RECHERCHEZ
Gaston Béchard est né le 21 mai 1900 à Aimargues (Gard). Il est le fils de Albin Sully Béchard, employé de commerce devenu courtier en vins et de Jeannine Sauvajol sans profession. Gaston suit les cours de l’École supérieure de commerce de Montpellier où il obtient un diplôme supérieur. En 1918, engagé dans la Marine, il est réformé peu après. Il effectue néanmoins son service militaire dans l’infanterie à Antibes (Alpes maritimes, mars 1920- février 1922).
Il est nommé en 1923, professeur adjoint, à l’École pratique de commerce et d’industrie, qui fait aussi office d’école primaire supérieure, de Montceau-les-Mines où il enseigne le commerce, la législation et l’économie.
Gaston Béchard se marie en août 1924 à Perrecy-les-Forges (Saône-et-Loire) avec Jeanne Masquelet, employée des postes, fille d’un mineur et d’une blanchisseuse. Leurs trois garçons : Albin né le 01 mai 1926, Georges né le 06 janvier 1934 et Michel le 23 août 1938, reçoivent les premiers sacrements catholiques.
C’est un militant syndicaliste, SFIO puis socialiste en 1933 avant de revenir à la SFIO en 1934. Il est élu en 1927, adjoint au maire socialiste SFIO de Montceau-les-Mines
Secrétaire de la section syndicale de son établissement, Gaston Béchard est délégué aux congrès nationaux de la CGT en 1933 et en 1936. Il devient le trésorier du comité volontaire de secours aux chômeurs fondé en janvier 1932. Président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme. Il participe à plusieurs congrès successifs du syndicat national de l’enseignement technique en 1933, mais aussi au congrès de la réunification de la CGT tenu à Chalon-sur-Saône le 12 janvier 1936
Adhérent du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en 1934, délégué des professeurs adjoints au Comité d’avancement en 1933, 1935, 1936 et 1939, il est aussi délégué des professeurs adjoints et chargé d’enseignement au Comité de mutation en 1939.
Il est battu avec la liste socialiste le 12 décembre 1934, et anime l’opposition avec un hebdomadaire dont il est le rédacteur, le Front ouvrier. Plusieurs annulations d’élection interviennent et sa liste parvient à être élue suite au désistement de la liste communiste le 13 septembre 1936. Il devient 2ème adjoint au maire.
Gaston Béchard s’oppose aux accords de Munich et aux thèses pacifistes diffusées par des enseignants de la ville.
Engagé dans la Résistance au Front national, il est chargé par la CGT clandestine de la diffusion de tracts et de journaux et héberge par ailleurs des réfractaires au STO.
Il est arrêté chez lui, sans doute sur dénonciation, le 2 août 1944 par la Gestapo avec 22 autres résistant dans le cadre d’une arrestation massive.
Il est interné à la prison de Montceau-les-Mines puis le 24 août et déporté à partir de Dijon dans le train N° 1100, le 28 août. Il arrive à Natzweiler-Struthof le 26 août. Il est ensuite déporté à Dachau où lui est attribué le matricule 24082. Le 16 septembre il est transféré à Mauthausen puis au kommando de Melk avec pour matricule 97628.
Selon le témoignage de sa mère, résidant à Lunel dans l’Hérault, qui a cherché tous les renseignements possibles après la libération des camps, il était au revier (infirmerie) de ce camp le 02 avril 1945 avant que celui-ci ne soit évacué par le Tyrol autrichien. La date de son décès est arrêtée au 02 avril 1945.
A la demande de sa veuve, Gaston Béchard sera promu en 1951 à titre posthume sergent du RIF Front National, et sera reconnu de Déporté Résistant avec la mention Mort pour la France.
Le conseil municipal de Montceau-les-Mines, le 8 juin 1945, donne son nom à un square de la commune et le 8 juillet 1946, au collège moderne. A Aimargues, sa ville natale, une rue porte son nom.
Jean-Paul Boré
Sources :
Dossier Service Historique de la Défense à Caen
Le Maitron :/https://maitron.fr/bechard-gaston-samuel/, notice BÉCHARD Gaston, Samuel par Jacques Girault, Julien Veyret, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 7 octobre 2024.
