RECHERCHEZ
Il nait le 23 octobre 1920 au 14 rue Corneille à Marseille dans une famille israélite. Il est le fils de Judas, employé (né le 4 septembre 1886 à Oran et décédé le 24 janvier 1930 à Marseille) et de Yamina/ Gamina Abbou (née le 15 août 1887 à Oran et décédée 28 mars 1943 à Sobibor).
Il épouse Clara Siam le 29 septembre 1942 à Marseille. Elle est née à Salonique en Grèce le 28 juillet 1922 et devient française par mariage.
Il est photographe de métier et a quatre frères et une sœur:
Samuel : né le 16 juin 1911 à Marseille – prisonnier de guerre pendant 5 ans en Allemagne – décédé le 4 avril 1988 à Marseille
Maurice : né le 30 juin 1913 à Marseille – prisonnier de guerre pendant 5 ans en Allemagne – décédé le 7 mars 1985 à Marseille
Camille : née en 1916 – décédée le 28 mars 1943 à Sobibor
Roger : né le 13 décembre 1922 à Marseille – décédé le 28 mars 1943 à Sobibor 1921/ 1943
Sauveur : né le 12 novembre 1926 – décédé 23 décembre 2006 à Marseille. Celui-ci est arrêté lors de l’opération Tiger à Marseille et réussit à s’évader pour rejoindre la résistance.
La présence dans le Gard de Prosper est attestée dans un chantier de jeunesse à St Jean du Gard où il fait sa déclaration de judéité imposée par la loi du 2 juin 1941. Dans d’autres sources on le retrouve à La Favède (Gard) où se situe un GTE (Groupement de Travailleurs Etrangers) affecté à l’exploitation des mines du bassin Alésien.
Il est arrêté avec son épouse Clara à son domicile, 16 rue st Anne Marseille. Sa famille est arrêtée par ailleurs : ses frères Roger et Sauveur, sa sœur Camille ainsi que sa mère – seul Sauveur rechapera).
Ces arrestations sont faites lors de l’opération Tiger qui s’est déroulée dans le quartier du Vieux-Port les 22, 23 et 24 janvier 1943. Accompagnés de la police nationale, dirigée par René Bousquet, les Allemands organisent une rafle de près de 6 000 personnes. 1 642 personnes sont déportées, dont 782 Juifs (3 977 personnes sont relâchées). Le quartier est vidé de ses habitants avant destruction : environ 20 000 personnes sont évacuées de leur logement. Une semaine plus tard, 14 hectares du quartier populaire que les Nazis appelaient « la verrue de l’Europe » sont rasés. Le général SS Carl Oberg, responsable de la police allemande en France, fait le voyage depuis Paris, et transmet à Bousquet les consignes venant de Heinrich Himmler.
La famille est transportée en tramway jusqu’à la gare d’Arenc à Marseille. Elle est entassée dans des wagons durant deux jours jusqu’à ce qu’elle atteigne Fréjus (Var). Elle est ensuite internée au camp militaire désaffecté de Puget-sur-Argens (Var), où les arrivants sont triés. Ils sont dirigés sur Compiègne au camp de Royallieu, avec le matricule 8270 ou 8271 pour Prosper et ensuite le camp de regroupement des israélites à Drancy, d’où ils sont déportés par le convoi 52[i] à destination de Sobibor et sont assassinés dès leur arrivée le 28 mars 1943 (JO du 18/7/2012 – Arrêté du 27 mars 2012 portant apposition de la mention « Mort en déportation »). Il n’y aura aucun survivant dans ce convoi composé de 639 hommes et 355 femmes, (dont 65 enfants).
Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 9 – colonne 3 rangée 3
André FRANCISCO
[i]Convoi n° 52
Les 22, 23 et 24 janvier eut lieu à Marseille « l’action Tiger », au cours de laquelle furent arrêtés les Juifs étrangers déportables et les Juifs français. Internés à Compiègne, ces Juifs sont transférés après le 10 mars de Compiègne à Drancy. Ce convoi emporte 639 hommes et 355 femmes. Il y a 15 enfants de moins de 12 ans, 140 enfants et adolescents entre 12 et 21 ans. Ce convoi est composé notamment de 214 personnes nées en Algérie, 207 en France, 149 en Pologne, 118en Grèce, 55 en Turquie, 44 en Ukraine, 31 en Allemagne, 22 en Roumanie et en Tunisie, 16 en Autriche, 12au Maroc, 11 en Lituanie, 10 en Bulgarie, selon le découpage des frontières en 2021.
