RECHERCHEZ
Isidore Jean Marie nait le 11 avril 1909, fils d’Isidore Francois, cultivateur et de Francoise Roussel, dans le hameau du Hellay de la commune de Trans-la-Forêt (Ille et Vilaine)
Il s’engage dans l’armée en février 1928. Nommé sergent en 1930, il est affecté à Meknès (Maroc) et participe aux opérations dites de pacification dans le territoire de Tadla (au centre du pays, entre le haut et le moyen Atlas) jusqu’à son rapatriement en métropole en 1934.
Il épouse le 22 septembre 1931 à Sougéal (Ille et Vilaine), Alice Bouvier née le 11 juillet 1913 dans cette même ville. Et ont trois enfants : Andrée Alice (née le 27 juin 1936 à Annecy), Alain né le 25 novembre 1937 à Alger) et Yvette (née le 24 mars 1939 à Kouba – Algérie). Tous 3 seront adoptés par la nation après la disparition de leur père Isidore.
La famille réside 36 bd Thiers à Alger lors de son arrestation.
Admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 20 février 1932, il est nommé sergent-chef en mai 1936. Ayant obtenu son brevet de parachutiste en 1937, il est affecté à la 602ème compagnie d’infanterie de l’Air à Baraki (Algérie) en qualité de moniteur parachutiste et blessé à trois reprises au cours de sauts en parachute. Passé adjudant, il est dirigé vers Clermont-Ferrand en novembre 1940, puis envoyé à l’École de tir et d’armement de Cazaux (Gironde) où il obtient le brevet de mitrailleur d’avion, ce qui lui permet de devenir instructeur. Intégré à la 34ème escadre de bombardement, il est cité à l’ordre de l’escadre aérienne : » Adjudant mitrailleur et bombardier de grande valeur qui contribue pour une part au succès des missions auxquelles il participe. S’est distingué, le 3 juin 1940, par son courage et son sang-froid, au cours d’une mission où l’avion était violemment pris à partie par la DCA ennemie. » Affecté à la base aérienne de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), il rejoint l’état-major de défense aérienne du Sud-Ouest en décembre 1940, en tant qu’adjoint au commandant du quartier général puis envoyé en Afrique occidentale française en 1941 en qualité de mitrailleur et se trouve affecté le 15 novembre 1943, à la direction de la Sécurité Militaire au Maroc. Il totalisera 367 heures de vol, dont 33 heures en missions de guerre. Il s’engage alors dans les services spéciaux (réseau du capitaine Goeury) d’Alger. Volontaire pour une mission en France occupée, Il est débarqué le 1 juin 44 par sous-marin sur la côte méditerranéenne. Il a pour pseudonyme Alain Fauche.
Il est arrêté le 12 juillet 44 dans la région d’Alès et incarcéré dans la citadelle de Pont st Esprit (Gard). A partir de là, il est porté disparu et aurait été abattu sur le pont ou sur les bords du Rhône selon le témoignage d’un codétenu à son épouse. C’est ce qui advint à plus d’une vingtaine de prisonniers de la citadelle dont les corps ont été jetés ensuite dans le fleuve. Le sien ne fut pas retrouvé.
Son nom n’apparaît pas dans la liste des victimes des tortionnaires de Pont-Saint-Esprit jugés par une cour de justice ou un tribunal militaire. Quoi qu’il en soit, les méthodes que ces individus pratiquaient ne laissent aucun doute sur les sévices qu’il a subis, ni sur sa fin.
La date officielle de son décès est fixée au 12 juillet 1944 par le tribunal civil d’Alger du 6 juin 1947.
Promu lieutenant à titre posthume, déclaré « Mort pour la France », Isidore Fillion a été fait chevalier de la Légion d’Honneur. Il a été décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze et étoile de vermeil et, tardivement, le 17 décembre 1968, de la Médaille de la Résistance. Il était déjà titulaire de la Médaille militaire (janvier 1940), de la Médaille coloniale avec agrafe « Maroc » et de la Croix du combattant.
Son nom figure sur le mémorial des anciens des services spéciaux de la défense nationale inauguré le 3 mai 1959 à Ramatuelle (Var) à l’initiative du colonel Paul Paillole.
André FRANCISCO
Sources :
Le Maitron : htthttps://maitron.fr/fillion-isidore-jean-marie-pseudonyme-alain-fauche/, notice FILLION Isidore, Jean, Marie [pseudonyme Alain FAUCHE] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 21 juillet 2020, dernière modification le 21 juillet 2020.n-fauche/, notice FILLION Isidore, Jean, Marie [pseudonyme Alain FAUCHE] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 21 juillet 2020,
Dossier SHD Caen 21 P 450 070
Généanet : Stéphane Daguet (stephanedaguet )
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Isidore Jean Marie nait le 11 avril 1909, fils d’Isidore Francois, cultivateur et de Francoise Roussel, dans le hameau du Hellay de la commune de Trans-la-Forêt (Ille et Vilaine)
Il s’engage dans l’armée en février 1928. Nommé sergent en 1930, il est affecté à Meknès (Maroc) et participe aux opérations dites de pacification dans le territoire de Tadla (au centre du pays, entre le haut et le moyen Atlas) jusqu’à son rapatriement en métropole en 1934.
