RECHERCHEZ
Georges Alain Jules Clément nait le 29 janvier 1921 au 38 bd Gambetta à Nîmes, fils d’André, âgé de 22 ans, négociant et d’Alix Estival 23 ans, sans profession.
Il est arrêté le 27 juillet 1944 au 1 rue Charcot au Mans (Sarthe) sous le nom de Georges Clauzel – clerc de notaire né le 29 janvier 1919 à Nimes. L’arrestation certainement due à une dénonciation se déroule à 2h00 du matin pendant une émission radio après un siège de près d’un ¾ d’heure.
Georges Clément est un résistant en mission, parachuté en France le 9 avril 1944 comme observateur chef de la mission « Plainchaint » du plan SUSSEX[i] dans la région du Mans.
Dans le cadre de la préparation du débarquement en France (opération Overlord), l’État-major du général Eisenhower imagina en mars 1943 de créer un plan baptisé « Sussex », visant à mettre en place au nord de la Loire (zone de combats), des équipes de deux officiers (1 observateur et 1 radio) parachutés en civil et placés en des points stratégiques derrière les lignes allemandes. Équipés d’émetteurs-récepteurs clandestins et de postes « Klaxon », ils avaient pour mission de recueillir et transmettre des renseignements en temps réel sur les forces ennemies, son ordre de bataille avant, pendant et après le débarquement, afin de permettre l’avancée des troupes alliées jusqu’à la libération totale de la France. Ces officiers français furent recrutés par le BCRA de la France Libre (Bureau Central de Renseignement et d’Action), formés par le « SIS » (Secret Intelligence Service britannique) et « l’OSS » (Office Of Strategic Services américain). En 1944, 56 binômes d’officiers français sautaient sur la France occupée derrière les lignes allemandes, dans le cadre de cette opération secrète, franco américano britannique. Cette opération fut la première aéroportée de recherche de renseignements d’envergure et en a préfiguré à ce titre beaucoup d’autres réalisées depuis par les services secrets et les forces spéciales françaises.
Georges Clément sera homologué capitaine après la libération et l’US Army témoignera de sa direction d’un réseau de renseignement et de la transmission d’informations capitales avant son arrestation et son silence pendant les interrogatoires.
Il est détenu dans les locaux de la gestapo Paris du 27 juillet au 14 août 1944, et sera finalement déporté depuis la gare de Pantin à Paris, le 15 août 1944 à destination de Buchenwald jusqu’à mi-septembre 1944.
Il est transféré au Kommando de Reh (autre nom Neu Stassfurt – Kommando de Buchenwald Dora) jusqu’au 11 avril 1945, où il travaille à la transformation en usine d’une mine de sel située à 460 m sous terre.
Devant l’avancée des troupes alliées, il en est évacué et s’évadera le 7 mai à Marienburg. Il est rapatrié par le Bourget le 5 juin et arrive au Lutétia Paris, point de chute de nombreux déportés.
Il est médaillé de la légion d’honneur et de la Distinguished Service Cros US (deuxième plus haute décoration militaire de l’armée des États-Unis) par décret 14 janvier 1948 – JO du 17 février 1948
Il sera avocat au barreau de Marseille et réside à l’adresse familiale au 18 rue de la grande armée à Marseille (en 1953).
Il épouse à Cassis (Bouches du Rhone), Dorothée Alfonsi le 14 avril 1964.
En 1983, il réside route des sanguinaires à Ajaccio lors de sa remise de la croix de commandeur de la légion d’honneur.
Il décède le 11 septembre 2000 à Ajaccio.
André FRANCISCO
[i] Plan Sussex :
Sources :
Dossier SHD Caen n° 21P626 373
Décès registre INSEE
Etat civil Nimes
RECHERCHEZ
Georges Alain Jules Clément nait le 29 janvier 1921 au 38 bd Gambetta à Nîmes, fils d’André, âgé de 22 ans, négociant et d’Alix Estival 23 ans, sans profession.
Il est arrêté le 27 juillet 1944 au 1 rue Charcot au Mans (Sarthe) sous le nom de Georges Clauzel – clerc de notaire né le 29 janvier 1919 à Nimes. L’arrestation certainement due à une dénonciation se déroule à 2h00 du matin pendant une émission radio après un siège de près d’un ¾ d’heure.
Georges Clément est un résistant en mission, parachuté en France le 9 avril 1944 comme observateur chef de la mission « Plainchaint » du plan SUSSEX[i] dans la région du Mans.
Dans le cadre de la préparation du débarquement en France (opération Overlord), l’État-major du général Eisenhower imagina en mars 1943 de créer un plan baptisé « Sussex », visant à mettre en place au nord de la Loire (zone de combats), des équipes de deux officiers (1 observateur et 1 radio) parachutés en civil et placés en des points stratégiques derrière les lignes allemandes. Équipés d’émetteurs-récepteurs clandestins et de postes « Klaxon », ils avaient pour mission de recueillir et transmettre des renseignements en temps réel sur les forces ennemies, son ordre de bataille avant, pendant et après le débarquement, afin de permettre l’avancée des troupes alliées jusqu’à la libération totale de la France. Ces officiers français furent recrutés par le BCRA de la France Libre (Bureau Central de Renseignement et d’Action), formés par le « SIS » (Secret Intelligence Service britannique) et « l’OSS » (Office Of Strategic Services américain). En 1944, 56 binômes d’officiers français sautaient sur la France occupée derrière les lignes allemandes, dans le cadre de cette opération secrète, franco américano britannique. Cette opération fut la première aéroportée de recherche de renseignements d’envergure et en a préfiguré à ce titre beaucoup d’autres réalisées depuis par les services secrets et les forces spéciales françaises.
Georges Clément sera homologué capitaine après la libération et l’US Army témoignera de sa direction d’un réseau de renseignement et de la transmission d’informations capitales avant son arrestation et son silence pendant les interrogatoires.
Il est détenu dans les locaux de la gestapo Paris du 27 juillet au 14 août 1944, et sera finalement déporté depuis la gare de Pantin à Paris, le 15 août 1944 à destination de Buchenwald jusqu’à mi-septembre 1944.
Il est transféré au Kommando de Reh (autre nom Neu Stassfurt – Kommando de Buchenwald Dora) jusqu’au 11 avril 1945, où il travaille à la transformation en usine d’une mine de sel située à 460 m sous terre.
Devant l’avancée des troupes alliées, il en est évacué et s’évadera le 7 mai à Marienburg. Il est rapatrié par le Bourget le 5 juin et arrive au Lutétia Paris, point de chute de nombreux déportés.
Il est médaillé de la légion d’honneur et de la Distinguished Service Cros US (deuxième plus haute décoration militaire de l’armée des États-Unis) par décret 14 janvier 1948 – JO du 17 février 1948
Il sera avocat au barreau de Marseille et réside à l’adresse familiale au 18 rue de la grande armée à Marseille (en 1953).
Il épouse à Cassis (Bouches du Rhone), Dorothée Alfonsi le 14 avril 1964.
En 1983, il réside route des sanguinaires à Ajaccio lors de sa remise de la croix de commandeur de la légion d’honneur.
Il décède le 11 septembre 2000 à Ajaccio.
André FRANCISCO
[i] Plan Sussex :
Sources :
Dossier SHD Caen n° 21P626 373
Décès registre INSEE
Etat civil Nimes



