WINISKI Léopold 

  • Auschwitz

  • Né le 5 janvier 1902 à Berlin

  • Décédé le 11 septembre 1942 à Auschwitz            

Léopold, Leiser Winiski né à Berlin le 5 janvier 1902 est le second fils de Léo, Elie et de Fani, Feige née Schwarzleder. Ouvrier dans une fabrique de tabac et aussi agriculteur, il réside à Berlin, Vinstrasse n°12 avec son épouse Marie Rottmann née le 18 août 1902 à Berlin. Ils ont deux enfants Gerda née le 21 septembre 1928 et Véra née le 23 décembre 1934. De confession israélite, devenue apatride la famille Winiski quitte l’Allemagne le 27 décembre 1938 pour se rendre à Bruxelles où elle loge rue de l’Olivier n°78. Le 30 novembre 1939 à Marken une carte d’identité belge est délivrée à Léopold, numéro 335711 et date de validité 30 mai 1940.
Il est arrêté à Tournai le 13 mai 1940 et interné à la prison de Hal-Vilvorde le 15 mai 1940. Expulsé vers la France il est dans un convoi qui passe par Orléans, fait deux étapes dans le département du Loiret, la première à Cepoy où vient d’être établi dans les locaux de l’ancienne verrerie de Montenon un centre de rassemblement pour ressortissants allemands et la deuxième à Cerdon-sur-Loiret dans les locaux de la ferme de la Matelotte. Après plusieurs semaines le convoi arrive le 29 octobre 1940, au camp de Saint-Cyprien près de Perpignan. Ce même jour il est enregistré au camp de Gurs situé dans les Basses-Pyrénées – aujourd’hui les Pyrénées-Atlantiques. Il est assigné à l’îlot C baraque 19. Il fait une demande d’affectation à un groupement de travailleurs étrangers ; il a alors 39 ans et le certificat médical établi par le médecin chef du camp de Gurs le déclare en bonne santé.

Le 18 juin 1941 Léopold Winiski est incorporé au 805ème GTE de La-Grand-Combe dans le Gard où il est mis à disposition de la Compagnie des mines. Au mois d’août 1942 tous les travailleurs étrangers « juifs » sont regroupés, sur ordre de l’État français et sous le contrôle de la préfecture du Gard, au camp de rassemblement des Milles près d’Aix-en-Provence. Début septembre, ils sont conduits au camp de Rivesaltes devenu officiellement « Centre National de Rassemblement des Israélites en zone libre.
Après le 11 août, Léopold Winiski est chargé dans un transport spécial qui le conduit au camp de regroupement de Drancy.
Le  9 septembre 1942 par le convoi 30, Léopold est déporté à Auschwitz où il est assassiné le 11 septembre 1942.

Le nom de Léopold Winiski est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris : dalle n°118, colonne n°40, rangée n°1.

Monique Vézilier

Sources :

– Mémorial déportation F.M.D.

– Dossier SHD Caen

– Archives Départementales du Gard, Fichier des juifs français et étrangers, cote 1W139 – https://books.openedition.org/septentrion/7348?lang=fr Invasion 40 – La Belgique face à ses « ennemis de l’intérieur ». Entre peur et impuissance
– Photo provenant de l’ouvrage de Herman Van Goethem, Patricia Ramet

« 1942-1944 Drancy-Auschwitz, Juifs de Belgique déportés via la France ». Kazerne Dossin

Site : Mémorial de la Shoah       
– Archives du camp de Gurs, versés par la sous-préfecture d’Oloron-Sainte-Marie (conservés sous les cotes 72 W 70, 72 W 99 et 72 W 333).
Camps d’internement des Pyrénées-Atlantiques > Camp de Gurs > Internés > Fichier des internés Wec à Z. — 72 W 70 — 1939/1945 — 665 — Ark ID : ark:/81221/r393214zwf5d6k/f665
– Archives de l’Etat en Belgique – service archives des victimes de la guerre (aos_avg@arch.be).

