RECHERCHEZ
Samuel nait le 22 décembre 1877 à Kis-Baka (village hongrois du comté de Szabolcs), fils de Hersch/Hersko et d’Amalia Alter.
Il a probablement de nombreux frères et sœurs, dont Ahron (1870), Jedda/Jette (1876) et Hersch Jozsef (1892) et réside à Anvers où il est rabbin et marié avec :
Serena née Feldman, née le 17 décembre 1882 à Velykyï Bereznyï (la ville fait alors partie de l’empire austro-hongrois ; après la première guerre mondiale elle devient tchécoslovaque ; elle est aujourd’hui ukrainienne). Elle est la fille de Mor et de Léni Yacobowitch. D’après leur fiche aux archives du Gard, ils sont tous les deux hongrois.
Ils ont 2 enfants.
Fuyant vraisemblablement les persécutions nazies, à 63 et 58 ans ils émigrent en France en mai 1940 (à priori avec leur fille Léni), et on les retrouve à Nîmes, 43 rue Notre-Dame, puis se réfugient à Nice, 144 avenue St Lambert où ils sont arrêtés début 1944.
Envoyés au centre de regroupement des israélites à Drancy le 30 janvier 1944 sous le numéro 13286 et 13287 pour Serena, ils sont déportés tous deux avec le convoi 68[i] à Auschwitz Birkenau, le 10 février 1944.
Ils ne survivront pas.
A noter que le 26 août 1942 une rafle massive orchestrée par la police française (avant l’invasion de la zone libre par les allemands) avait arrêté de nombreux juifs au 43 rue notre dame à Nîmes (familles Blumberg, Burstyn, Safran, Wahl, Man, Blum) ainsi qu’un Michel Mandel mais sans relations familiales prouvées
Leur nom figure sur le mur de noms de la Shoah : dalle 26, colonne 9, rangée 2
Frédérique Doat-Vincent
André Francisco
[i] Convoi 68
Le convoi 68 part de la gare de Paris-Bobigny le 10/02/1944 emportant avec lui 1.,502 déportés, C’est un train exceptionnellement long puisqu’il compte beaucoup plus de passagers que la moyenne habituelle. Se trouve un grand nombre de Juifs de nationalité française. Plus d’un tiers du convoi (560 personnes) est même né en France. Le convoi arrive à Auschwitz le 13 février 1944. 236 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 173708 à 173917, 61 femmes sont tatouées des numéros 75340 à 75400. Les 1.229 déportés restants sont gazés dès leur arrivée.
Sources :
Dossier Caen 40 R 1422
Mémorial de la Shoah : https://ressources.memorialdelashoah.org/
RECHERCHEZ
Samuel nait le 22 décembre 1877 à Kis-Baka (village hongrois du comté de Szabolcs), fils de Hersch/Hersko et d’Amalia Alter.
Il a probablement de nombreux frères et sœurs, dont Ahron (1870), Jedda/Jette (1876) et Hersch Jozsef (1892) et réside à Anvers où il est rabbin et marié avec :
Serena née Feldman, née le 17 décembre 1882 à Velykyï Bereznyï (la ville fait alors partie de l’empire austro-hongrois ; après la première guerre mondiale elle devient tchécoslovaque ; elle est aujourd’hui ukrainienne). Elle est la fille de Mor et de Léni Yacobowitch. D’après leur fiche aux archives du Gard, ils sont tous les deux hongrois.
Ils ont 2 enfants.
Fuyant vraisemblablement les persécutions nazies, à 63 et 58 ans ils émigrent en France en mai 1940 (à priori avec leur fille Léni), et on les retrouve à Nîmes, 43 rue Notre-Dame, puis se réfugient à Nice, 144 avenue St Lambert où ils sont arrêtés début 1944.
Envoyés au centre de regroupement des israélites à Drancy le 30 janvier 1944 sous le numéro 13286 et 13287 pour Serena, ils sont déportés tous deux avec le convoi 68[i] à Auschwitz Birkenau, le 10 février 1944.
Ils ne survivront pas.
A noter que le 26 août 1942 une rafle massive orchestrée par la police française (avant l’invasion de la zone libre par les allemands) avait arrêté de nombreux juifs au 43 rue notre dame à Nîmes (familles Blumberg, Burstyn, Safran, Wahl, Man, Blum) ainsi qu’un Michel Mandel mais sans relations familiales prouvées
Leur nom figure sur le mur de noms de la Shoah : dalle 26, colonne 9, rangée 2
Frédérique Doat-Vincent
André Francisco
[i] Convoi 68
Le convoi 68 part de la gare de Paris-Bobigny le 10/02/1944 emportant avec lui 1.,502 déportés, C’est un train exceptionnellement long puisqu’il compte beaucoup plus de passagers que la moyenne habituelle. Se trouve un grand nombre de Juifs de nationalité française. Plus d’un tiers du convoi (560 personnes) est même né en France. Le convoi arrive à Auschwitz le 13 février 1944. 236 hommes sont sélectionnés pour les travaux forcés et tatoués des numéros 173708 à 173917, 61 femmes sont tatouées des numéros 75340 à 75400. Les 1.229 déportés restants sont gazés dès leur arrivée.
Sources :
Dossier Caen 40 R 1422
Mémorial de la Shoah : https://ressources.memorialdelashoah.org/



