TRAGARZ Salomon

  • Auschwitz

  • Né le 11 mai 1908 à Pabianice (Pologne)

  • Décédé mi-septembre 1942 à Auschwitz

Szalma/Salomon Hersz Tragarz naît le 11 mai 1908 au sein d’une famille juive établie à Pabianice (1), dans la voïvodie de Łódź (Pologne). Il est le fils de Jankel/Jacob Tragarz et Sura, Brana Lichman. De cette famille, on connaît un autre fils : Wigdor/Victor né en 1905 (2).

Dans le courant de 1928, Salomon, célibataire, choisit de s’installer en Belgique. Il quitte sa famille qui habite alors 7 rue Swentiana à Pabianice pour s’établir comme marchand ambulant, principalement à Anvers.

Entré en Belgique avec son passeport polonais, mais sans visa, sa situation est finalement régularisée par les autorités. Mais, en janvier 1939 alors qu’il est de passage à Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles, il est contrôlé par la police qui constate que son passeport est expiré et qu’il n’a plus de visa valide. Aussitôt arrêté, il est envoyé à la prison d’Anvers où il reste peut-être jusqu’au printemps 1940, avant d’être expulsé en train vers le sud de la France à la mi-mai. Car, comme des milliers de réfugiés juifs venus d’Allemagne ou d’Europe centrale, il est considéré comme suspect et indésirable.

Après être passé par le camp d’Angoulême, Salomon finit son parcours dans celui de Saint Cyprien (Pyrénées Orientales). Il s’y trouve encore au mois d’octobre 1940, au moment où des inondations nécessitent la fermeture du camp. Il est transféré au camp de Rivesaltes comme beaucoup d’autres internés et ensuite affecté comme mineur dans un Groupement de Travailleurs Etrangers (GTE) (3).

Au moment de son arrestation, à l’été 1942, Salomon se trouve à Remoulins (Gard), probablement détenu au Centre de rassemblement des étrangers. Après être passé par le Camp des Milles (Bouches-du-Rhône), il est interné à Drancy. Et, le 9 septembre, il est déporté par le convoi n° 30 pour Auschwitz. Il n’en reviendra pas, probablement gazé dès son arrivée.

Le nom de Salomon Tragarz figure sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah, dalle 111, colonne 37, rangée 3.

Rédacteur : Gérard Krebs

(1) Selon les documents, on trouve aussi la forme : Pobianitz.

(2) Victor Tragarz, tailleur, se marie le 25 décembre 1929 à Zgierz, à quelques kilomètres au nord de Łódź. A cette époque, son père Jankel est décédé.

(3) Il s’agit peut-être de celui de la mine de la Grand Combe, dans le Gard, où sont envoyés plusieurs autres expulsés belges, pour extraire du charbon.

Sources :

Archives de Caen

Mémorial de la Shoah

Archives d’Anvers (dont photo de S. Tragarz en 1930)  https://felixarchief.antwerpen.be/

Site de généalogie JewishGen, https://www.jewishgen.org/

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

TRAGARZ Salomon

  • Auschwitz

  • Né le 11 mai 1908 à Pabianice (Pologne)

  • Décédé mi-septembre 1942 à Auschwitz

Szalma/Salomon Hersz Tragarz naît le 11 mai 1908 au sein d’une famille juive établie à Pabianice (1), dans la voïvodie de Łódź (Pologne). Il est le fils de Jankel/Jacob Tragarz et Sura, Brana Lichman. De cette famille, on connaît un autre fils : Wigdor/Victor né en 1905 (2).

Dans le courant de 1928, Salomon, célibataire, choisit de s’installer en Belgique. Il quitte sa famille qui habite alors 7 rue Swentiana à Pabianice pour s’établir comme marchand ambulant, principalement à Anvers.

Entré en Belgique avec son passeport polonais, mais sans visa, sa situation est finalement régularisée par les autorités. Mais, en janvier 1939 alors qu’il est de passage à Anderlecht, dans la banlieue de Bruxelles, il est contrôlé par la police qui constate que son passeport est expiré et qu’il n’a plus de visa valide. Aussitôt arrêté, il est envoyé à la prison d’Anvers où il reste peut-être jusqu’au printemps 1940, avant d’être expulsé en train vers le sud de la France à la mi-mai. Car, comme des milliers de réfugiés juifs venus d’Allemagne ou d’Europe centrale, il est considéré comme suspect et indésirable.

Après être passé par le camp d’Angoulême, Salomon finit son parcours dans celui de Saint Cyprien (Pyrénées Orientales). Il s’y trouve encore au mois d’octobre 1940, au moment où des inondations nécessitent la fermeture du camp. Il est transféré au camp de Rivesaltes comme beaucoup d’autres internés et ensuite affecté comme mineur dans un Groupement de Travailleurs Etrangers (GTE) (3).

Au moment de son arrestation, à l’été 1942, Salomon se trouve à Remoulins (Gard), probablement détenu au Centre de rassemblement des étrangers. Après être passé par le Camp des Milles (Bouches-du-Rhône), il est interné à Drancy. Et, le 9 septembre, il est déporté par le convoi n° 30 pour Auschwitz. Il n’en reviendra pas, probablement gazé dès son arrivée.

Le nom de Salomon Tragarz figure sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah, dalle 111, colonne 37, rangée 3.

Rédacteur : Gérard Krebs

(1) Selon les documents, on trouve aussi la forme : Pobianitz.

(2) Victor Tragarz, tailleur, se marie le 25 décembre 1929 à Zgierz, à quelques kilomètres au nord de Łódź. A cette époque, son père Jankel est décédé.

(3) Il s’agit peut-être de celui de la mine de la Grand Combe, dans le Gard, où sont envoyés plusieurs autres expulsés belges, pour extraire du charbon.

Sources :

Archives de Caen

Mémorial de la Shoah

Archives d’Anvers (dont photo de S. Tragarz en 1930)  https://felixarchief.antwerpen.be/

Site de généalogie JewishGen, https://www.jewishgen.org/

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