RECHERCHEZ
Rifka (ou Régine ou Ryskaou) nait le 5 juin 1895 à Jarky (Carky) (selon certains documents, ville en Roumanie, mais les actes officiels précisent Pologne), fille de Bernard Springer, marchand domicilié 1 bis rue des figuiers à Paris et d’Anna Kramer.
Le 4 juin 1925, elle épouse Chaim Peretz, confectionneur né à Sosnowice (Pologne) le 19 février 1888. Celui-ci a déjà une fille Rachel, née le 26 octobre 1912 à Paris 11ème de Rebecca Springer. Ryfka reconnaitra Rachel comme sa fille, le jour même de son mariage avec Chaim. Rachel épousera Jacob Schachter le 7 septembre 1933.
Ryfka est naturalisée française par décret du 14 octobre 1925.
Elle réside 16 rue de Rivoli à Paris et propriétaire avec son époux d’un commerce de confection au 136 av Michelet à St Ouen en 1932 et de la Brasserie du Temple, 2 rue de Franche Comté à Paris 2ème en 1937.
Chaim est raflé avec 85 autres juifs réfugiés dans les locaux de l’UGIF de Lyon et déporté par convoi 48 vers Auschwitz où il décède le 18 avril 1943 (seuls 3 survécurent)
Afin d’échapper aux persécutions antisémites, Ryfka se réfugie dans le sud de la France en 1940 à St Bonnet du Gard chez le maire de l’époque M. Maurin. Elle y réside, dans avec sa fille (Rachel Schachter) son gendre (Jacob Schachter) et leur 2 enfants (Georges âgé de 9 ans et Rose âgée de 7 ans). Ils sont tous arrêtés le 19 février 1944, certainement sur dénonciation et selon le préfet du Gard en 1954, ils ont laissé un excellent souvenir au sein de la population notamment pour leur qualité de patriotisme.
Elle est incarcérée à Nimes, puis à Marseille. De là, elle est envoyée le 1 avril 1944 au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 18743). Son carnet de fouille n° 173/1779 du 2 avril mentionne la spoliation qu’elle a subi : une montre en or carrée – une bague or et saphirs et pierre, une bague métal blanc, 1410 francs – environ 300 euros valeur 2025.
Elle est déportée par convoi 71[i] du 13 avril à destination d’Auschwitz où elle reste jusqu’au 1 janvier 1945, avant d’être envoyée au camp de Bergen – Belsen jusqu’au 25 mai 45.
Sa fille Rachel et ses 2 enfants seront déportés à Auschwitz le 30 mai 44 où ils périront. Son gendre sera déporté à Auschwitz et Buchenwald au kommando de Langenstein- Malachit où il mourra le 20 mars 1945.
Malgré les épreuves, elle survivra et elle est rapatriée le 30 mai 1945 après une quarantaine par le centre de Lille.
A son retour des camps, elle s’installe à Paris 4ème comme commerçante et résidera au 16 rue de Rivoli.
Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 31, colonne 1, rangée 1
André FRANCISCO
[i] Le Convoi 71 part de la gare de Paris-Bobigny, le 13 avril 1944 emportant 1.499 déportés (624 hommes et 854 femmes et 22 indéterminés). Parmi eux se trouvent 34 parmi les 44 enfants arrêtés à la Maison d’Izieu le 6 avril 1944. Le convoi 71 arrive à Auschwitz le 16 avril 1944 ; 165 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 184097 à 184261, ainsi que 91 femmes qui sont sélectionnées pour les travaux forcés. Leurs numéros ne sont pas connus. Le reste du convoi est gazé dès son arrivée.
