RECHERCHEZ
Léopold Zwerkbaum nait le 29 mars 1893 à Vienne en Autriche.
Ses parents, Nathan (1866-1942 ; commerçant né en Ukraine) et Eugenie née Scharwz (1872-avant 1938) se sont mariés le 3 janvier 1892 à Vienne.
Il a un frère, Wilhelm (Willy) né le 25 novembre 1896 à Vienne – décédé en déportation après le 7 septembre 1942 à Auschwitz, et une sœur Léontine (1900- ?)
Après la 1ère guerre mondiale, la famille quitte Vienne pour s’installer en Tchécoslovaquie, notamment à Franzenbad (Františkovy Lázně). Léopold devient chanteur d’opéra, Willy commerçant.
En 1938, Nathan devenu veuf s’établit avec ses deux fils, célibataires, à Pilsen (Plzeň), 8 rue Pražská.
En août 1939, Léopold déclare vouloir émigrer en Italie avec son frère Willy, qui vient juste de revenir de Dachau où il a été déporté de début mars à la fin juin. En réalité, tous deux passent en France, tandis que leur père reste en Tchécoslovaquie.
Arrêté par les autorités françaises, Léopold est interné au GTE 304 de Langlade (Gard), employé comme « prestataire » auprès de la population : « La loi du 27 septembre 1940 sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale”, crée les “Groupes de travailleurs étrangers” ou GTE : Art.1 :-« Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d’étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. » Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels ».
Il est probablement raflé en août 1942, et on retrouve sa trace au camp de Rivesaltes (Pyrénées orientales). Ce camp est l’antichambre du camp des Milles pour le sud de la France (à titre d’anecdote : ses talents de chanteur font qu’il se produit en spectacle au camp des Milles avec des membre de l’opéra de Berlin et du casino de Nice – le camp des Mille 1939-1943 / André Fontaine).
De là, il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy d’où il est déporté par le convoi 37[i] du 25 septembre 1942 à destination d’Auschwitz où il disparait.
De son côté, son père envoyé fin 1941 au ghetto de Theresienstadt meurt le 15 février 42. Son frère Willy installé dans la région de Nice est arrêté en août 1942, puis déporté le 7 septembre de la même année, par le convoi 29 à Auschwitz où il disparait.
Leurs noms figurent sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : Dalle 123, colonne 41, rangée 3
Gérard KREBS – André FRANCISCO
[i] Convoi 37 : Les autorités françaises ne pouvant garantir un nombre suffisant de Juifs pour répondre aux déportations requises jusqu’au 14 septembre seulement, les allemands insistent pour que le projet initial du départ de sept convois du 15 au 30 septembre soit maintenu. Röthke des affaires juives à la Sipo-SD en France prévient ses supérieurs qu’il serait nécessaire de trouver 3000 Juifs supplémentaires afin de remplir les convois prévus. Depuis le 4 septembre 1942, tous les Juifs arrêtés dans le sud de la France et internés dans divers camps sont dirigés vers le camp de Rivesaltes avant leur déportation vers Drancy et finalement vers Auschwitz. Le camp de Rivesaltes prend donc un rôle analogue à celui du camp de Drancy dans la zone occupée.
Le 14ème convoi quitte la zone non occupée pour Drancy, le 21 septembre avec à son bord 1000 Juifs et arrive à destination d’Auschwitz le 25. Il comprend 1004 Juifs : 473 hommes et 531 femmes. Parmi ces déportés on dénombre 127 enfants âgés de moins de 17 ans. Près de 175 hommes sont sélectionnés pour des travaux forcés à Cosel, avant l’arrivée du train à Auschwitz le 27 septembre. À Auschwitz, 40 hommes supplémentaires sont sélectionnés et tatoués des numéros 66030 à 66069 ; 91 femmes sont sélectionnées et sont tatouées des numéros 20913 à 21003. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp.
Quinze hommes déportés par ce convoi ont été libérés à la fin de la guerre.
Sources :
– Selon les sources le nom est ZWERKBAUM ou ZWERGBAUM
– Mémorial de la Shoah
– Arolsen
– Site de généalogie geni.com
-Archives de la ville de Pilsen :
(https://www.portafontium.eu/searching?language=de&search_api_views_fulltext_1=&search_api_views_fulltext_2=&search_api_aggregation_3=&field_doc_dates_field_doc_dates_from=&order=field_archives&sort=desc&page=2309
RECHERCHEZ
Léopold Zwerkbaum nait le 29 mars 1893 à Vienne en Autriche.
