BENICHOU Albert

  • Auschwitz

  • Né à Aix en Provence le 21 septembre 1925

  • Décédée le 4 juin 1944 à Auschwitz

Aiem Emile Benichou nait le 9 avril 1900 à Téniet el Haâd (Algérie) fils d’Abraham, 46 ans, marchand boucher et Smba Chetrite (âgée de 35 ans-décédée avant 1924).

Le 14 août 1924, il épouse à Aix en Provence Renée Zagori, née le 11 septembre 1905 à Marseille, fille de Mardoché et Luna Siboni (toujours vivante en 1955 et qui fera les démarches pour faire reconnaitre la déportation de sa famille).

Lors du recensement imposé par l’État français en juin 1941, la préfecture du Gard comptabilise 1669 Juifs dont 738 étrangers, la majorité des Juifs respecte la légalité et se fait recenser. Le 11 novembre 1942, Nîmes voit s’installer les troupes allemandes. Le 11 décembre l’État français à Vichy promulgue la loi sur l’apposition de la mention « Juif » sur la carte d’identité. La Gestapo s’installe en février 1943 boulevard Gambetta à Nîmes. Le 15 janvier 1943, 1285 Juifs français vivent dans le département. Les premières arrestations, de Juifs Nîmois d’origine, débutent le 18 juillet 1943 et les 17 et 18 septembre une importante rafle a lieu sur Nîmes[i].

 

Leur fils Albert Désiré, plombier, nait à Aix en Provence au 27 rue de l’opéra, le 21 septembre 1925. Il est arrêté, envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 3727) et déporté à Auschwitz par convoi 59[ii] du 2 septembre 1943. Il décède à Mauthausen le 17 avril 1945.

Leur autre fils, Maurice Armand nait le 16 juin 1931 à Alès.

Après la déportation d’Albert, la famille qui réside au 162 Grand rue à Alès (Gard) va se réfugier dans les Bouches du Rhône, et est arrêtée le 7 mai 1944 par la gestapo dans la propriété de Jules Ayache, quartier des Logissons à Venelles (près d’Aix en Provence) chez qui ils se sont réfugiés. Jules Ayache et son épouse Reine née Benichou seront eux aussi déportés à Auschwitz le 20 mai 44 par convoi 74, seule Reine survivra. Reine Ayache née Benichou est la sœur de Aiem Benichou, elle est née en 1902 à Téniet el Haâd elle aussi (Algérie).

Après avoir été interrogés par la section IV J de la Gestapo, au 425 rue Paradis à Marseille. Aiem Benichou, son épouse et son fils Maurice sont envoyés à la prison des Baumettes, puis au centre de regroupement des israélites à Drancy le 19 mai.
Aiem, recensé comme maréchal ferrant est affecté du matricule 22434 à Drancy et spolié de la somme de 2200 francs – environ 600 euros valeur 2025 (carnet de fouille 137-4555 du 21 mai 44).

Renée est affectée du matricule 22435.

Maurice âgé de 13 ans est affecté du matricule 22436.

Ils sont tous les trois déportés par transport 75[iii] du 30 mai 1944 à destination d’Auschwitz et considérés décédés à leur arrivée le 4 juin 1944.

Leur nom est inscrit sur le mur des noms du mémorial de la Shoah :  dalle 4, colonne 2, rangée 1

Monique VEZILIER – André FRANCISCO

[i] AERI, Cdrom La Résistance dans le Gard, 2009,

[ii] Convoi 59 : Le 2 septembre 1943 à 10 h 00 un train transportant 1000 Juifs part de la gare de Bobigny. Plus de la moitié des déportés sont citoyens français. À l’arrivée au camp le 4 septembre, 232 hommes et 106 femmes sont sélectionnés pour des travaux forcés. Les hommes sont tatoués des numéros 145796 à 145027 et les femmes reçoivent les numéros 58300 à 58405. Les autres 727 déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. En 1945, on ne dénombrait que 17 hommes et 4 femmes rescapés de ce convoi. (Yad Vashem)

[iii] Convoi 75 : Le convoi 75 part de la gare de Paris-Bobigny le 30 mai 1944 avec 1004 déportés dont plus de 100 déportés de moins de 18, ainsi que des détenus du camp Vittel qui avaient été épargnés de la déportation jusque-là pour servir d’échange éventuellement, se trouve également un groupe de 30 Juifs du département de Haute-Savoie. Le convoi arrive au camp d’Auschwitz-Birkenau le 2 juin 1944, 239 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros A-11841 à A-12079 ainsi que 134 femmes, également sélectionnées pour les travaux forcés et tatouées des numéros A-7065 à A-7198. Le reste du convoi, c’est-à-dire 624 Juifs, sont immédiatement gazés. Après la libération d’Auschwitz, on compte 99 survivants du convoi 75, parmi lesquels se trouvent 54 femmes

Sources :

Dossier SHD Caen :

Renée : 21 P 423 540

Aiem : 21 P 423 531

Albert : 50849

Maurice :50851 Caen dossier 21 P 423539

Registre naissances, mariages 1924 et 1925 – Etat civil Aix en Provence

Mémorial de la Shoah

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

BENICHOU Albert

  • Auschwitz

  • Né à Aix en Provence le 21 septembre 1925

  • Décédée le 4 juin 1944 à Auschwitz

Aiem Emile Benichou nait le 9 avril 1900 à Téniet el Haâd (Algérie) fils d’Abraham, 46 ans, marchand boucher et Smba Chetrite (âgée de 35 ans-décédée avant 1924).

