famille d’Armin qui y vit déjà, certains depuis les années 1920 ou 1930. A peine fixés à Los Angeles, Frieda et Armin ont une seconde fille en février 1949.

Frieda acquiert la nationalité américaine le 5 août 1954 à 33 ans. Elle recevra sa carte de Déporté Politique le 24 octobre 1963 (n° 219929980) en Californie où elle est domiciliée à Castle Heights 2339, Los Angeles. Son mari et elle vivront dans cet Etat jusqu’à leur mort, lui en mars 1995, elle en 2012.

Le nom Frieda Kahan figure sur le mur des noms du Mémorial de la Shoah : dalle n° 20, colonne n° 7, rangée n° 2.

Rédaction : Gérard Krebs, Marie Balta.

(1) Frieda est son prénom d’usage, le prénom enregistré à l’Etat Civil, jamais utilisé, est Frania.

(2) Patronyme parfois orthographié Englander.

(3) A Strasbourg, il est employé dans l’entreprise familiale des Englender : « Union Sacs Bischheim », fondée en 1924, qui fabrique des sacs en jute. Plus tard, à Belfort, il travaillera dans la bonneterie.

(4) Ménagère accomplie, Eva Mikanowski a l’habitude de préparer elle-même la cire pour encaustiquer ses parquets. Cette fois-là, la térébenthine qu’elle manipule prend feu, elle meurt brûlée.

(5) Ville de Transcarpatie, intégrée alors dans l’empire austro-hongrois, elle est attribuée à la Tchécoslovaquie en 1919 sous le nom Sevljus, puis à l’Union Soviétique après la seconde guerre mondiale sous celui de Vinogradov. Aujourd’hui ukrainienne, elle se nomme Vynohradiv (cf. Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vynohradiv).

(6) Il s’agit du lieutenant Joseph Fitz, directeur de l’Office de Placement Allemand, en poste à Nîmes à partir de 1942. Rachel Estryn témoignera à son procès en juillet 1950. Il sera condamné par un tribunal militaire à 20 ans de bagne, pour « complicité de séquestration et de tortures infligées à des résistants et arrestations arbitraires d’israélites et de réfractaires du S.T.O. » (source : Gallica-BNF, « Le Soir de Marseille » des 19 et 20/07/1950, « L’Ardennais » du 21/07/1950)

(7) La plupart se connaissent depuis Drancy. S’est jointe à ce groupe Suzanne Birnbaum – déportée dès janvier 1944 – qui a témoigné de leur destinée dans un livre écrit aussitôt après son rapatriement en 1945 : « Une Française juive est revenue : Auschwitz, Belsen, Raguhn ».

Sources :

L’AFMD du Gard remercie l’USC Shoah Foundation de lui avoir permis d’utiliser la transcription et les images du témoignage suivant : Frieda Kahan, 1995. Pour plus d’informations : https://sfi.usc.edu/

Photo : Frieda Kahan à son retour en France, juin 1945.

Archives de Caen. Archives Arolsen.

Sites de généalogie Ancestry Support et Généanet.

Etat Civil de Strasbourg

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.