MOHR Alfred 

  • Auschwitz

  • Né le 18 août 1911 en Autriche 

  • Décédé à Auschwitz après le 28 août 1942

Il nait le 18 août 1911 à Lemberg (ville autrichienne en 1911, puis Polonaise de 1918 à 1939 et devenue Lviv en Ukraine), fils de Lotte Perlmütter (née à Vienne 12 mai 1884) et de ?. Il réside à Vienne depuis 1912, où il travaille dans une entreprise de mode féminine de 1926 à 1932.

En mai 1938, il fait une demande d’émigration en Amérique du Sud où il possède des contacts, mais cette demande n’aboutit pas, et fuyant les persécutions antisémites, on le retrouve dans le sud de la France. Il est affecté comme prestataire, d’abord au GTE  304 de Langlade dans la région de la Vaunage[i] dans le Gard (Groupement de Travailleurs Etrangers), et ensuite au GTE 805 à Beaucaire (Gard).
« Beaucoup logeaient dans des maisons de village fermées depuis longtemps, souvent sans confort. Les internés participaient activement à la vie de la Vaunage. Ils travaillaient principalement dans la viticulture, mais certains continuaient à exercer leurs métiers d’origine : un dentiste, un pharmacien, ou encore un boulanger étaient présents à Clarensac […]. Parmi les internés, on trouvait des personnalités importantes avant la guerre dans leurs pays d’origine, comme les peintres reconnus Robert Liebknecht ou Edward Rosenfeld, le journaliste Alfred Lang et l’acteur allemand Carl Heil, premier résistant à la radio contre le régime nazi à qui l’on a prêté des idées socialistes et des amitiés avec des juifs. Les prestataires étaient bien intégrés en Vaunage, contribuant à la vie locale et tissant des liens avec les habitants. Cependant, en août 1942, ils furent contraints de quitter Langlade pour le camp de Beaucaire, marquant la fin d’une période plus douce que ce qui les attendait par la suite. »

Il est arrêté pour motifs raciaux et incarcéré au camp des Milles, près d’Aix en Provence, avant d’être envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy pour être déporté par le convoi 25[ii] du 28 août 1942 vers Auschwitz où il est assassiné.

Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 75, colonne 25, rangée 3

André FRANCISCO

[i] La Vaunage est une terre de tradition de gauche républicaine et laïque majoritairement protestante ; pour preuve, en 1941 cinq sur neuf des conseils municipaux de la Vaunage sont dissous par le préfet. Les pasteurs sont très actifs dans l’aide aux réfugiés, notamment aux juifs et les aident à trouver des refuges.

[ii]  Convoi 25 Le convoi du 28 août 1942 déporte 280 enfants qui avaient été transférés au camp de Drancy à partir du camp de Pithiviers le 25 août. Outre ces enfants, 589 Juifs, en majorité des hommes, détenus dans les GTE (Groupes de travailleurs étrangers) font également partie de ce convoi. Des adultes, hommes et femmes complètent l’effectif du convoi. Certains avaient été transférés avec leurs enfants de Pithiviers et d’autres étaient déjà internés au camp de Drancy.
À leur arrivée à Auschwitz le 31 août, seules 71 femmes sont sélectionnées pour des travaux forcés. Elles sont tatouées des numéros 18749 à 18819. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. Selon l’historien Serge Klarsfeld, on dénombrait 8 rescapés de ce convoi en 1945.

Sources :

Archives émigration Vienne
Mémorial de la Shoah
Archives départementale Gard – fiche judéité

Extrait d’un article du Midi Libre du 15/08/2024 (https://www.midilibre.fr/2024/08/15/memoire-de-la-vaunage-les-heures-sombres-du-camp-de-langlade-12142435.php)

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

MOHR Alfred 

  • Auschwitz

  • Né le 18 août 1911 en Autriche 

  • Décédé à Auschwitz après le 28 août 1942

Il nait le 18 août 1911 à Lemberg (ville autrichienne en 1911, puis Polonaise de 1918 à 1939 et devenue Lviv en Ukraine), fils de Lotte Perlmütter (née à Vienne 12 mai 1884) et de ?. Il réside à Vienne depuis 1912, où il travaille dans une entreprise de mode féminine de 1926 à 1932.

En mai 1938, il fait une demande d’émigration en Amérique du Sud où il possède des contacts, mais cette demande n’aboutit pas, et fuyant les persécutions antisémites, on le retrouve dans le sud de la France. Il est affecté comme prestataire, d’abord au GTE  304 de Langlade dans la région de la Vaunage[i] dans le Gard (Groupement de Travailleurs Etrangers), et ensuite au GTE 805 à Beaucaire (Gard).
« Beaucoup logeaient dans des maisons de village fermées depuis longtemps, souvent sans confort. Les internés participaient activement à la vie de la Vaunage. Ils travaillaient principalement dans la viticulture, mais certains continuaient à exercer leurs métiers d’origine : un dentiste, un pharmacien, ou encore un boulanger étaient présents à Clarensac […]. Parmi les internés, on trouvait des personnalités importantes avant la guerre dans leurs pays d’origine, comme les peintres reconnus Robert Liebknecht ou Edward Rosenfeld, le journaliste Alfred Lang et l’acteur allemand Carl Heil, premier résistant à la radio contre le régime nazi à qui l’on a prêté des idées socialistes et des amitiés avec des juifs. Les prestataires étaient bien intégrés en Vaunage, contribuant à la vie locale et tissant des liens avec les habitants. Cependant, en août 1942, ils furent contraints de quitter Langlade pour le camp de Beaucaire, marquant la fin d’une période plus douce que ce qui les attendait par la suite. »

Il est arrêté pour motifs raciaux et incarcéré au camp des Milles, près d’Aix en Provence, avant d’être envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy pour être déporté par le convoi 25[ii] du 28 août 1942 vers Auschwitz où il est assassiné.

Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 75, colonne 25, rangée 3

André FRANCISCO

[i] La Vaunage est une terre de tradition de gauche républicaine et laïque majoritairement protestante ; pour preuve, en 1941 cinq sur neuf des conseils municipaux de la Vaunage sont dissous par le préfet. Les pasteurs sont très actifs dans l’aide aux réfugiés, notamment aux juifs et les aident à trouver des refuges.

[ii]  Convoi 25 Le convoi du 28 août 1942 déporte 280 enfants qui avaient été transférés au camp de Drancy à partir du camp de Pithiviers le 25 août. Outre ces enfants, 589 Juifs, en majorité des hommes, détenus dans les GTE (Groupes de travailleurs étrangers) font également partie de ce convoi. Des adultes, hommes et femmes complètent l’effectif du convoi. Certains avaient été transférés avec leurs enfants de Pithiviers et d’autres étaient déjà internés au camp de Drancy.
À leur arrivée à Auschwitz le 31 août, seules 71 femmes sont sélectionnées pour des travaux forcés. Elles sont tatouées des numéros 18749 à 18819. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. Selon l’historien Serge Klarsfeld, on dénombrait 8 rescapés de ce convoi en 1945.

Sources :

Archives émigration Vienne
Mémorial de la Shoah
Archives départementale Gard – fiche judéité

Extrait d’un article du Midi Libre du 15/08/2024 (https://www.midilibre.fr/2024/08/15/memoire-de-la-vaunage-les-heures-sombres-du-camp-de-langlade-12142435.php)

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