GOURRET Paul 

  • 76898 Dachau

  • Né le 3 janvier 1913 à Lyon

  • Décédé le 8 octobre 1975 à Moissac (Tarn et Garonne)

    Paul Gourret nait le 3 janvier 1913 au 19 bis rue des Trois-Pierres à Lyon 7°, fils de Gourret Paul Armand, boulanger âgé de 24 ans et de Joséphine Reynaud 22 ans. Le décès précoce de son père le 26 décembre 1914 dans le Haut-Rhin fait le lui un pupille de la Nation.

    Le 2 janvier 1932, il épouse Eugénie Pauleau, née à Aramon (Gard), et ayant habité à Comps à Théziers où il demeure alors avec sa mère Joséphine Gourret et Auguste Gourret, électricien aux tuileries de Théziers, beau-frère ou cousin devenu, semble-t-il, le second époux de Joséphine.

    Habitant alors à Nîmes, rue de l’Etoile, de mars 1943 à novembre 1943 il est « travailleur civil » en Allemagne pour l’entreprise chimique Eckart de Hartenstein près de Nuremberg. Il est arrêté le 17 mars 1944, pour un motif inconnu et il est envoyé au centre de regroupement de Compiègne (matricule 41545) et déporté le 2 juillet 1944 vers le camp de Dachau par le désormais qualifié « train de la mort » puisque sur les 2152 déportés qu’il transporte entre 530 et 560 détenus périront durant le trajet de quatre jours vers Dachau, décès principalement dus à la chaleur extrême et aux conditions inhumaines dans les wagons métalliques. Dès la fin de matinée, le train s’est arrêté près de Saint-Brice suite à un sabotage des voies, fréquent à cette époque. Malgré une réparation rapide, la chaleur accablante a déjà provoqué des décès dans les wagons, particulièrement dans les quatre wagons métalliques, où l’air ne circule pas. Un second arrêt survient après Reims, où la locomotive déraille. Les wagons sont ramenés en gare et stationnés en plein soleil, entraînant une véritable hécatombe. Le convoi ne repart qu’à 20 heures, atteignant Novéant, gare frontière du Reich, le 3 juillet au soir.

    Face à l’ampleur du drame (les morts se comptent alors par centaines et l’odeur émanant du convoi est épouvantable), la Gestapo de Novéant ordonne aux détenus de sortir les corps des wagons. Les cadavres sont rassemblés dans des wagons dédiés et recouverts de chaux. Le train reprend sa route le lendemain, passant par Sarrebourg, Strasbourg et Stuttgart, pour finalement atteindre Dachau le 5 juillet vers 15 heures.

    Immatriculé 76898 au camp de Dachau, Paul Gourret est transféré au Kommando de Neckargerach, près de Mannheim, puis le 22 juillet 1944 vers le kommando d’Osterburken. Libéré par les troupes américaines le 3 avril, Paul Gourret est rapatrié le 24 mai.

    Il obtiendra le statut de déporté de droit commun (en date du 4 mai 1948) et décèdera à Moissac, le 8 octobre 1975.

    André FRANCISCO

    Sources :

    Fiches SHD Caen

    Arolsen sous «76898 Gourrot Paul »

    Registre décès INSEE

    Site généalogique My ancestry

    Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

    GOURRET Paul 

    • 76898 Dachau

    • Né le 3 janvier 1913 à Lyon

    • Décédé le 8 octobre 1975 à Moissac (Tarn et Garonne)

      Paul Gourret nait le 3 janvier 1913 au 19 bis rue des Trois-Pierres à Lyon 7°, fils de Gourret Paul Armand, boulanger âgé de 24 ans et de Joséphine Reynaud 22 ans. Le décès précoce de son père le 26 décembre 1914 dans le Haut-Rhin fait le lui un pupille de la Nation.

      Le 2 janvier 1932, il épouse Eugénie Pauleau, née à Aramon (Gard), et ayant habité à Comps à Théziers où il demeure alors avec sa mère Joséphine Gourret et Auguste Gourret, électricien aux tuileries de Théziers, beau-frère ou cousin devenu, semble-t-il, le second époux de Joséphine.

      Habitant alors à Nîmes, rue de l’Etoile, de mars 1943 à novembre 1943 il est « travailleur civil » en Allemagne pour l’entreprise chimique Eckart de Hartenstein près de Nuremberg. Il est arrêté le 17 mars 1944, pour un motif inconnu et il est envoyé au centre de regroupement de Compiègne (matricule 41545) et déporté le 2 juillet 1944 vers le camp de Dachau par le désormais qualifié « train de la mort » puisque sur les 2152 déportés qu’il transporte entre 530 et 560 détenus périront durant le trajet de quatre jours vers Dachau, décès principalement dus à la chaleur extrême et aux conditions inhumaines dans les wagons métalliques. Dès la fin de matinée, le train s’est arrêté près de Saint-Brice suite à un sabotage des voies, fréquent à cette époque. Malgré une réparation rapide, la chaleur accablante a déjà provoqué des décès dans les wagons, particulièrement dans les quatre wagons métalliques, où l’air ne circule pas. Un second arrêt survient après Reims, où la locomotive déraille. Les wagons sont ramenés en gare et stationnés en plein soleil, entraînant une véritable hécatombe. Le convoi ne repart qu’à 20 heures, atteignant Novéant, gare frontière du Reich, le 3 juillet au soir.

      Face à l’ampleur du drame (les morts se comptent alors par centaines et l’odeur émanant du convoi est épouvantable), la Gestapo de Novéant ordonne aux détenus de sortir les corps des wagons. Les cadavres sont rassemblés dans des wagons dédiés et recouverts de chaux. Le train reprend sa route le lendemain, passant par Sarrebourg, Strasbourg et Stuttgart, pour finalement atteindre Dachau le 5 juillet vers 15 heures.

      Immatriculé 76898 au camp de Dachau, Paul Gourret est transféré au Kommando de Neckargerach, près de Mannheim, puis le 22 juillet 1944 vers le kommando d’Osterburken. Libéré par les troupes américaines le 3 avril, Paul Gourret est rapatrié le 24 mai.

      Il obtiendra le statut de déporté de droit commun (en date du 4 mai 1948) et décèdera à Moissac, le 8 octobre 1975.

      André FRANCISCO

      Sources :

      Fiches SHD Caen

      Arolsen sous «76898 Gourrot Paul »

      Registre décès INSEE

      Site généalogique My ancestry

      Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.