GARCIA MARTOS Miguel 

  • 4825 Mauthausen

  • Né le 15 mars 1918 en Espagne

  • Décédé 23 août 1996 à Aubenas ( Ardèche)

    Il nait le 15 mars 1918 à Baeza (Jaen – Espagne), fils de Simeon et Luisa.

    Fuyant l’Espagne franquiste, il rentre en France et incorporé dans l’armée Française il est fait prisonnier par les allemands lors de la débâcle.
    Il est incarcéré comme prisonnier de guerre au Stalag VD – Strasbourg, mais le fait qu’il ait défendu la République espagnole [i] contre les troupes rebelles de Francisco Franco pendant la guerre civile  le conduit du Stalag relativement sûr, au camp de concentration.
    Il arrive au camp de Mauthausen sous le matricule 4825, le 13 décembre 1940 et y restera quatre ans et demi.
    Il est libéré le 5 mai 1945 et après avoir résidé à St Julien d’Arpaon ( Lozère) , puis Sète (Hérault) il s’installe à Nimes ou il vivra Route de Beaucaire – lotissement Talabot bloc 2 et au 17 rue Josias Paut, et travaillera comme cuisinier en milieu scolaire.
    Il aura 3 enfants :  Dominique – Luis Miguel – Fabien.
    Il décède le 23 août 1996 à Aubenas (Ardèche)

    André FRANCISCO

    [i] 80 % des Espagnols qui ont été transférés des Stalags dans des camps de concentration avaient été initialement faits prisonniers au printemps 1940, lors de l’attaque allemande contre la France. La plupart d’entre eux ont ensuite été transportés au camp de concentration de Mauthausen. Presque tous étaient des hommes qui avaient fui en France les troupes de Franco en février 1939 face à l’effondrement imminent de la République espagnole. Là, beaucoup ont rejoint l’armée française, soit les Compagnies de Travailleurs Etrangers (CET) ou la Légion étrangère. Lorsque la France est envahie par les troupes allemandes en mai et juin 1940, il y a des milliers d’Espagnols parmi les innombrables prisonniers de guerre. Les prisonniers sont envoyés d’abord dans divers stalags du Reich ou des territoires occupés, de la France à l’Autriche en passant par la Silésie et la Prusse orientale. Là, ils sont traités comme les autres prisonniers de guerre conformément aux traités internationaux. Par exemple, ils peuvent écrire à leurs familles en Espagne ou en France et recevoir du courrier de leur part.
    Au fil des mois, cependant, la Gestapo a identifié les prisonniers espagnols dans le but de les séparer des autres comme des « combattants de l’Espagne rouge ». On ne sait pas dans quelle mesure cette instruction était due à l’influence du général Franco. Au début, le bruit courut que les prisonniers devaient être renvoyés en Espagne. En réalité, ils sont envoyés dans le camp de concentration de Mauthausen dès le début du mois d’août 1940. Ces transports ont duré jusqu’au début de 1942. Le changement de lieu a été associé à un changement radical des conditions carcérales. À Mauthausen, les prisonniers ont été contraints de faire de lourds travaux physiques. Ils souffraient également du froid, de la maladie et de la faim car la nourriture était complètement insuffisante. Une mortalité élevée a rapidement suivi. Sur les 4 000 Espagnols qui sont venus à Gusen, un camp secondaire de Mauthausen, en 1941, 900 sont morts en un mois. Au total, les deux tiers des républicains espagnols sont morts à Mauthausen. Non seulement les maladies, la faim et la maltraitance en étaient les raisons ; il existe également des preuves « d’ annihilation par le travail » délibérée et de meurtre par injection létale. Certains prisonniers ont été gazés à Hartheim, à proximité. Au total, 5 000 Espagnols sont morts à Mauthausen ; Sur les 8 700 personnes qui étaient manifestement en captivité allemande entre 1940 et 1945, environ 60 % sont mortes. Au total, les deux tiers des républicains espagnols sont morts à Mauthausen.

