RECHERCHEZ
David Hirsch Galant naît le 18 mars 1927 à Paris 12ème, de ce fait, il est le seul de la famille à posséder la nationalité française[i] . Ses parents Yehudah Galant et Rose Brill, réfugiés russes, se sont établis dans un premier temps à Leipzig (Allemagne) où sont nés successivement leurs aînés : Betty/Bryna (1920), Renée (1921) et Adolphe (1922).
En 1924, la famille émigre à Paris, dans l’idée d’aller ensuite aux Etats-Unis. Les visas leur ayant été refusés, son père Yehudah s’établit pour de bon dans la capitale, créant une entreprise de maroquinerie. Il loue alors le premier étage d’un immeuble situé 20 rue des Partants (Paris 20e) pour son industrie, installant sa famille au 6e étage.
Lorsqu’il a 9 ans, on découvre que tout comme sa sœur Renée, David est atteint de tuberculose. Envoyé dans un sanatorium catholique à Cannes (Alpes-Maritimes), il s’y sent très seul et ne s’y plaît guère. Au bout de quelques mois, ses parents le font revenir à la maison où il finira par guérir totalement. Excellent élève, il termine son cycle primaire à 10 ans, mais ne peut entrer au collège, étant trop jeune pour passer le Certificat d’Etudes. Finalement, en 1938, il poursuit sa scolarité dans une école de commerce de la rue Béranger (Paris 3e), afin d’étudier la comptabilité.
Au début de l’Occupation, les Galant sont toujours à Paris mais aussitôt après la première rafle du printemps 1941, ils décident de franchir clandestinement la ligne de démarcation pour se réfugier en zone libre. Ils passent en plusieurs groupes, se rassemblant à Lyon, avant de s’installer à Nîmes. Yehudah trouve pour sa famille une petite maison au 19 bis rue de la Servie. La vie reprend sur de nouvelles bases. Son frère Adolphe, qui était étudiant à Paris s’inscrit à l’université de Montpellier où il obtient sa licence. David poursuit sa scolarité à Nîmes, tout en aidant son père qui lui apprend à couper le cuir. En septembre 1942, sa sœur aînée, Betty, se marie avec Lejb/Henry Szatkownik.
La joie de ce mariage est assombrie par l’arrivée des Allemands en zone libre. Adolphe, qui milite dans des organisations étudiantes de résistance, a de nombreux contacts y compris dans la Police. En mars 1943, il est averti de l’imminence de rafles. Les Galant au grand complet quittent précipitamment Nîmes pour Nice (Alpes-Maritimes) [ii] sous occupation italienne, beaucoup plus tolérante. Mais ils y sont arrêtés par les Italiens dès le 4 avril et assignés à résidence à Saint-Martin-Vésubie, au nord du département.
Malgré tout, la vie est relativement plaisante à « l’Hôtel de la Gare » où la famille occupe tout un étage. La principale contrainte est de se présenter deux fois par jour auprès des carabiniers. C’est à ce moment que David, à peine 16 ans, est associé par son frère Adolphe à ses activités de résistant. Son concours est précieux comme agent de liaison : étant français, David peut sans difficultés se rendre régulièrement à Nice. Il est même recruté par le chef de section de son frère pour une mission particulière : éliminer une « taupe » de son âge. Après avoir – sans trop état d’âme – exécuté ce jeune traître, il précise néanmoins à son commanditaire qu’il est hors de question qu’il recommence ce genre de mission. Il gardera le silence sur cette affaire pendant très longtemps, avant d’en livrer le récit dans ses mémoires, à la fin de sa vie.
En septembre 1943, par l’intermédiaire de ses contacts avec la résistance niçoise, la famille est priée de quitter de toute urgence Saint-Martin-Vésubie pour Cuneo (Italie) car la zone d’occupation italienne est sur le point de passer sous contrôle allemand. Les instructions précisent qu’après la longue traversée des Alpes à pied, un train les attendra pour les emmener à Rome où ils devraient pouvoir se fondre dans la population en attendant les Alliés.
