RECHERCHEZ
Robert Jean Antoine Delévaux est né le 4 mai 1925 à Moulins dans l’Allier. Il est le fils de Charles Jacques Delévaux, employé de chemin de fer, et de Marie Compoux, sans profession. Lors du recensement de 1931, il habite chez sa grand-mère maternelle à Dornes dans la Nièvre.
Pendant la guerre, il est célibataire et vit chez ses parents à Vichy dans l’Allier, au 7 rue de Gramont. Il est cuisinier dans un hôtel. En juin 1943, la classe 1925 n’est pas encore concernée par le Service du Travail obligatoire (STO). Cependant la peur d’être requis et le désir de rejoindre les Forces françaises libres (FFL) le poussent à quitter la métropole. Avec un ami originaire de Vichy, Jean Gilles, il tente de gagner l’Afrique du Nord en passant par l’Espagne mais ils sont arrêtés le 30 juin 1943 par la Feldgendarmerie à Superbagnères en Haute-Garonne. Ils sont internés le 2 juillet à la prison de Luchon pendant 15 jours puis transférés le 17 juillet au camp de Compiègne d’où ils sont déportés le 2 septembre. Ils arrivent deux jours plus tard à Buchenwald. Le matricule 20540 est attribué à Robert Delévaux. Sa quarantaine effectuée au Block 57 du Petit camp, il est envoyé le 29 septembre au Kommando de Dora créé seulement quelques semaines auparavant, à la fin du mois d’août 1943. Il fait ainsi partie des premiers détenus qui sont chargés de creuser des galeries dans la montagne. Il travaille ensuite dans ces tunnels servant d’usine où des fusées V2 sont assemblées à l’abri des bombardements aériens des armées alliées. Il fait partie d’un groupe de 1 000 malades qui est convoyé en wagons de marchandises à Bergen-Belsen le 27 mars 1944. Il y est enregistré le 8 avril. Il parvient à y survivre. Il est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Il est rapatrié le 15 mai via le centre de Lille.
Après la guerre, il reprend son travail de cuisinier. Il se marie à Montpellier le 13 août 1948 avec Gilberte Nicolas avec qui il a deux filles. La famille s’installe à Alès dans le Gard. Pendant plusieurs années, il est le porte-drapeau de l’UNADIF du Gard. Il décède le 6 juillet 2010 à l’âge de 85 ans à Alès.
Marilyne Andréo
Sources :
– 2 E 196/510, AD Allier, Acte de naissance de Robert Jean Antoine Delévaux.
– M 104/2, AD Nièvre, Recensement de la population de Dornes en 1931.
– Arolsen Archives.
– Bernard Doncker, « Delévaux Robert » in Laurent Thiery (dir.), Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, p.644.
– « Delévaux Robert Jean Antoine », Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l’Allier, biographie consultée en ligne.
– https://www.afmd-allier.com/PBCPPlayer.asp?ID=956978
– « Delévaux Robert KLB 20540 », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/delevaux-robert-klb-20540/
-Photographie prise en juillet 2021 provenant des archives privées de Marilyne Andréo
RECHERCHEZ
Robert Jean Antoine Delévaux est né le 4 mai 1925 à Moulins dans l’Allier. Il est le fils de Charles Jacques Delévaux, employé de chemin de fer, et de Marie Compoux, sans profession. Lors du recensement de 1931, il habite chez sa grand-mère maternelle à Dornes dans la Nièvre.
Pendant la guerre, il est célibataire et vit chez ses parents à Vichy dans l’Allier, au 7 rue de Gramont. Il est cuisinier dans un hôtel. En juin 1943, la classe 1925 n’est pas encore concernée par le Service du Travail obligatoire (STO). Cependant la peur d’être requis et le désir de rejoindre les Forces françaises libres (FFL) le poussent à quitter la métropole. Avec un ami originaire de Vichy, Jean Gilles, il tente de gagner l’Afrique du Nord en passant par l’Espagne mais ils sont arrêtés le 30 juin 1943 par la Feldgendarmerie à Superbagnères en Haute-Garonne. Ils sont internés le 2 juillet à la prison de Luchon pendant 15 jours puis transférés le 17 juillet au camp de Compiègne d’où ils sont déportés le 2 septembre. Ils arrivent deux jours plus tard à Buchenwald. Le matricule 20540 est attribué à Robert Delévaux. Sa quarantaine effectuée au Block 57 du Petit camp, il est envoyé le 29 septembre au Kommando de Dora créé seulement quelques semaines auparavant, à la fin du mois d’août 1943. Il fait ainsi partie des premiers détenus qui sont chargés de creuser des galeries dans la montagne. Il travaille ensuite dans ces tunnels servant d’usine où des fusées V2 sont assemblées à l’abri des bombardements aériens des armées alliées. Il fait partie d’un groupe de 1 000 malades qui est convoyé en wagons de marchandises à Bergen-Belsen le 27 mars 1944. Il y est enregistré le 8 avril. Il parvient à y survivre. Il est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945. Il est rapatrié le 15 mai via le centre de Lille.
Après la guerre, il reprend son travail de cuisinier. Il se marie à Montpellier le 13 août 1948 avec Gilberte Nicolas avec qui il a deux filles. La famille s’installe à Alès dans le Gard. Pendant plusieurs années, il est le porte-drapeau de l’UNADIF du Gard. Il décède le 6 juillet 2010 à l’âge de 85 ans à Alès.
Marilyne Andréo
Sources :
– 2 E 196/510, AD Allier, Acte de naissance de Robert Jean Antoine Delévaux.
– M 104/2, AD Nièvre, Recensement de la population de Dornes en 1931.
– Arolsen Archives.
– Bernard Doncker, « Delévaux Robert » in Laurent Thiery (dir.), Le livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, p.644.
– « Delévaux Robert Jean Antoine », Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de l’Allier, biographie consultée en ligne.
– https://www.afmd-allier.com/PBCPPlayer.asp?ID=956978
– « Delévaux Robert KLB 20540 », Association française Buchenwald Dora et Kommandos, biographie consultée en ligne.
– https://asso-buchenwald-dora.com/delevaux-robert-klb-20540/
-Photographie prise en juillet 2021 provenant des archives privées de Marilyne Andréo