RECHERCHEZ
Gaston Béchard est né le 21 mai 1900 à Aimargues (Gard). Il est le fils de Albin Sully Béchard, employé de commerce devenu courtier en vins et de Jeannine Sauvajol sans profession. Gaston suit les cours de l’École supérieure de commerce de Montpellier où il obtient un diplôme supérieur. En 1918, engagé dans la Marine, il est réformé peu après. Il effectue néanmoins son service militaire dans l’infanterie à Antibes (Alpes maritimes, mars 1920- février 1922).
Il est nommé en 1923, professeur adjoint, à l’École pratique de commerce et d’industrie, qui fait aussi office d’école primaire supérieure, de Montceau-les-Mines où il enseigne le commerce, la législation et l’économie.
Gaston Béchard se marie en août 1924 à Perrecy-les-Forges (Saône-et-Loire) avec Jeanne Masquelet, employée des postes, fille d’un mineur et d’une blanchisseuse. Leurs trois garçons : Albin né le 01 mai 1926, Georges né le 06 janvier 1934 et Michel le 23 août 1938, reçoivent les premiers sacrements catholiques.
C’est un militant syndicaliste, SFIO puis socialiste en 1933 avant de revenir à la SFIO en 1934. Il est élu en 1927, adjoint au maire socialiste SFIO de Montceau-les-Mines
Secrétaire de la section syndicale de son établissement, Gaston Béchard est délégué aux congrès nationaux de la CGT en 1933 et en 1936. Il devient le trésorier du comité volontaire de secours aux chômeurs fondé en janvier 1932. Président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme. Il participe à plusieurs congrès successifs du syndicat national de l’enseignement technique en 1933, mais aussi au congrès de la réunification de la CGT tenu à Chalon-sur-Saône le 12 janvier 1936
Adhérent du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en 1934, délégué des professeurs adjoints au Comité d’avancement en 1933, 1935, 1936 et 1939, il est aussi délégué des professeurs adjoints et chargé d’enseignement au Comité de mutation en 1939.
Il est battu avec la liste socialiste le 12 décembre 1934, et anime l’opposition avec un hebdomadaire dont il est le rédacteur, le Front ouvrier. Plusieurs annulations d’élection interviennent et sa liste parvient à être élue suite au désistement de la liste communiste le 13 septembre 1936. Il devient 2ème adjoint au maire.
Gaston Béchard s’oppose aux accords de Munich et aux thèses pacifistes diffusées par des enseignants de la ville.
Engagé dans la Résistance au Front national, il est chargé par la CGT clandestine de la diffusion de tracts et de journaux et héberge par ailleurs des réfractaires au STO.
Il est arrêté chez lui, sans doute sur dénonciation, le 2 août 1944 par la Gestapo avec 22 autres résistant dans le cadre d’une arrestation massive.
Il est interné à la prison de Montceau-les-Mines puis le 24 août et déporté à partir de Dijon dans le train N° 1100, le 28 août. Il arrive à Natzweiler-Struthof le 26 août. Il est ensuite déporté à Dachau où lui est attribué le matricule 24082. Le 16 septembre il est transféré à Mauthausen puis au kommando de Melk avec pour matricule 97628.
Selon le témoignage de sa mère, résidant à Lunel dans l’Hérault, qui a cherché tous les renseignements possibles après la libération des camps, il était au revier (infirmerie) de ce camp le 02 avril 1945 avant que celui-ci ne soit évacué par le Tyrol autrichien. La date de son décès est arrêtée au 02 avril 1945.
A la demande de sa veuve, Gaston Béchard sera promu en 1951 à titre posthume sergent du RIF Front National, et sera reconnu de Déporté Résistant avec la mention Mort pour la France.
Le conseil municipal de Montceau-les-Mines, le 8 juin 1945, donne son nom à un square de la commune et le 8 juillet 1946, au collège moderne. A Aimargues, sa ville natale, une rue porte son nom.
Jean-Paul Boré
Sources :
Dossier Service Historique de la Défense à Caen
Le Maitron :/https://maitron.fr/bechard-gaston-samuel/, notice BÉCHARD Gaston, Samuel par Jacques Girault, Julien Veyret, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 7 octobre 2024.