Et c’est en tout un millier de personnes, réparties en plusieurs groupes, qui entament ce voyage éprouvant passant par le col de Fenestre (Alpes-Maritimes). Les Galant font partie du premier groupe. Hélas, peu avant Cuneo, dans le village italien de Borgo San Dalmazo, au lieu de partisans locaux, c’est la 12ème Compagnie de Panzer Division qui les attend. Tout le monde est pris par les Allemands, sauf quelques rescapés qui arrivent à prévenir les groupes suivants.
Les quelques 300 prisonniers, dont la famille Galant quasiment entière, sont internés à la caserne du village, avant d’être envoyés à Drancy. Ils y entrent le 23 novembre 1943 et David reçoit le matricule 8516 [iii] . Avec ses parents et tous ses proches, il est déporté par le convoi 64 du 7 décembre et arrive à Auschwitz trois jours plus tard.
Alors que ses parents, ses sœurs, son neveu et sa nièce sont directement envoyés à la mort, David est sélectionné pour entrer à Monowitz (Auschwitz III), avec le matricule 167524 [iv]. Il est installé au Block 51, tout comme son frère Adolphe est ses beaux-frères : Paul Apelbaum et Henry Szatkownik. Tous les quatre sont affectés à la construction d’une usine de production de caoutchouc synthétique pour la marque Buna – d’où le surnom du camp – propriété de la société IG Farben.
Le travail de David consiste dans un premier temps à creuser les fondations de l’usine, opération particulièrement éprouvante durant l’hiver polonais. Dans son malheur, la chance lui sourit cependant : il est sélectionné pour devenir maçon, tâche moins pénible qui dira-t-il lui sauve la vie. Ce n’est pas le cas de son frère Adolphe : devenu trop faible, celui-ci est sélectionné en mai 1944 pour la chambre à gaz. Avant de partir il a le temps de lui dire : « Tu es le dernier. Nous ne mourrons pas ! » [v].
Cet été-là, David et ses compagnons finissent de construire l’usine… qui est aussitôt bombardée par les Anglais. Ils commencent à peine à la rebâtir qu’elle est à nouveau la cible des avions de la Royal Air Force. Ce qui redonne un peu d’espoir à tous les déportés : enfin les Alliés interviennent ! [vi]. Finalement, le 25 janvier 1945, les Allemands commencent l’évacuation du camp. Après un périple très difficile, David arrive à Dora avant d’être affecté, le 2 février, à Mittelbau sous le matricule 107632 [vii]. Il n’y reste que deux mois car, le 3 avril, en sortant du bunker dans lequel il s’est réfugié pour échapper aux bombardements alliés, il constate que les barbelés sont renversés et les SS partis. Avec deux autres survivants, il sort tout simplement du camp, à pied. Neuf jours plus tard, il est récupéré par des soldats américains qui, le 20 avril 1945, le rapatrient par avion vers Paris. Il a alors 18 ans et, en moins de deux ans de camps, est passé de 77 à 30 kilos.
Dès le mois de mai, David se rend à Nice dans l’espoir de retrouver le matériel de maroquinerie que son père y avait laissé, mais tout a été pillé. Il rentre alors à Paris, désœuvré et déprimé, jusqu’à ce qu’il trouve temporairement du travail comme coupeur dans une fabrique de cuirs. Ayant formé le projet d’émigrer aux Etats-Unis où il a de la famille, il s’embarque en juin 1946 sur le paquebot « Desirade ». Après un bref séjour à New-York, il s’installe à Oakland (Californie) où réside de nombreux cousins. Il y devient boucher casher et se marie le 14 octobre 1951 avec Jean Fagin (1924-2004). De cette union naissent 3 enfants : Jed, Risa et Daniel, ce qui n’empêche pas David de reprendre des études de comptabilité. C’est ainsi qu’il ouvre son propre cabinet comptable, en 1965. Il s’éteint à Oakland le 3 mars 2013.
Ses souvenirs sont recueillis par sa fille Risa au début des années 2010, dans un livret retraçant l’histoire de la famille, intitulé : « Lest we Forget » (« Pour ne pas oublier »). Selon les propres mots de celle-ci, en conclusion de l’ouvrage : « je me suis dédiée à ce projet pour l’amour de mon père et comme un cadeau à ses descendants afin qu’ils sachent qui étaient leurs ancêtres : pas de simples chiffres ou des victimes, mais qu’ils vivaient pleinement : ils étaient intelligents, ils étaient talentueux, ils ont agi, ils ont rêvé, ils ont planifié, ils ont aimé, se sont battus et se sont rassemblés comme le font toutes les familles. »
Le nom de David Galant figure sur le « Mur des Noms » du mémorial de la Shoah, dalle 16, colonne 6, rangée 1.
