RECHERCHEZ
Blima Posner naît le 27 janvier 1875[i] à Rypin, ville anciennement polonaise alors sous domination russe. Ses parents, Wolf Posner et Ester Westreich, font partie de l’importante communauté juive, très présente dans le commerce et l’artisanat[ii] . Vers l’âge de 19 ans, elle épouse Gerszon/Gershon Birman, dont elle a sept enfants, tous nés à Rypin. L’aînée est une fille : Szajna/Hélène (1898), puis il y a six garçons : Yaakow, Yitzhak, Jonas (1902), Pinkus Eljasz (1906), Abraham (1908), et enfin Bejer/Bernard (1915).
A la fin de la première guerre mondiale, la ville de Rypin étant restituée à la Pologne, toute la famille acquiert la nationalité de ce pays. En 1924, tandis que son mari reste à Rypin, Blima, séparée de celui-ci, émigre avec ses enfants en France : ils s’installent à Lens (Pas-de-Calais).
Au printemps 1940, fuyant l’invasion allemande, une partie de la famille Birman prend la route de l’exode : Blima est accompagnée de ses enfants Jonas, Abraham et Bejer ainsi que sa bru Marie, épouse de Pinkus. Ils finissent par se fixer à Nîmes, 31 boulevard Gambetta. En 1941, son fils Jonas s’installe au 3 rue Jean Reboul, lorsqu’il est est rejoint par son épouse Sarah.
Blima et sa belle-fille Marie sont arrêtées le 4 avril 1943[iii], à leur domicile, le même jour que Jonas et Sarah, appréhendés de leur côté. Tous quatre passent par Marseille avant d’être envoyés à Drancy. Ils y arrivent le 14 avril. Blima, internée au 3ème étage de l’escalier 10, reçoit le matricule 20444. Le 23 juin, elle est déportée à Auschwitz par le convoi 55, en même temps que Jonas et Sarah. Ils sont probablement tous trois gazés dès leur arrivée. Marie sera déportée par le convoi 57, du 18 juillet 1943 et subira le même sort. Après-guerre, Blima sera déclarée décédée le 23 juin 1943, date rectifiée au 28 juin (en 2008). Parmi ses autres enfants, Hélène, restée dans le Nord, est déportée avec son mari Chaim Birman, le 11 septembre 1942. Et Abraham, commerçant, est arrêté en Italie puis déporté également. Aucun n’en reviendra.
Le nom de Blima Birman figure sur le mur des noms du Mémorial de la Shoah, dalle 6, colonne 2, rangée 3.
Gérard Krebs
[i] Date figurant sur la fiche de recensement des Archives Départementales du Gard. D’autres sources indiquent 1878, sans plus de précision. Son patronyme est quelquefois orthographié Pozner.
[ii] Sur la communauté juive de Rypin, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_%C3%A0_Rypin
[iii] Après avoir rejoint son épouse Marie à Nîmes début 1943, Pinkus échappe à la rafle dont celle-ci est victime car il est alors en déplacement à Nice.
Sources
Archives de Caen (dossier 21 P 426 039)
Archives départementales du Gard, Fichier des juifs français et étrangers, cote 1W139
https://www.lens-mémoiredunecommunauté.fr/portraits
https://digital-library.cdec.it/cdec-web/persone/detail/person-8974/birman-abram.html
RECHERCHEZ
Blima Posner naît le 27 janvier 1875[i] à Rypin, ville anciennement polonaise alors sous domination russe. Ses parents, Wolf Posner et Ester Westreich, font partie de l’importante communauté juive, très présente dans le commerce et l’artisanat[ii] . Vers l’âge de 19 ans, elle épouse Gerszon/Gershon Birman, dont elle a sept enfants, tous nés à Rypin. L’aînée est une fille : Szajna/Hélène (1898), puis il y a six garçons : Yaakow, Yitzhak, Jonas (1902), Pinkus Eljasz (1906), Abraham (1908), et enfin Bejer/Bernard (1915).
A la fin de la première guerre mondiale, la ville de Rypin étant restituée à la Pologne, toute la famille acquiert la nationalité de ce pays. En 1924, tandis que son mari reste à Rypin, Blima, séparée de celui-ci, émigre avec ses enfants en France : ils s’installent à Lens (Pas-de-Calais).
Au printemps 1940, fuyant l’invasion allemande, une partie de la famille Birman prend la route de l’exode : Blima est accompagnée de ses enfants Jonas, Abraham et Bejer ainsi que sa bru Marie, épouse de Pinkus. Ils finissent par se fixer à Nîmes, 31 boulevard Gambetta. En 1941, son fils Jonas s’installe au 3 rue Jean Reboul, lorsqu’il est est rejoint par son épouse Sarah.
Blima et sa belle-fille Marie sont arrêtées le 4 avril 1943[iii], à leur domicile, le même jour que Jonas et Sarah, appréhendés de leur côté. Tous quatre passent par Marseille avant d’être envoyés à Drancy. Ils y arrivent le 14 avril. Blima, internée au 3ème étage de l’escalier 10, reçoit le matricule 20444. Le 23 juin, elle est déportée à Auschwitz par le convoi 55, en même temps que Jonas et Sarah. Ils sont probablement tous trois gazés dès leur arrivée. Marie sera déportée par le convoi 57, du 18 juillet 1943 et subira le même sort. Après-guerre, Blima sera déclarée décédée le 23 juin 1943, date rectifiée au 28 juin (en 2008). Parmi ses autres enfants, Hélène, restée dans le Nord, est déportée avec son mari Chaim Birman, le 11 septembre 1942. Et Abraham, commerçant, est arrêté en Italie puis déporté également. Aucun n’en reviendra.
Le nom de Blima Birman figure sur le mur des noms du Mémorial de la Shoah, dalle 6, colonne 2, rangée 3.
Gérard Krebs
[i] Date figurant sur la fiche de recensement des Archives Départementales du Gard. D’autres sources indiquent 1878, sans plus de précision. Son patronyme est quelquefois orthographié Pozner.
[ii] Sur la communauté juive de Rypin, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_%C3%A0_Rypin
[iii] Après avoir rejoint son épouse Marie à Nîmes début 1943, Pinkus échappe à la rafle dont celle-ci est victime car il est alors en déplacement à Nice.
Sources
Archives de Caen (dossier 21 P 426 039)
Archives départementales du Gard, Fichier des juifs français et étrangers, cote 1W139
https://www.lens-mémoiredunecommunauté.fr/portraits
https://digital-library.cdec.it/cdec-web/persone/detail/person-8974/birman-abram.html