RECHERCHEZ
Ludwig Simon nait le 23 juillet 1914 à Bruttig (actuellement Bruttig-Fankel, en Rhénanie-Palatinat, Allemagne). Il est le fils d’August Simon et de Regina Wolf. Son père est marchand de bestiaux. Sa mère Regina née Wolf, tient une petite épicerie à Bruttig (Allemagne).
En 1930, August Simon réside à Bruttig avec son épouse Regina et leurs six enfants :
– le plus jeune Helmut, se fera appeler Gustav après-guerre, déporté par le convoi 24 à destination d’Auschwitz survivra au camp d’Auschwitz et témoignera après sa déportation,
– Herta émigrera aux Etats Unis,
– Rudolf restera à Strasbourg,
– Irma sera assassinée à Brandenburg (Allemagne) en 1940 dans le cadre de l’Aktion T4, la campagne d’extermination par assassinat des adultes handicapés physiques et mentaux, allemands et autrichiens, menée par le régime nazi de 1939 à août 1941,
– Sally s’installera en Israel.
En 1930, Ludwig Simon émigre en France et s’installe à Strasbourg (Bas-Rhin).
Fuyant vraisemblablement les persécutions antisémites, il se réfugie dans le sud de la France et on le retrouve au GTE de la Favède (Groupement de Travailleurs Etrangers dans bassin minier de la Grand Combe dans le Gard).
La loi du 27 septembre 1940, sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale, crée les Groupes de travailleurs étrangers ou GTE : Article premier : »Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d‘étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. »
Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels. »
En 1942, il est arrêté et interné au camp des Milles (Bouches-du-Rhône). Il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (Seine-Saint-Denis), d’où il est déporté par le convoi 25[i] du 28 août 1942 à destination du camp d’Auschwitz-Birkenau (Pologne).
Ses parents sont déportés de Bruttig à destination du camp de Majdanek (Pologne) où ils sont assassinés.
Leurs noms figurent sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 100, colonne 34, rangée 1.
Ludwig Simon est officiellement porté décédé le 2 septembre 1942 à Auschwitz.
André FRANCISCO
[i] Convoi 25
Le convoi du 28 août 1942 déporte 280 enfants qui avaient été transférés au camp de Drancy à partir du camp de Pithiviers le 25 août. Outre ces enfants, 589 Juifs, en majorité des hommes, détenus dans les GTE (Groupes de travailleurs étrangers) font également partie de ce convoi. Des adultes, hommes et femmes complètent l’effectif du convoi. Certains avaient été transférés avec leurs enfants de Pithiviers et d’autres étaient déjà internés au camp de Drancy.
À leur arrivée à Auschwitz le 31 août, seules 71 femmes sont sélectionnées pour des travaux forcés. Elles sont tatouées des numéros 18749 à 18819. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. Selon l’historien Serge Klarsfeld, on dénombrait 8 rescapés de ce convoi en 1945.
Sources :
-Photos famille Simong en 1930 (au 1er plan, devant, de gauche à droite : Sally Simon ; Helmuth Simon. Au 2nd plan, de gauche à droite : Ludwig Simon ; Herta Simon ; Irma Simon ; Rudolf Simon) – Collection Jean-Bernard Fortis, don par internet. Mémorial de la shoah
-Témoignage de Gustave Helmuth Simon, déporté de France au camp d’Auschwitz
-Journal officiel électronique authentifié n° 0265 du 16/11/2014 portant décès officiel le 2/9/42
-Mémorial de la Shoah
RECHERCHEZ
Ludwig Simon nait le 23 juillet 1914 à Bruttig (actuellement Bruttig-Fankel, en Rhénanie-Palatinat, Allemagne). Il est le fils d’August Simon et de Regina Wolf. Son père est marchand de bestiaux. Sa mère Regina née Wolf, tient une petite épicerie à Bruttig (Allemagne).
En 1930, August Simon réside à Bruttig avec son épouse Regina et leurs six enfants :
– le plus jeune Helmut, se fera appeler Gustav après-guerre, déporté par le convoi 24 à destination d’Auschwitz survivra au camp d’Auschwitz et témoignera après sa déportation,
– Herta émigrera aux Etats Unis,
– Rudolf restera à Strasbourg,
– Irma sera assassinée à Brandenburg (Allemagne) en 1940 dans le cadre de l’Aktion T4, la campagne d’extermination par assassinat des adultes handicapés physiques et mentaux, allemands et autrichiens, menée par le régime nazi de 1939 à août 1941,
– Sally s’installera en Israel.
En 1930, Ludwig Simon émigre en France et s’installe à Strasbourg (Bas-Rhin).
Fuyant vraisemblablement les persécutions antisémites, il se réfugie dans le sud de la France et on le retrouve au GTE de la Favède (Groupement de Travailleurs Etrangers dans bassin minier de la Grand Combe dans le Gard).
La loi du 27 septembre 1940, sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale, crée les Groupes de travailleurs étrangers ou GTE : Article premier : »Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d‘étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. »
Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels. »
En 1942, il est arrêté et interné au camp des Milles (Bouches-du-Rhône). Il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy (Seine-Saint-Denis), d’où il est déporté par le convoi 25[i] du 28 août 1942 à destination du camp d’Auschwitz-Birkenau (Pologne).
Ses parents sont déportés de Bruttig à destination du camp de Majdanek (Pologne) où ils sont assassinés.
Leurs noms figurent sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 100, colonne 34, rangée 1.
Ludwig Simon est officiellement porté décédé le 2 septembre 1942 à Auschwitz.
André FRANCISCO
[i] Convoi 25
Le convoi du 28 août 1942 déporte 280 enfants qui avaient été transférés au camp de Drancy à partir du camp de Pithiviers le 25 août. Outre ces enfants, 589 Juifs, en majorité des hommes, détenus dans les GTE (Groupes de travailleurs étrangers) font également partie de ce convoi. Des adultes, hommes et femmes complètent l’effectif du convoi. Certains avaient été transférés avec leurs enfants de Pithiviers et d’autres étaient déjà internés au camp de Drancy.
À leur arrivée à Auschwitz le 31 août, seules 71 femmes sont sélectionnées pour des travaux forcés. Elles sont tatouées des numéros 18749 à 18819. Les autres déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. Selon l’historien Serge Klarsfeld, on dénombrait 8 rescapés de ce convoi en 1945.
Sources :
-Photos famille Simong en 1930 (au 1er plan, devant, de gauche à droite : Sally Simon ; Helmuth Simon. Au 2nd plan, de gauche à droite : Ludwig Simon ; Herta Simon ; Irma Simon ; Rudolf Simon) – Collection Jean-Bernard Fortis, don par internet. Mémorial de la shoah
-Témoignage de Gustave Helmuth Simon, déporté de France au camp d’Auschwitz
-Journal officiel électronique authentifié n° 0265 du 16/11/2014 portant décès officiel le 2/9/42
-Mémorial de la Shoah