Rédacteur : Gérard Krebs.
[i] Selon le « Bulletin des Lois de la République » pour l’année 1930, la demande a été faite par son père : « Déclaration souscrite le 25 janvier 1930 devant le juge de paix du XXe arrondissement de Paris, en vertu de l’article 3 de la loi du 10 août 1927 » (source Gallica-BnF)
[ii] Dans ses mémoires, David Galant précise que son père a loué une maison « dans la banlieue de Nice », à Saint Martin. Il s’agit probablement de Saint-Martin-du-Var.
[iii] Carnet de fouille 28/35, on lui saisit 1.001 lires italiennes.
[iv] Matricule indiqué dans ses mémoires. D’autres sources mentionnent 167523 (son frère Adolphe avait reçu le 167522).
[v] « You are the last one. We do not die ! »
[vi] D’après les souvenirs de David Galant, parmi les prisonniers du camp, un ingénieur avait réussi à fabriquer un poste de radio à partir d’un dentier ! Grâce à cet appareil, celui-ci a pu informer les Anglais des travaux pour IG Farben ainsi que donner aux autres prisonniers des nouvelles de l’évolution de la guerre.
[vii] Les Archives Arolsen indiquent que David Galant est enregistré à Mittelbau, tandis que celui-ci se souvient du camp sous le nom de Nordhausen.
Sources :
Memorial de la Shoah
Archives Arolsen
Association pour la Mémoire de l’Été 1943
Témoignage de David Galant : https://collections.ushmm.org/search/catalog/irn512340
https://yadvashem-france.org/wp-content/uploads/2020/08/saint-martin-vesubie_lesjustesdefrance.pdf
« Lest we forget / The Memoirs of David H. Galant » Livre autopublié en 2012 par Risa Galant, rassemblant les souvenirs de son père (dont photo de celui-ci début 1941, avant son départ vers la zone libre).
RECHERCHEZ
David Hirsch Galant naît le 18 mars 1927 à Paris 12ème, de ce fait, il est le seul de la famille à posséder la nationalité française[i] . Ses parents Yehudah Galant et Rose Brill, réfugiés russes, se sont établis dans un premier temps à Leipzig (Allemagne) où sont nés successivement leurs aînés : Betty/Bryna (1920), Renée (1921) et Adolphe (1922).
En 1924, la famille émigre à Paris, dans l’idée d’aller ensuite aux Etats-Unis. Les visas leur ayant été refusés, son père Yehudah s’établit pour de bon dans la capitale, créant une entreprise de maroquinerie. Il loue alors le premier étage d’un immeuble situé 20 rue des Partants (Paris 20e) pour son industrie, installant sa famille au 6e étage.
Lorsqu’il a 9 ans, on découvre que tout comme sa sœur Renée, David est atteint de tuberculose. Envoyé dans un sanatorium catholique à Cannes (Alpes-Maritimes), il s’y sent très seul et ne s’y plaît guère. Au bout de quelques mois, ses parents le font revenir à la maison où il finira par guérir totalement. Excellent élève, il termine son cycle primaire à 10 ans, mais ne peut entrer au collège, étant trop jeune pour passer le Certificat d’Etudes. Finalement, en 1938, il poursuit sa scolarité dans une école de commerce de la rue Béranger (Paris 3e), afin d’étudier la comptabilité.
Au début de l’Occupation, les Galant sont toujours à Paris mais aussitôt après la première rafle du printemps 1941, ils décident de franchir clandestinement la ligne de démarcation pour se réfugier en zone libre. Ils passent en plusieurs groupes, se rassemblant à Lyon, avant de s’installer à Nîmes. Yehudah trouve pour sa famille une petite maison au 19 bis rue de la Servie. La vie reprend sur de nouvelles bases. Son frère Adolphe, qui était étudiant à Paris s’inscrit à l’université de Montpellier où il obtient sa licence. David poursuit sa scolarité à Nîmes, tout en aidant son père qui lui apprend à couper le cuir. En septembre 1942, sa sœur aînée, Betty, se marie avec Lejb/Henry Szatkownik.