Il épouse le 22 septembre 1931 à Sougéal (Ille et Vilaine), Alice Bouvier née le 11 juillet 1913 dans cette même ville. Et ont trois enfants : Andrée Alice (née le 27 juin 1936 à Annecy), Alain né le 25 novembre 1937 à Alger) et Yvette (née le 24 mars 1939 à Kouba – Algérie). Tous 3 seront adoptés par la nation après la disparition de leur père Isidore.
La famille réside 36 bd Thiers à Alger lors de son arrestation.
Admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 20 février 1932, il est nommé sergent-chef en mai 1936. Ayant obtenu son brevet de parachutiste en 1937, il est affecté à la 602ème compagnie d’infanterie de l’Air à Baraki (Algérie) en qualité de moniteur parachutiste et blessé à trois reprises au cours de sauts en parachute. Passé adjudant, il est dirigé vers Clermont-Ferrand en novembre 1940, puis envoyé à l’École de tir et d’armement de Cazaux (Gironde) où il obtient le brevet de mitrailleur d’avion, ce qui lui permet de devenir instructeur. Intégré à la 34ème escadre de bombardement, il est cité à l’ordre de l’escadre aérienne : » Adjudant mitrailleur et bombardier de grande valeur qui contribue pour une part au succès des missions auxquelles il participe. S’est distingué, le 3 juin 1940, par son courage et son sang-froid, au cours d’une mission où l’avion était violemment pris à partie par la DCA ennemie. » Affecté à la base aérienne de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), il rejoint l’état-major de défense aérienne du Sud-Ouest en décembre 1940, en tant qu’adjoint au commandant du quartier général puis envoyé en Afrique occidentale française en 1941 en qualité de mitrailleur et se trouve affecté le 15 novembre 1943, à la direction de la Sécurité Militaire au Maroc. Il totalisera 367 heures de vol, dont 33 heures en missions de guerre. Il s’engage alors dans les services spéciaux (réseau du capitaine Goeury) d’Alger. Volontaire pour une mission en France occupée, Il est débarqué le 1 juin 44 par sous-marin sur la côte méditerranéenne. Il a pour pseudonyme Alain Fauche.
Il est arrêté le 12 juillet 44 dans la région d’Alès et incarcéré dans la citadelle de Pont st Esprit (Gard). A partir de là, il est porté disparu et aurait été abattu sur le pont ou sur les bords du Rhône selon le témoignage d’un codétenu à son épouse. C’est ce qui advint à plus d’une vingtaine de prisonniers de la citadelle dont les corps ont été jetés ensuite dans le fleuve. Le sien ne fut pas retrouvé.
Son nom n’apparaît pas dans la liste des victimes des tortionnaires de Pont-Saint-Esprit jugés par une cour de justice ou un tribunal militaire. Quoi qu’il en soit, les méthodes que ces individus pratiquaient ne laissent aucun doute sur les sévices qu’il a subis, ni sur sa fin.
La date officielle de son décès est fixée au 12 juillet 1944 par le tribunal civil d’Alger du 6 juin 1947.
Promu lieutenant à titre posthume, déclaré « Mort pour la France », Isidore Fillion a été fait chevalier de la Légion d’Honneur. Il a été décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze et étoile de vermeil et, tardivement, le 17 décembre 1968, de la Médaille de la Résistance. Il était déjà titulaire de la Médaille militaire (janvier 1940), de la Médaille coloniale avec agrafe « Maroc » et de la Croix du combattant.
Son nom figure sur le mémorial des anciens des services spéciaux de la défense nationale inauguré le 3 mai 1959 à Ramatuelle (Var) à l’initiative du colonel Paul Paillole.
André FRANCISCO
Sources :
Le Maitron : htthttps://maitron.fr/fillion-isidore-jean-marie-pseudonyme-alain-fauche/, notice FILLION Isidore, Jean, Marie [pseudonyme Alain FAUCHE] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 21 juillet 2020, dernière modification le 21 juillet 2020.n-fauche/, notice FILLION Isidore, Jean, Marie [pseudonyme Alain FAUCHE] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 21 juillet 2020,
Dossier SHD Caen 21 P 450 070
Généanet : Stéphane Daguet (stephanedaguet )