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

WINISKI Léopold 

  • Auschwitz

  • Né le 5 janvier 1902 à Berlin

  • Décédé le 11 septembre 1942 à Auschwitz            

Léopold, Leiser Winiski né à Berlin le 5 janvier 1902 est le second fils de Léo, Elie et de Fani, Feige née Schwarzleder. Ouvrier dans une fabrique de tabac et aussi agriculteur, il réside à Berlin, Vinstrasse n°12 avec son épouse Marie Rottmann née le 18 août 1902 à Berlin. Ils ont deux enfants Gerda née le 21 septembre 1928 et Véra née le 23 décembre 1934. De confession israélite, devenue apatride la famille Winiski quitte l’Allemagne le 27 décembre 1938 pour se rendre à Bruxelles où elle loge rue de l’Olivier n°78. Le 30 novembre 1939 à Marken une carte d’identité belge est délivrée à Léopold, numéro 335711 et date de validité 30 mai 1940.
Il est arrêté à Tournai le 13 mai 1940 et interné à la prison de Hal-Vilvorde le 15 mai 1940. Expulsé vers la France il est dans un convoi qui passe par Orléans, fait deux étapes dans le département du Loiret, la première à Cepoy où vient d’être établi dans les locaux de l’ancienne verrerie de Montenon un centre de rassemblement pour ressortissants allemands et la deuxième à Cerdon-sur-Loiret dans les locaux de la ferme de la Matelotte. Après plusieurs semaines le convoi arrive le 29 octobre 1940, au camp de Saint-Cyprien près de Perpignan. Ce même jour il est enregistré au camp de Gurs situé dans les Basses-Pyrénées – aujourd’hui les Pyrénées-Atlantiques. Il est assigné à l’îlot C baraque 19. Il fait une demande d’affectation à un groupement de travailleurs étrangers ; il a alors 39 ans et le certificat médical établi par le médecin chef du camp de Gurs le déclare en bonne santé.

Le 18 juin 1941 Léopold Winiski est incorporé au 805ème GTE de La-Grand-Combe dans le Gard où il est mis à disposition de la Compagnie des mines. Au mois d’août 1942 tous les travailleurs étrangers « juifs » sont regroupés, sur ordre de l’État français et sous le contrôle de la préfecture du Gard, au camp de rassemblement des Milles près d’Aix-en-Provence. Début septembre, ils sont conduits au camp de Rivesaltes devenu officiellement « Centre National de Rassemblement des Israélites en zone libre.
Après le 11 août, Léopold Winiski est chargé dans un transport spécial qui le conduit au camp de regroupement de Drancy.
Le  9 septembre 1942 par le convoi 30, Léopold est déporté à Auschwitz où il est assassiné le 11 septembre 1942.

Le nom de Léopold Winiski est inscrit sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris : dalle n°118, colonne n°40, rangée n°1.

Monique Vézilier

Sources :

– Mémorial déportation F.M.D.

– Dossier SHD Caen

– Archives Départementales du Gard, Fichier des juifs français et étrangers, cote 1W139 – https://books.openedition.org/septentrion/7348?lang=fr Invasion 40 – La Belgique face à ses « ennemis de l’intérieur ». Entre peur et impuissance
– Photo provenant de l’ouvrage de Herman Van Goethem, Patricia Ramet

« 1942-1944 Drancy-Auschwitz, Juifs de Belgique déportés via la France ». Kazerne Dossin

Site : Mémorial de la Shoah       
– Archives du camp de Gurs, versés par la sous-préfecture d’Oloron-Sainte-Marie (conservés sous les cotes 72 W 70, 72 W 99 et 72 W 333).
Camps d’internement des Pyrénées-Atlantiques > Camp de Gurs > Internés > Fichier des internés Wec à Z. — 72 W 70 — 1939/1945 — 665 — Ark ID : ark:/81221/r393214zwf5d6k/f665
– Archives de l’Etat en Belgique – service archives des victimes de la guerre (aos_avg@arch.be).

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.