La joie de ce mariage est assombrie par l’arrivée des Allemands en zone libre. Adolphe, qui milite dans des organisations étudiantes de résistance, a de nombreux contacts y compris dans la Police. En mars 1943, il est averti de l’imminence de rafles. Les Galant au grand complet quittent précipitamment Nîmes pour Nice (Alpes-Maritimes) [ii] sous occupation italienne, beaucoup plus tolérante. Mais ils y sont arrêtés par les Italiens dès le 4 avril et assignés à résidence à Saint-Martin-Vésubie, au nord du département.
Malgré tout, la vie est relativement plaisante à « l’Hôtel de la Gare » où la famille occupe tout un étage. La principale contrainte est de se présenter deux fois par jour auprès des carabiniers. C’est à ce moment que David, à peine 16 ans, est associé par son frère Adolphe à ses activités de résistant. Son concours est précieux comme agent de liaison : étant français, David peut sans difficultés se rendre régulièrement à Nice. Il est même recruté par le chef de section de son frère pour une mission particulière : éliminer une « taupe » de son âge. Après avoir – sans trop état d’âme – exécuté ce jeune traître, il précise néanmoins à son commanditaire qu’il est hors de question qu’il recommence ce genre de mission. Il gardera le silence sur cette affaire pendant très longtemps, avant d’en livrer le récit dans ses mémoires, à la fin de sa vie.
En septembre 1943, par l’intermédiaire de ses contacts avec la résistance niçoise, la famille est priée de quitter de toute urgence Saint-Martin-Vésubie pour Cuneo (Italie) car la zone d’occupation italienne est sur le point de passer sous contrôle allemand. Les instructions précisent qu’après la longue traversée des Alpes à pied, un train les attendra pour les emmener à Rome où ils devraient pouvoir se fondre dans la population en attendant les Alliés.
Et c’est en tout un millier de personnes, réparties en plusieurs groupes, qui entament ce voyage éprouvant passant par le col de Fenestre (Alpes-Maritimes). Les Galant font partie du premier groupe. Hélas, peu avant Cuneo, dans le village italien de Borgo San Dalmazo, au lieu de partisans locaux, c’est la 12ème Compagnie de Panzer Division qui les attend. Tout le monde est pris par les Allemands, sauf quelques rescapés qui arrivent à prévenir les groupes suivants.
Les quelques 300 prisonniers, dont la famille Galant quasiment entière, sont internés à la caserne du village, avant d’être envoyés à Drancy. Ils y entrent le 23 novembre 1943 et David reçoit le matricule 8516 [iii] . Avec ses parents et tous ses proches, il est déporté par le convoi 64 du 7 décembre et arrive à Auschwitz trois jours plus tard.
Alors que ses parents, ses sœurs, son neveu et sa nièce sont directement envoyés à la mort, David est sélectionné pour entrer à Monowitz (Auschwitz III), avec le matricule 167524 [iv]. Il est installé au Block 51, tout comme son frère Adolphe est ses beaux-frères : Paul Apelbaum et Henry Szatkownik. Tous les quatre sont affectés à la construction d’une usine de production de caoutchouc synthétique pour la marque Buna – d’où le surnom du camp – propriété de la société IG Farben.
Le travail de David consiste dans un premier temps à creuser les fondations de l’usine, opération particulièrement éprouvante durant l’hiver polonais. Dans son malheur, la chance lui sourit cependant : il est sélectionné pour devenir maçon, tâche moins pénible qui dira-t-il lui sauve la vie. Ce n’est pas le cas de son frère Adolphe : devenu trop faible, celui-ci est sélectionné en mai 1944 pour la chambre à gaz. Avant de partir il a le temps de lui dire : « Tu es le dernier. Nous ne mourrons pas ! » [v].