    Sources :

    FMD

    Témoignage amis famille : Laure CHECA -Tarn et Garonne et Mercedes San Martin

    Archives OFPRA

    Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

    GARCIA MARTOS Miguel 

    • 4825 Mauthausen

    • Né le 15 mars 1918 en Espagne

    • Décédé 23 août 1996 à Aubenas ( Ardèche)

      Il nait le 15 mars 1918 à Baeza (Jaen – Espagne), fils de Simeon et Luisa.

      Fuyant l’Espagne franquiste, il rentre en France et incorporé dans l’armée Française il est fait prisonnier par les allemands lors de la débâcle.
      Il est incarcéré comme prisonnier de guerre au Stalag VD – Strasbourg, mais le fait qu’il ait défendu la République espagnole [i] contre les troupes rebelles de Francisco Franco pendant la guerre civile  le conduit du Stalag relativement sûr, au camp de concentration.
      Il arrive au camp de Mauthausen sous le matricule 4825, le 13 décembre 1940 et y restera quatre ans et demi.
      Il est libéré le 5 mai 1945 et après avoir résidé à St Julien d’Arpaon ( Lozère) , puis Sète (Hérault) il s’installe à Nimes ou il vivra Route de Beaucaire – lotissement Talabot bloc 2 et au 17 rue Josias Paut, et travaillera comme cuisinier en milieu scolaire.
      Il aura 3 enfants :  Dominique – Luis Miguel – Fabien.
      Il décède le 23 août 1996 à Aubenas (Ardèche)

      André FRANCISCO

      [i] 80 % des Espagnols qui ont été transférés des Stalags dans des camps de concentration avaient été initialement faits prisonniers au printemps 1940, lors de l’attaque allemande contre la France. La plupart d’entre eux ont ensuite été transportés au camp de concentration de Mauthausen. Presque tous étaient des hommes qui avaient fui en France les troupes de Franco en février 1939 face à l’effondrement imminent de la République espagnole. Là, beaucoup ont rejoint l’armée française, soit les Compagnies de Travailleurs Etrangers (CET) ou la Légion étrangère. Lorsque la France est envahie par les troupes allemandes en mai et juin 1940, il y a des milliers d’Espagnols parmi les innombrables prisonniers de guerre. Les prisonniers sont envoyés d’abord dans divers stalags du Reich ou des territoires occupés, de la France à l’Autriche en passant par la Silésie et la Prusse orientale. Là, ils sont traités comme les autres prisonniers de guerre conformément aux traités internationaux. Par exemple, ils peuvent écrire à leurs familles en Espagne ou en France et recevoir du courrier de leur part.
      Au fil des mois, cependant, la Gestapo a identifié les prisonniers espagnols dans le but de les séparer des autres comme des « combattants de l’Espagne rouge ». On ne sait pas dans quelle mesure cette instruction était due à l’influence du général Franco. Au début, le bruit courut que les prisonniers devaient être renvoyés en Espagne. En réalité, ils sont envoyés dans le camp de concentration de Mauthausen dès le début du mois d’août 1940. Ces transports ont duré jusqu’au début de 1942. Le changement de lieu a été associé à un changement radical des conditions carcérales. À Mauthausen, les prisonniers ont été contraints de faire de lourds travaux physiques. Ils souffraient également du froid, de la maladie et de la faim car la nourriture était complètement insuffisante. Une mortalité élevée a rapidement suivi. Sur les 4 000 Espagnols qui sont venus à Gusen, un camp secondaire de Mauthausen, en 1941, 900 sont morts en un mois. Au total, les deux tiers des républicains espagnols sont morts à Mauthausen. Non seulement les maladies, la faim et la maltraitance en étaient les raisons ; il existe également des preuves « d’ annihilation par le travail » délibérée et de meurtre par injection létale. Certains prisonniers ont été gazés à Hartheim, à proximité. Au total, 5 000 Espagnols sont morts à Mauthausen ; Sur les 8 700 personnes qui étaient manifestement en captivité allemande entre 1940 et 1945, environ 60 % sont mortes. Au total, les deux tiers des républicains espagnols sont morts à Mauthausen.

      Sources :

      FMD

      Témoignage amis famille : Laure CHECA -Tarn et Garonne et Mercedes San Martin

      Archives OFPRA

      Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.