Sources :
Archives SHD Caen dossier 21 P 657 498
Mémorial de la Shoah
Voir les biographies en ligne de Jacob, Rachel, Georges et Rose Schachter, arrêtés avec Ryfka Peretz
Archives Gallica
Actes état civil : naissance, mariage ; mairie de Paris
RECHERCHEZ
Rifka (ou Régine ou Ryskaou) nait le 5 juin 1895 à Jarky (Carky) (selon certains documents, ville en Roumanie, mais les actes officiels précisent Pologne), fille de Bernard Springer, marchand domicilié 1 bis rue des figuiers à Paris et d’Anna Kramer.
Le 4 juin 1925, elle épouse Chaim Peretz, confectionneur né à Sosnowice (Pologne) le 19 février 1888. Celui-ci a déjà une fille Rachel, née le 26 octobre 1912 à Paris 11ème de Rebecca Springer. Ryfka reconnaitra Rachel comme sa fille, le jour même de son mariage avec Chaim. Rachel épousera Jacob Schachter le 7 septembre 1933.
Ryfka est naturalisée française par décret du 14 octobre 1925.
Elle réside 16 rue de Rivoli à Paris et propriétaire avec son époux d’un commerce de confection au 136 av Michelet à St Ouen en 1932 et de la Brasserie du Temple, 2 rue de Franche Comté à Paris 2ème en 1937.
Chaim est raflé avec 85 autres juifs réfugiés dans les locaux de l’UGIF de Lyon et déporté par convoi 48 vers Auschwitz où il décède le 18 avril 1943 (seuls 3 survécurent)
Afin d’échapper aux persécutions antisémites, Ryfka se réfugie dans le sud de la France en 1940 à St Bonnet du Gard chez le maire de l’époque M. Maurin. Elle y réside, dans avec sa fille (Rachel Schachter) son gendre (Jacob Schachter) et leur 2 enfants (Georges âgé de 9 ans et Rose âgée de 7 ans). Ils sont tous arrêtés le 19 février 1944, certainement sur dénonciation et selon le préfet du Gard en 1954, ils ont laissé un excellent souvenir au sein de la population notamment pour leur qualité de patriotisme.
Elle est incarcérée à Nimes, puis à Marseille. De là, elle est envoyée le 1 avril 1944 au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 18743). Son carnet de fouille n° 173/1779 du 2 avril mentionne la spoliation qu’elle a subi : une montre en or carrée – une bague or et saphirs et pierre, une bague métal blanc, 1410 francs – environ 300 euros valeur 2025.
Elle est déportée par convoi 71[i] du 13 avril à destination d’Auschwitz où elle reste jusqu’au 1 janvier 1945, avant d’être envoyée au camp de Bergen – Belsen jusqu’au 25 mai 45.
Sa fille Rachel et ses 2 enfants seront déportés à Auschwitz le 30 mai 44 où ils périront. Son gendre sera déporté à Auschwitz et Buchenwald au kommando de Langenstein- Malachit où il mourra le 20 mars 1945.
Malgré les épreuves, elle survivra et elle est rapatriée le 30 mai 1945 après une quarantaine par le centre de Lille.
A son retour des camps, elle s’installe à Paris 4ème comme commerçante et résidera au 16 rue de Rivoli.
Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 31, colonne 1, rangée 1
André FRANCISCO
[i] Le Convoi 71 part de la gare de Paris-Bobigny, le 13 avril 1944 emportant 1.499 déportés (624 hommes et 854 femmes et 22 indéterminés). Parmi eux se trouvent 34 parmi les 44 enfants arrêtés à la Maison d’Izieu le 6 avril 1944. Le convoi 71 arrive à Auschwitz le 16 avril 1944 ; 165 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 184097 à 184261, ainsi que 91 femmes qui sont sélectionnées pour les travaux forcés. Leurs numéros ne sont pas connus. Le reste du convoi est gazé dès son arrivée.
Sources :
Archives SHD Caen dossier 21 P 657 498
Mémorial de la Shoah
Voir les biographies en ligne de Jacob, Rachel, Georges et Rose Schachter, arrêtés avec Ryfka Peretz
Archives Gallica
Actes état civil : naissance, mariage ; mairie de Paris