Le 14 août 1924, il épouse à Aix en Provence Renée Zagori, née le 11 septembre 1905 à Marseille, fille de Mardoché et Luna Siboni (toujours vivante en 1955 et qui fera les démarches pour faire reconnaitre la déportation de sa famille).

Lors du recensement imposé par l’État français en juin 1941, la préfecture du Gard comptabilise 1669 Juifs dont 738 étrangers, la majorité des Juifs respecte la légalité et se fait recenser. Le 11 novembre 1942, Nîmes voit s’installer les troupes allemandes. Le 11 décembre l’État français à Vichy promulgue la loi sur l’apposition de la mention « Juif » sur la carte d’identité. La Gestapo s’installe en février 1943 boulevard Gambetta à Nîmes. Le 15 janvier 1943, 1285 Juifs français vivent dans le département. Les premières arrestations, de Juifs Nîmois d’origine, débutent le 18 juillet 1943 et les 17 et 18 septembre une importante rafle a lieu sur Nîmes[i].

 

Leur fils Albert Désiré, plombier, nait à Aix en Provence au 27 rue de l’opéra, le 21 septembre 1925. Il est arrêté, envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 3727) et déporté à Auschwitz par convoi 59[ii] du 2 septembre 1943. Il décède à Mauthausen le 17 avril 1945.

Leur autre fils, Maurice Armand nait le 16 juin 1931 à Alès.

Après la déportation d’Albert, la famille qui réside au 162 Grand rue à Alès (Gard) va se réfugier dans les Bouches du Rhône, et est arrêtée le 7 mai 1944 par la gestapo dans la propriété de Jules Ayache, quartier des Logissons à Venelles (près d’Aix en Provence) chez qui ils se sont réfugiés. Jules Ayache et son épouse Reine née Benichou seront eux aussi déportés à Auschwitz le 20 mai 44 par convoi 74, seule Reine survivra. Reine Ayache née Benichou est la sœur de Aiem Benichou, elle est née en 1902 à Téniet el Haâd elle aussi (Algérie).

Après avoir été interrogés par la section IV J de la Gestapo, au 425 rue Paradis à Marseille. Aiem Benichou, son épouse et son fils Maurice sont envoyés à la prison des Baumettes, puis au centre de regroupement des israélites à Drancy le 19 mai.
Aiem, recensé comme maréchal ferrant est affecté du matricule 22434 à Drancy et spolié de la somme de 2200 francs – environ 600 euros valeur 2025 (carnet de fouille 137-4555 du 21 mai 44).

Renée est affectée du matricule 22435.

Maurice âgé de 13 ans est affecté du matricule 22436.

Ils sont tous les trois déportés par transport 75[iii] du 30 mai 1944 à destination d’Auschwitz et considérés décédés à leur arrivée le 4 juin 1944.

Leur nom est inscrit sur le mur des noms du mémorial de la Shoah :  dalle 4, colonne 2, rangée 1

Monique VEZILIER – André FRANCISCO

[i] AERI, Cdrom La Résistance dans le Gard, 2009,

[ii] Convoi 59 : Le 2 septembre 1943 à 10 h 00 un train transportant 1000 Juifs part de la gare de Bobigny. Plus de la moitié des déportés sont citoyens français. À l’arrivée au camp le 4 septembre, 232 hommes et 106 femmes sont sélectionnés pour des travaux forcés. Les hommes sont tatoués des numéros 145796 à 145027 et les femmes reçoivent les numéros 58300 à 58405. Les autres 727 déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. En 1945, on ne dénombrait que 17 hommes et 4 femmes rescapés de ce convoi. (Yad Vashem)

[iii] Convoi 75 : Le convoi 75 part de la gare de Paris-Bobigny le 30 mai 1944 avec 1004 déportés dont plus de 100 déportés de moins de 18, ainsi que des détenus du camp Vittel qui avaient été épargnés de la déportation jusque-là pour servir d’échange éventuellement, se trouve également un groupe de 30 Juifs du département de Haute-Savoie. Le convoi arrive au camp d’Auschwitz-Birkenau le 2 juin 1944, 239 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros A-11841 à A-12079 ainsi que 134 femmes, également sélectionnées pour les travaux forcés et tatouées des numéros A-7065 à A-7198. Le reste du convoi, c’est-à-dire 624 Juifs, sont immédiatement gazés. Après la libération d’Auschwitz, on compte 99 survivants du convoi 75, parmi lesquels se trouvent 54 femmes

Sources :

Dossier SHD Caen :

Renée : 21 P 423 540

Aiem : 21 P 423 531

Albert : 50849

Maurice :50851 Caen dossier 21 P 423539

Registre naissances, mariages 1924 et 1925 – Etat civil Aix en Provence

Mémorial de la Shoah

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