RECHERCHEZ
Robert Germain Auguste Jean Gérard est né le 30 juillet 1921 à Soudan en Loire-Atlantique. Il est le fils d’Auguste Louis Marie Gérard, employé des chemins de fer, et de Germaine Françoise Jambu. Entre sa naissance et 1923, la famille s’installe au Mans dans la Sarthe. Robert Gérard grandit dans cette commune avec son frère et ses deux sœurs. Avant la guerre, il débute une carrière militaire, il est caporal-chef dans l’aviation. Pendant l’occupation, il est mécanicien et habite toujours au Mans. Contacté par Gaston Foloppe, il s’engage dans la Résistance le 1er mars 1942 au sein du réseau de renseignements Confrérie Notre-Dame (CND) sous le pseudonyme de « Dekobra 1 ». Ce réseau a été fondé par Gilbert Renault « Raymond » connu ultérieurement sous le pseudonyme de « colonel Rémy ». Il est rattaché au Bureau central de Renseignements et d’Actions (BCRA) de la France libre et il est rebaptisé par la suite CND-Castille. Robert Gérard dirige le secteur du Mans. Il fournit des renseignements sur les défenses ennemies, sur le terrain d’aviation et sur l’emplacement et les mouvements des troupes allemandes. Il parvient ainsi à transmettre des renseignements sur les divisions passant en gare du Mans et leur destination une semaine avant leur arrivée. Il se marie dans cette ville le 24 juin 1942 avec Jacqueline Marie Julienne Fauchard. Le couple y réside au 131 bis rue du Miroir. A la suite de deux trahisons, une centaine d’agents sont appréhendés lors de l’automne 1943 dont Robert Gérard qui est arrêté le 7 novembre 1943 au Mans par la Gestapo. Il est interné à la prison de Fresnes puis à Compiègne. Il est déporté le 22 janvier 1944 en direction de Buchenwald. Deux jours plus tard, à son arrivée au camp, le matricule 43272 lui est attribué. Après sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, il est transféré le 9 mars au Kommando de la Gustloff-Werk I à Weimar qui produit des culasses de canon et des fusils pour l’entreprise d’armement Gustloff. Le 9 février 1945, l’usine est bombardée par l’aviation américaine qui la détruit complètement et cause la mort de 800 prisonniers. Les survivants participent à des travaux de déblaiement. A l’approche des armées alliées, le Kommando est évacué au début du mois d’avril 1945 vers le camp principal. Robert Gérard est libéré le 11 avril 1945 grâce au soulèvement des détenus puis par l’arrivée de l’armée américaine. Il est rapatrié le 1er mai 1945.
Après la guerre, il poursuit sa carrière militaire. Par le décret du 27 juillet 1946, le sergent Gérard est promu au grade de sous-lieutenant dans l’armée de l’air pour prendre rang au 25 mars 1942. Par décret du 31 mars 1947, il est médaillé de la Résistance. En 1951, il est capitaine à la base d’Orléans dans le Loiret. Il termine sa carrière au grade de général. Il se remarie à Nîmes dans le Gard en 1969 avec Marie Louise Canadas. Il est membre du comité directeur de l’Amicale CND-Castille. Il préside le Comité de Coordination des Associations de Déportés, Internés et Résistants (CADIR) du Gard pendant plusieurs années jusqu’à son décès le 26 février 2000 à l’âge de 78 ans à Nîmes. Il est remplacé à la tête du CADIR par Jean-Pierre Mérolli (matricule 61126 à Sachsenhausen).
Marilyne Andréo
Sources :
– EC (Soudan) en ligne sur le site des AD de Loire-Atlantique.
– 1 Mi 1 180_ 19, AD Sarthe, Recensement de la population du Mans en 1931, p.1 087-1 088.
– 1 Mi 1 180_21, AD Sarthe, Recensement de la population du Mans en 1931, p.1 157.
– 1026541, Musée de l’Ordre de la Libération, Dossier de médaillé de la Résistance de Robert Germain Auguste Gérard.
– Arolsen Archives.
– Journal Officiel de la République française, 2 août 1946, p.6 859-6 860.
– Rémy, On m’appelait Rémy, tome 2 De l’espoir à la Libération 28 mars 1942-25 août 1944, Genève, Editions de Crémille, 1970, p.244.
– « Gérard Robert KLB 43272 », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/gerard-robert-klb-43272/
– « Le Kommando de Weimar », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/le-kommando-de-11/
– Site internet de l’Amicale CND-Castille.
– « Gérard Robert », Amicale CND-Castille, biographie consultée en ligne.