Ses parents, Nathan (1866-1942 ; commerçant né en Ukraine) et Eugenie née Scharwz (1872-avant 1938) se sont mariés le 3 janvier 1892 à Vienne.
Il a un frère, Wilhelm (Willy) né le 25 novembre 1896 à Vienne – décédé en déportation après le 7 septembre 1942 à Auschwitz, et une sœur Léontine (1900- ?)
Après la 1ère guerre mondiale, la famille quitte Vienne pour s’installer en Tchécoslovaquie, notamment à Franzenbad (Františkovy Lázně). Léopold devient chanteur d’opéra, Willy commerçant.
En 1938, Nathan devenu veuf s’établit avec ses deux fils, célibataires, à Pilsen (Plzeň), 8 rue Pražská.
En août 1939, Léopold déclare vouloir émigrer en Italie avec son frère Willy, qui vient juste de revenir de Dachau où il a été déporté de début mars à la fin juin. En réalité, tous deux passent en France, tandis que leur père reste en Tchécoslovaquie.
Arrêté par les autorités françaises, Léopold est interné au GTE 304 de Langlade (Gard), employé comme « prestataire » auprès de la population : « La loi du 27 septembre 1940 sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale”, crée les “Groupes de travailleurs étrangers” ou GTE : Art.1 :-« Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d’étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. » Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels ».
Il est probablement raflé en août 1942, et on retrouve sa trace au camp de Rivesaltes (Pyrénées orientales). Ce camp est l’antichambre du camp des Milles pour le sud de la France (à titre d’anecdote : ses talents de chanteur font qu’il se produit en spectacle au camp des Milles avec des membre de l’opéra de Berlin et du casino de Nice – le camp des Mille 1939-1943 / André Fontaine).
De là, il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy d’où il est déporté par le convoi 37[i] du 25 septembre 1942 à destination d’Auschwitz où il disparait.
De son côté, son père envoyé fin 1941 au ghetto de Theresienstadt meurt le 15 février 42. Son frère Willy installé dans la région de Nice est arrêté en août 1942, puis déporté le 7 septembre de la même année, par le convoi 29 à Auschwitz où il disparait.
Leurs noms figurent sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : Dalle 123, colonne 41, rangée 3
Gérard KREBS – André FRANCISCO
[i] Convoi 37 : Les autorités françaises ne pouvant garantir un nombre suffisant de Juifs pour répondre aux déportations requises jusqu’au 14 septembre seulement, les allemands insistent pour que le projet initial du départ de sept convois du 15 au 30 septembre soit maintenu. Röthke des affaires juives à la Sipo-SD en France prévient ses supérieurs qu’il serait nécessaire de trouver 3000 Juifs supplémentaires afin de remplir les convois prévus. Depuis le 4 septembre 1942, tous les Juifs arrêtés dans le sud de la France et internés dans divers camps sont dirigés vers le camp de Rivesaltes avant leur déportation vers Drancy et finalement vers Auschwitz. Le camp de Rivesaltes prend donc un rôle analogue à celui du camp de Drancy dans la zone occupée.
Le 14ème convoi quitte la zone non occupée pour Drancy, le 21 septembre avec à son bord 1000 Juifs et arrive à destination d’Auschwitz le 25. Il comprend 1004 Juifs : 473 hommes et 531 femmes. Parmi ces déportés on dénombre 127 enfants âgés de moins de 17 ans. Près de 175 hommes sont sélectionnés pour des travaux forcés à Cosel, avant l’arrivée du train à Auschwitz le 27 septembre. À Auschwitz, 40 hommes supplémentaires sont sélectionnés et tatoués des numéros 66030 à 66069 ; 91 femmes sont sélectionnées et sont tatouées des numéros 20913 à 21003. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp.
Quinze hommes déportés par ce convoi ont été libérés à la fin de la guerre.
Sources :
– Selon les sources le nom est ZWERKBAUM ou ZWERGBAUM
– Mémorial de la Shoah
– Arolsen
– Site de généalogie geni.com
-Archives de la ville de Pilsen :
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