ORNAQUE FONDON Vincent

  • 76028 Dachau – 131317 Buchenwald

  • Né le 17 janvier 1922 à Caspe (Espagne)

  • Décédé le12 janvier 2004 à Sauve

Vicente Ornaque Fondon naît le 17 janvier 1922 à Caspe, province de Saragosse dans la communauté autonome d’Aragon en Espagne. Ses parents, Benito Ornaque et Francesca Fondon[i] et leurs cinq enfants prennent le chemin de l’exil en janvier 1939. À ce jour nous ne savons pas dans quel camp ils ont été conduits à leur arrivée en France. Toutefois nous savons qu’en 1940 Vincent, l’unique fils alors âgé de 18 ans, a un emploi de bûcheron à Saint-Hippolyte-du-Fort et habite Monoblet.
En novembre 1943 Vincent Ornaque quitte ses employeurs, messieurs Mazolier et Bancal pour intégrer le maquis de Lasalle. Le 13 février 1944 il est arrêté par la brigade de gendarmerie de Lasalle[ii] et est condamné pour détention d’arme et usage de fausse carte d’identité. Il est incarcéré à Nîmes du 14 février au 19 juin 1944 ; le 22 juin 1944 il est transféré à la prison St Paul de Lyon et le 29 juin 1944 il est l’un des 722 détenus de cette prison qui sont livrés aux Allemands et déportés dans le convoi I.234 qui arrive au KL de Dachau le 2 juillet où Il reçoit le matricule 76028.
Passée la période de quarantaine, le 3 août il est affecté au Kommando Weissensee[iii] dans le Tyrol et travaille à l’électrification du chemin de fer de Munich. Fin novembre 1944 il est de retour à Dachau, le 20 janvier 1945 il est transféré au KL de Buchenwald et a un nouveau matricule 131317 ; du 30 janvier au 4 avril 1945 il est assigné au Kommando d’Ohrdruf[iv] en Thuringe où les détenus sont employés à des travaux de terrassement en vue de l’installation souterraine de l’État-major Général de la Wehrmacht.

Évacué le 6 ou le 7 avril vers Buchenwald, Vincent Ornaque est libéré le 11 avril 1945 et rapatrié le 9 mai par le centre d’accueil de Saint-Avold dans le département de la Moselle. De retour dans le Gard il occupe des emplois de service à Nîmes.
Sa sœur aînée Ramona épouse Rufau ainsi que Dolorès épouse Tudela ont vécu à Saint-Hippolyte-du-Fort, Maria del Pilar à Marseille et Francisca épouse Cirac à Lévignac (Haute-Garonne)

Vincent Ornaque revient certainement pour sa retraite dans le secteur de Saint-Hippolyte-du-Fort puisqu’il décède en 2004 à Sauve.

Monique Vézilier

[i] Benito Bermejo, Sandra Checa : Libro Memorial « Espanoles deportados a los campos nazis, p. 151

[ii] DAVCC Caen dossier de déporté de Vincent Ornaque Fondon 21P 653712

[iii] http://www.afmd-allier.com – weissensee

[iv] https://collections.arolsen-archives.org Doc ID : 6751813 à 818 – 10719634 – 128451878

https://www.ofpra. gouv.fr

Sources :

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

ORNAQUE FONDON Vincent

  • 76028 Dachau – 131317 Buchenwald

  • Né le 17 janvier 1922 à Caspe (Espagne)

  • Décédé le12 janvier 2004 à Sauve

Vicente Ornaque Fondon naît le 17 janvier 1922 à Caspe, province de Saragosse dans la communauté autonome d’Aragon en Espagne. Ses parents, Benito Ornaque et Francesca Fondon[i] et leurs cinq enfants prennent le chemin de l’exil en janvier 1939. À ce jour nous ne savons pas dans quel camp ils ont été conduits à leur arrivée en France. Toutefois nous savons qu’en 1940 Vincent, l’unique fils alors âgé de 18 ans, a un emploi de bûcheron à Saint-Hippolyte-du-Fort et habite Monoblet.
En novembre 1943 Vincent Ornaque quitte ses employeurs, messieurs Mazolier et Bancal pour intégrer le maquis de Lasalle. Le 13 février 1944 il est arrêté par la brigade de gendarmerie de Lasalle[ii] et est condamné pour détention d’arme et usage de fausse carte d’identité. Il est incarcéré à Nîmes du 14 février au 19 juin 1944 ; le 22 juin 1944 il est transféré à la prison St Paul de Lyon et le 29 juin 1944 il est l’un des 722 détenus de cette prison qui sont livrés aux Allemands et déportés dans le convoi I.234 qui arrive au KL de Dachau le 2 juillet où Il reçoit le matricule 76028.
Passée la période de quarantaine, le 3 août il est affecté au Kommando Weissensee[iii] dans le Tyrol et travaille à l’électrification du chemin de fer de Munich. Fin novembre 1944 il est de retour à Dachau, le 20 janvier 1945 il est transféré au KL de Buchenwald et a un nouveau matricule 131317 ; du 30 janvier au 4 avril 1945 il est assigné au Kommando d’Ohrdruf[iv] en Thuringe où les détenus sont employés à des travaux de terrassement en vue de l’installation souterraine de l’État-major Général de la Wehrmacht.

Évacué le 6 ou le 7 avril vers Buchenwald, Vincent Ornaque est libéré le 11 avril 1945 et rapatrié le 9 mai par le centre d’accueil de Saint-Avold dans le département de la Moselle. De retour dans le Gard il occupe des emplois de service à Nîmes.
Sa sœur aînée Ramona épouse Rufau ainsi que Dolorès épouse Tudela ont vécu à Saint-Hippolyte-du-Fort, Maria del Pilar à Marseille et Francisca épouse Cirac à Lévignac (Haute-Garonne)

Vincent Ornaque revient certainement pour sa retraite dans le secteur de Saint-Hippolyte-du-Fort puisqu’il décède en 2004 à Sauve.

Monique Vézilier

[i] Benito Bermejo, Sandra Checa : Libro Memorial « Espanoles deportados a los campos nazis, p. 151

[ii] DAVCC Caen dossier de déporté de Vincent Ornaque Fondon 21P 653712

[iii] http://www.afmd-allier.com – weissensee

[iv] https://collections.arolsen-archives.org Doc ID : 6751813 à 818 – 10719634 – 128451878

https://www.ofpra. gouv.fr

Sources :

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