– https://www.cnd-castille.org/resistant/gerard-robert
– Photographie du 27 mai 1998 prise par Marilyne Andréo et provenant de ses archives privées
RECHERCHEZ
Robert Germain Auguste Jean Gérard est né le 30 juillet 1921 à Soudan en Loire-Atlantique. Il est le fils d’Auguste Louis Marie Gérard, employé des chemins de fer, et de Germaine Françoise Jambu. Entre sa naissance et 1923, la famille s’installe au Mans dans la Sarthe. Robert Gérard grandit dans cette commune avec son frère et ses deux sœurs. Avant la guerre, il débute une carrière militaire, il est caporal-chef dans l’aviation. Pendant l’occupation, il est mécanicien et habite toujours au Mans. Contacté par Gaston Foloppe, il s’engage dans la Résistance le 1er mars 1942 au sein du réseau de renseignements Confrérie Notre-Dame (CND) sous le pseudonyme de « Dekobra 1 ». Ce réseau a été fondé par Gilbert Renault « Raymond » connu ultérieurement sous le pseudonyme de « colonel Rémy ». Il est rattaché au Bureau central de Renseignements et d’Actions (BCRA) de la France libre et il est rebaptisé par la suite CND-Castille. Robert Gérard dirige le secteur du Mans. Il fournit des renseignements sur les défenses ennemies, sur le terrain d’aviation et sur l’emplacement et les mouvements des troupes allemandes. Il parvient ainsi à transmettre des renseignements sur les divisions passant en gare du Mans et leur destination une semaine avant leur arrivée. Il se marie dans cette ville le 24 juin 1942 avec Jacqueline Marie Julienne Fauchard. Le couple y réside au 131 bis rue du Miroir. A la suite de deux trahisons, une centaine d’agents sont appréhendés lors de l’automne 1943 dont Robert Gérard qui est arrêté le 7 novembre 1943 au Mans par la Gestapo. Il est interné à la prison de Fresnes puis à Compiègne. Il est déporté le 22 janvier 1944 en direction de Buchenwald. Deux jours plus tard, à son arrivée au camp, le matricule 43272 lui est attribué. Après sa période de quarantaine au Block 51 du Petit camp, il est transféré le 9 mars au Kommando de la Gustloff-Werk I à Weimar qui produit des culasses de canon et des fusils pour l’entreprise d’armement Gustloff. Le 9 février 1945, l’usine est bombardée par l’aviation américaine qui la détruit complètement et cause la mort de 800 prisonniers. Les survivants participent à des travaux de déblaiement. A l’approche des armées alliées, le Kommando est évacué au début du mois d’avril 1945 vers le camp principal. Robert Gérard est libéré le 11 avril 1945 grâce au soulèvement des détenus puis par l’arrivée de l’armée américaine. Il est rapatrié le 1er mai 1945.
Après la guerre, il poursuit sa carrière militaire. Par le décret du 27 juillet 1946, le sergent Gérard est promu au grade de sous-lieutenant dans l’armée de l’air pour prendre rang au 25 mars 1942. Par décret du 31 mars 1947, il est médaillé de la Résistance. En 1951, il est capitaine à la base d’Orléans dans le Loiret. Il termine sa carrière au grade de général. Il se remarie à Nîmes dans le Gard en 1969 avec Marie Louise Canadas. Il est membre du comité directeur de l’Amicale CND-Castille. Il préside le Comité de Coordination des Associations de Déportés, Internés et Résistants (CADIR) du Gard pendant plusieurs années jusqu’à son décès le 26 février 2000 à l’âge de 78 ans à Nîmes. Il est remplacé à la tête du CADIR par Jean-Pierre Mérolli (matricule 61126 à Sachsenhausen).
Marilyne Andréo
Sources :
– EC (Soudan) en ligne sur le site des AD de Loire-Atlantique.
– 1 Mi 1 180_ 19, AD Sarthe, Recensement de la population du Mans en 1931, p.1 087-1 088.
– 1 Mi 1 180_21, AD Sarthe, Recensement de la population du Mans en 1931, p.1 157.
– 1026541, Musée de l’Ordre de la Libération, Dossier de médaillé de la Résistance de Robert Germain Auguste Gérard.
– Arolsen Archives.
– Journal Officiel de la République française, 2 août 1946, p.6 859-6 860.
– Rémy, On m’appelait Rémy, tome 2 De l’espoir à la Libération 28 mars 1942-25 août 1944, Genève, Editions de Crémille, 1970, p.244.
– « Gérard Robert KLB 43272 », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/gerard-robert-klb-43272/
– « Le Kommando de Weimar », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/le-kommando-de-11/
– Site internet de l’Amicale CND-Castille.
– « Gérard Robert », Amicale CND-Castille, biographie consultée en ligne.
– https://www.cnd-castille.org/resistant/gerard-robert
– Photographie du 27 mai 1998 prise par Marilyne Andréo et provenant de ses archives privées



