BRINGS Jeno

  • 176120 Auschwitz

  • Né le 13 juin 1902 à Budapest (Hongrie)

  • Revenu des camps

Il né le 13 juin 1902 à Budapest (Hongrie), fils de Osias et Iska Strasserr.  De nationalité polonaise, il est mécanicien en cycles et épouse Suzanne Setter – née le 5 mai 1909 (ou 1905 selon les sources) à Dubiecko (Pologne), israélite comme lui.

Ils ont deux enfants :

– Rosalie/ Rosette, née le 13 février 1937 à Berchem (district d’Anvers – Belgique)

– Maurice, né à Nimes le 24 juin 1941 ; 53 bis rue d’Uzès

Il réside 8 route de Compels (Lyon) avant de se réfugier dans le sud de la France à Bouillargues.

Le 26 octobre 1942, avec son épouse et ses 2 enfants, il est envoyé au camp de Rivesaltes – centre de regroupement des israélites dans le sud de la France (Pyrénées Orientales) – d’où ils sont « libérés » (selon les termes employés dans les registres du camp de Rivesaltes) et renvoyés près de Nimes dans le village de Bouillargues, quelques jours plus tard, le 6 novembre 1942.

En mars 1944, Jeno Brigs est arrêté, pour motif racial et envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 17365) le 21 mars 1944. Il est déporté par convoi 70[i] le 27 mars 1944 à destination d’Auschwitz, et envoyé au camp annexe de Gleiwitz en Haute Silésie, spécialisé en réparation de matériel ferroviaire.

Il survivra et sera rapatrié le 10 mai 1945. Il s’installera provisoirement à Nice (Alpes Maritimes) avant de retourner vivre en juin 1946 à Anvers (Belgique).

A priori sa famille n’a pas subi la déportation, ayant certainement réussit à se cacher ?

Son nom figure sur le mur des Noms du mémorial de la Shoah : dalle 7, colonne 3, rangée 1

André FRANCISCO

[i] Le convoi 70 part de la gare de Paris-Bobigny le 27 mars 1944 emportant 1000 déportés. Les rafles de la région parisienne, d’Isère, de Savoie, de la région lyonnaise, de Vichy, de Toulouse, de Marseille et de la Côte d’Azur fournissent les effectifs de ce convoi. Plusieurs évasions ont lieu pendant le trajet et le train arrive à Auschwitz le 30 mars 1944 où 380 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 176096 à 176475, ainsi que 148 femmes tatouées des numéros 76162 à 76309. Les 472 personnes du reste du convoi sont gazées dès l’arrivée.

Sources :

Archives Caen

Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Béate et Serge Klarsfeld, Paris 1978

Base des données centrales des victimes de la Shoah

Etat civil Nimes

Archives camp de Rivesaltes

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

BRINGS Jeno

  • 176120 Auschwitz

  • Né le 13 juin 1902 à Budapest (Hongrie)

  • Revenu des camps

Il né le 13 juin 1902 à Budapest (Hongrie), fils de Osias et Iska Strasserr.  De nationalité polonaise, il est mécanicien en cycles et épouse Suzanne Setter – née le 5 mai 1909 (ou 1905 selon les sources) à Dubiecko (Pologne), israélite comme lui.

Ils ont deux enfants :

– Rosalie/ Rosette, née le 13 février 1937 à Berchem (district d’Anvers – Belgique)

– Maurice, né à Nimes le 24 juin 1941 ; 53 bis rue d’Uzès

Il réside 8 route de Compels (Lyon) avant de se réfugier dans le sud de la France à Bouillargues.

Le 26 octobre 1942, avec son épouse et ses 2 enfants, il est envoyé au camp de Rivesaltes – centre de regroupement des israélites dans le sud de la France (Pyrénées Orientales) – d’où ils sont « libérés » (selon les termes employés dans les registres du camp de Rivesaltes) et renvoyés près de Nimes dans le village de Bouillargues, quelques jours plus tard, le 6 novembre 1942.

En mars 1944, Jeno Brigs est arrêté, pour motif racial et envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (matricule 17365) le 21 mars 1944. Il est déporté par convoi 70[i] le 27 mars 1944 à destination d’Auschwitz, et envoyé au camp annexe de Gleiwitz en Haute Silésie, spécialisé en réparation de matériel ferroviaire.

Il survivra et sera rapatrié le 10 mai 1945. Il s’installera provisoirement à Nice (Alpes Maritimes) avant de retourner vivre en juin 1946 à Anvers (Belgique).

A priori sa famille n’a pas subi la déportation, ayant certainement réussit à se cacher ?

Son nom figure sur le mur des Noms du mémorial de la Shoah : dalle 7, colonne 3, rangée 1

André FRANCISCO

[i] Le convoi 70 part de la gare de Paris-Bobigny le 27 mars 1944 emportant 1000 déportés. Les rafles de la région parisienne, d’Isère, de Savoie, de la région lyonnaise, de Vichy, de Toulouse, de Marseille et de la Côte d’Azur fournissent les effectifs de ce convoi. Plusieurs évasions ont lieu pendant le trajet et le train arrive à Auschwitz le 30 mars 1944 où 380 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 176096 à 176475, ainsi que 148 femmes tatouées des numéros 76162 à 76309. Les 472 personnes du reste du convoi sont gazées dès l’arrivée.

Sources :

Archives Caen

Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Béate et Serge Klarsfeld, Paris 1978

Base des données centrales des victimes de la Shoah

Etat civil Nimes

Archives camp de Rivesaltes

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