RECHERCHEZ
Hyppolite Baudran est né à Nîmes le 17 mars 1921, de Antoine Baudran et de Euphrasine Cadol.
Après ses études, il devient mécanicien, soudeur autogène à Marseille où il réside dans le quartier des Camoins.
Selon la loi du 16 février 1943, il est requis pour le STO, mais ne se présente pas. Il est arrêté dans la rue par la police française, après avoir été suivi, le 20 novembre 1942 et conduit à la prison Saint-Pierre à Marseille. Il est transféré à Nuremberg pour être employé dans une usine de munition. « ABTLG RUSTUNGSEAU DES REICHSMINISTERS FUR BIWAFFNUG UN MUNITION BAULTG STADWERKE BRAUNSCHWEIG »
Il participe à des sabotages et de la propagande anti nazie dans l’usine selon plusieurs témoignages dont ceux de Bernard Materazzy, Momo Fernaud et Camille Huot. Ce qui va provoquer son arrestation, c’est une altercation avec une autre employée très zélée. Selon son témoignage le 20 décembre 1945 : « Dans la nuit du 03 octobre 1944, le hurlement des sirènes annonçant des bombardements, nous commandait de descendre aux abris. Nous remontons à minuit, mais je décide prendre ma pause de demi-heure pour me restaurer. C’est alors que j’entends ma machine démarrer. C’est une Française, alors je m’empresse d’aller le lui faire remarquer. » Une dispute s’engage et celle-ci gifle violemment Hippolyte qui se défend. Elle va immédiatement au chef d’atelier le dénoncer auprès de la police. Une heure après la police allemande vient le chercher pour le conduire à la prison de Nuremberg où il est frappé lors d’un interrogatoire où il ne dit mot. Il est placé dans la cellule N° 39 où il est en compagnie d’autres prisonnier réfractaire au travail. Le 05 octobre, un important bombardement se déchaine sur la ville et les six prisonniers sont réunis dans la cour avant d’être conduit à la gare à destination de Munich. Il est conduit à Dachau le 06 octobre 1944 où lui est attribué le matricule 113012.
Il fait part dans son témoignage des souffrances endurées et de la mort de plusieurs de ses camarades ayant contracté le typhus.
Libéré le 29 avril 1945, il parvient à monter dans un camion français venu apporter du ravitaillement le 10 mai pour retrouver les siens à Marseille le 19 mai 1945.
Hyppolite se marie et a une fille Joëlle.
Il est reconnu au titre de déporté le 04 août 1965 pour toute la période passée à Dachau soit du 06 octobre 1944 au 13 mai 1945.
Il décède à Gap le 27 octobre 2015 à l’âge de 94 ans.
Jean-Paul Boré
Sources :
Archives Service Historique de la Défense à Caen
RECHERCHEZ
Hyppolite Baudran est né à Nîmes le 17 mars 1921, de Antoine Baudran et de Euphrasine Cadol.
Après ses études, il devient mécanicien, soudeur autogène à Marseille où il réside dans le quartier des Camoins.
Selon la loi du 16 février 1943, il est requis pour le STO, mais ne se présente pas. Il est arrêté dans la rue par la police française, après avoir été suivi, le 20 novembre 1942 et conduit à la prison Saint-Pierre à Marseille. Il est transféré à Nuremberg pour être employé dans une usine de munition. « ABTLG RUSTUNGSEAU DES REICHSMINISTERS FUR BIWAFFNUG UN MUNITION BAULTG STADWERKE BRAUNSCHWEIG »
Il participe à des sabotages et de la propagande anti nazie dans l’usine selon plusieurs témoignages dont ceux de Bernard Materazzy, Momo Fernaud et Camille Huot. Ce qui va provoquer son arrestation, c’est une altercation avec une autre employée très zélée. Selon son témoignage le 20 décembre 1945 : « Dans la nuit du 03 octobre 1944, le hurlement des sirènes annonçant des bombardements, nous commandait de descendre aux abris. Nous remontons à minuit, mais je décide prendre ma pause de demi-heure pour me restaurer. C’est alors que j’entends ma machine démarrer. C’est une Française, alors je m’empresse d’aller le lui faire remarquer. » Une dispute s’engage et celle-ci gifle violemment Hippolyte qui se défend. Elle va immédiatement au chef d’atelier le dénoncer auprès de la police. Une heure après la police allemande vient le chercher pour le conduire à la prison de Nuremberg où il est frappé lors d’un interrogatoire où il ne dit mot. Il est placé dans la cellule N° 39 où il est en compagnie d’autres prisonnier réfractaire au travail. Le 05 octobre, un important bombardement se déchaine sur la ville et les six prisonniers sont réunis dans la cour avant d’être conduit à la gare à destination de Munich. Il est conduit à Dachau le 06 octobre 1944 où lui est attribué le matricule 113012.
Il fait part dans son témoignage des souffrances endurées et de la mort de plusieurs de ses camarades ayant contracté le typhus.
Libéré le 29 avril 1945, il parvient à monter dans un camion français venu apporter du ravitaillement le 10 mai pour retrouver les siens à Marseille le 19 mai 1945.
Hyppolite se marie et a une fille Joëlle.
Il est reconnu au titre de déporté le 04 août 1965 pour toute la période passée à Dachau soit du 06 octobre 1944 au 13 mai 1945.
Il décède à Gap le 27 octobre 2015 à l’âge de 94 ans.
Jean-Paul Boré
Sources :
Archives Service Historique de la Défense à Caen



