LYNER Emmanuel 

  • Auschwitz

  • Né le 10 décembre 1904 à Vienne

  • Décédé à Auschwitz après le 2 septembre 1943

    Emmanuel Lyner nait le 10 décembre 1884 à Vienne.
    Fuyant vraisemblablement les persécutions antisémites, il se réfugie dans le sud de la France et on le retrouve à Langlade (Gard) où il a souscrit la déclaration de judéité instaurée par la loi du 2 juin 1941. Il est prestataire au GTE 304 Langlade (Groupement de Travailleurs Etrangers) comme nombre d’israélites.
    La loi du 27 septembre 1940, “Loi sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale”, crée les “Groupes de travailleurs étrangers” ou GTE dont l’article premier stipule : »Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d’étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. » Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels.
    Il est arrêté et envoyé au camp des Milles (près d’Aix en Provence) sous le matricule 359 (son nom apparait sur une plaque commémorative de ce camp). De là, il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy, d’où il est déporté à destination d’Auschwitz par convoi 59[i] du 2 septembre 1943. Il y disparaitra.

    Son nom est inscrit sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 69, colonne 23, rangée 3

    André FRANCISCO

    [i] Convoi 59 : Le 2 septembre à 10 h 00 un train transportant 1000 Juifs part de la gare de Bobigny. Plus de la moitié des déportés sont citoyens français. Le lieutenant Wannemacher est responsable de la supervision du train. Selon l’horaire pour un convoi qui a quitté Bobigny en novembre 1943, le train prend vraisemblablement le trajet suivant : Bobigny, Noisy-le-Sec, Épernay, Châlons-sur-Marne, Révigny, Bar-le-Duc, Novéant-sur-Moselle (Neuburg), Metz, Saarbrücken, Frankfurt/Main, Dresden, Görlitz, Liegnitz (Legnica), Neisse (Nysa), Cosel, Katowice (Kattowitz), Auschwitz. À l’arrivée au camp le 4 septembre, 232 hommes et 106 femmes sont sélectionnés pour des travaux forcés. Les hommes sont tatoués des numéros 145796 à 145027 et les femmes reçoivent les numéros 58300 à 58405. Les autres 727 déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. En 1945, on ne dénombrait que 17 hommes et 4 femmes rescapés de ce convoi. (Yad Vashem)

    Sources :

    Mémorial autrichien
    Mémorial de la Shoah

    Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

    LYNER Emmanuel 

    • Auschwitz

    • Né le 10 décembre 1904 à Vienne

    • Décédé à Auschwitz après le 2 septembre 1943

      Emmanuel Lyner nait le 10 décembre 1884 à Vienne.
      Fuyant vraisemblablement les persécutions antisémites, il se réfugie dans le sud de la France et on le retrouve à Langlade (Gard) où il a souscrit la déclaration de judéité instaurée par la loi du 2 juin 1941. Il est prestataire au GTE 304 Langlade (Groupement de Travailleurs Etrangers) comme nombre d’israélites.
      La loi du 27 septembre 1940, “Loi sur la situation des étrangers en surnombre dans l’économie nationale”, crée les “Groupes de travailleurs étrangers” ou GTE dont l’article premier stipule : »Les étrangers de sexe masculin, âgés de plus de 18 ans et de moins de 55 pourront, aussi longtemps que les circonstances l’exigent, être rassemblés dans des groupements d’étrangers s’ils sont en surnombre dans l’économie nationale et si, ayant cherché refuge en France, ils se trouvent dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine. » Elle prévoit également de mettre les GTE à la disposition d’entreprises. L’objectif est de fournir de la main d’œuvre pour les travaux agricoles, forestiers et industriels.
      Il est arrêté et envoyé au camp des Milles (près d’Aix en Provence) sous le matricule 359 (son nom apparait sur une plaque commémorative de ce camp). De là, il est envoyé au centre de regroupement des israélites à Drancy, d’où il est déporté à destination d’Auschwitz par convoi 59[i] du 2 septembre 1943. Il y disparaitra.

      Son nom est inscrit sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 69, colonne 23, rangée 3

      André FRANCISCO

      [i] Convoi 59 : Le 2 septembre à 10 h 00 un train transportant 1000 Juifs part de la gare de Bobigny. Plus de la moitié des déportés sont citoyens français. Le lieutenant Wannemacher est responsable de la supervision du train. Selon l’horaire pour un convoi qui a quitté Bobigny en novembre 1943, le train prend vraisemblablement le trajet suivant : Bobigny, Noisy-le-Sec, Épernay, Châlons-sur-Marne, Révigny, Bar-le-Duc, Novéant-sur-Moselle (Neuburg), Metz, Saarbrücken, Frankfurt/Main, Dresden, Görlitz, Liegnitz (Legnica), Neisse (Nysa), Cosel, Katowice (Kattowitz), Auschwitz. À l’arrivée au camp le 4 septembre, 232 hommes et 106 femmes sont sélectionnés pour des travaux forcés. Les hommes sont tatoués des numéros 145796 à 145027 et les femmes reçoivent les numéros 58300 à 58405. Les autres 727 déportés sont gazés dès leur arrivée au camp. En 1945, on ne dénombrait que 17 hommes et 4 femmes rescapés de ce convoi. (Yad Vashem)

      Sources :

      Mémorial autrichien
      Mémorial de la Shoah

      Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.