Cet été-là, David et ses compagnons finissent de construire l’usine… qui est aussitôt bombardée par les Anglais. Ils commencent à peine à la rebâtir qu’elle est à nouveau la cible des avions de la Royal Air Force. Ce qui redonne un peu d’espoir à tous les déportés : enfin les Alliés interviennent ! [vi]. Finalement, le 25 janvier 1945, les Allemands commencent l’évacuation du camp. Après un périple très difficile, David arrive à Dora avant d’être affecté, le 2 février, à Mittelbau sous le matricule 107632 [vii]. Il n’y reste que deux mois car, le 3 avril, en sortant du bunker dans lequel il s’est réfugié pour échapper aux bombardements alliés, il constate que les barbelés sont renversés et les SS partis. Avec deux autres survivants, il sort tout simplement du camp, à pied. Neuf jours plus tard, il est récupéré par des soldats américains qui, le 20 avril 1945, le rapatrient par avion vers Paris. Il a alors 18 ans et, en moins de deux ans de camps, est passé de 77 à 30 kilos.
Dès le mois de mai, David se rend à Nice dans l’espoir de retrouver le matériel de maroquinerie que son père y avait laissé, mais tout a été pillé. Il rentre alors à Paris, désœuvré et déprimé, jusqu’à ce qu’il trouve temporairement du travail comme coupeur dans une fabrique de cuirs. Ayant formé le projet d’émigrer aux Etats-Unis où il a de la famille, il s’embarque en juin 1946 sur le paquebot « Desirade ». Après un bref séjour à New-York, il s’installe à Oakland (Californie) où réside de nombreux cousins. Il y devient boucher casher et se marie le 14 octobre 1951 avec Jean Fagin (1924-2004). De cette union naissent 3 enfants : Jed, Risa et Daniel, ce qui n’empêche pas David de reprendre des études de comptabilité. C’est ainsi qu’il ouvre son propre cabinet comptable, en 1965. Il s’éteint à Oakland le 3 mars 2013.
Ses souvenirs sont recueillis par sa fille Risa au début des années 2010, dans un livret retraçant l’histoire de la famille, intitulé : « Lest we Forget » (« Pour ne pas oublier »). Selon les propres mots de celle-ci, en conclusion de l’ouvrage : « je me suis dédiée à ce projet pour l’amour de mon père et comme un cadeau à ses descendants afin qu’ils sachent qui étaient leurs ancêtres : pas de simples chiffres ou des victimes, mais qu’ils vivaient pleinement : ils étaient intelligents, ils étaient talentueux, ils ont agi, ils ont rêvé, ils ont planifié, ils ont aimé, se sont battus et se sont rassemblés comme le font toutes les familles. »
Le nom de David Galant figure sur le « Mur des Noms » du mémorial de la Shoah, dalle 16, colonne 6, rangée 1.
Rédacteur : Gérard Krebs.
[i] Selon le « Bulletin des Lois de la République » pour l’année 1930, la demande a été faite par son père : « Déclaration souscrite le 25 janvier 1930 devant le juge de paix du XXe arrondissement de Paris, en vertu de l’article 3 de la loi du 10 août 1927 » (source Gallica-BnF)
[ii] Dans ses mémoires, David Galant précise que son père a loué une maison « dans la banlieue de Nice », à Saint Martin. Il s’agit probablement de Saint-Martin-du-Var.
[iii] Carnet de fouille 28/35, on lui saisit 1.001 lires italiennes.
[iv] Matricule indiqué dans ses mémoires. D’autres sources mentionnent 167523 (son frère Adolphe avait reçu le 167522).
[v] « You are the last one. We do not die ! »
[vi] D’après les souvenirs de David Galant, parmi les prisonniers du camp, un ingénieur avait réussi à fabriquer un poste de radio à partir d’un dentier ! Grâce à cet appareil, celui-ci a pu informer les Anglais des travaux pour IG Farben ainsi que donner aux autres prisonniers des nouvelles de l’évolution de la guerre.
[vii] Les Archives Arolsen indiquent que David Galant est enregistré à Mittelbau, tandis que celui-ci se souvient du camp sous le nom de Nordhausen.
Sources :
Memorial de la Shoah
Archives Arolsen
Association pour la Mémoire de l’Été 1943
Témoignage de David Galant : https://collections.ushmm.org/search/catalog/irn512340
https://yadvashem-france.org/wp-content/uploads/2020/08/saint-martin-vesubie_lesjustesdefrance.pdf
« Lest we forget / The Memoirs of David H. Galant » Livre autopublié en 2012 par Risa Galant, rassemblant les souvenirs de son père (dont photo de celui-ci début 1941, avant son départ vers la zone libre).