Il y aura aucun survivant
Sources :
-Dossier Caen 21 P 436 163
-Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Béate et Serge Klarsfeld, Paris 1978
-Généanet : Auteur de l’arbre généalogique : dbarkat « familles juives en Algérie, Tunisie, Maroc et ailleurs
RECHERCHEZ
Il nait le 23 octobre 1920 au 14 rue Corneille à Marseille dans une famille israélite. Il est le fils de Judas, employé (né le 4 septembre 1886 à Oran et décédé le 24 janvier 1930 à Marseille) et de Yamina/ Gamina Abbou (née le 15 août 1887 à Oran et décédée 28 mars 1943 à Sobibor).
Il épouse Clara Siam le 29 septembre 1942 à Marseille. Elle est née à Salonique en Grèce le 28 juillet 1922 et devient française par mariage.
Il est photographe de métier et a quatre frères et une sœur:
Samuel : né le 16 juin 1911 à Marseille – prisonnier de guerre pendant 5 ans en Allemagne – décédé le 4 avril 1988 à Marseille
Maurice : né le 30 juin 1913 à Marseille – prisonnier de guerre pendant 5 ans en Allemagne – décédé le 7 mars 1985 à Marseille
Camille : née en 1916 – décédée le 28 mars 1943 à Sobibor
Roger : né le 13 décembre 1922 à Marseille – décédé le 28 mars 1943 à Sobibor 1921/ 1943
Sauveur : né le 12 novembre 1926 – décédé 23 décembre 2006 à Marseille. Celui-ci est arrêté lors de l’opération Tiger à Marseille et réussit à s’évader pour rejoindre la résistance.
La présence dans le Gard de Prosper est attestée dans un chantier de jeunesse à St Jean du Gard où il fait sa déclaration de judéité imposée par la loi du 2 juin 1941. Dans d’autres sources on le retrouve à La Favède (Gard) où se situe un GTE (Groupement de Travailleurs Etrangers) affecté à l’exploitation des mines du bassin Alésien.
Il est arrêté avec son épouse Clara à son domicile, 16 rue st Anne Marseille. Sa famille est arrêtée par ailleurs : ses frères Roger et Sauveur, sa sœur Camille ainsi que sa mère – seul Sauveur rechapera).
Ces arrestations sont faites lors de l’opération Tiger qui s’est déroulée dans le quartier du Vieux-Port les 22, 23 et 24 janvier 1943. Accompagnés de la police nationale, dirigée par René Bousquet, les Allemands organisent une rafle de près de 6 000 personnes. 1 642 personnes sont déportées, dont 782 Juifs (3 977 personnes sont relâchées). Le quartier est vidé de ses habitants avant destruction : environ 20 000 personnes sont évacuées de leur logement. Une semaine plus tard, 14 hectares du quartier populaire que les Nazis appelaient « la verrue de l’Europe » sont rasés. Le général SS Carl Oberg, responsable de la police allemande en France, fait le voyage depuis Paris, et transmet à Bousquet les consignes venant de Heinrich Himmler.
La famille est transportée en tramway jusqu’à la gare d’Arenc à Marseille. Elle est entassée dans des wagons durant deux jours jusqu’à ce qu’elle atteigne Fréjus (Var). Elle est ensuite internée au camp militaire désaffecté de Puget-sur-Argens (Var), où les arrivants sont triés. Ils sont dirigés sur Compiègne au camp de Royallieu, avec le matricule 8270 ou 8271 pour Prosper et ensuite le camp de regroupement des israélites à Drancy, d’où ils sont déportés par le convoi 52[i] à destination de Sobibor et sont assassinés dès leur arrivée le 28 mars 1943 (JO du 18/7/2012 – Arrêté du 27 mars 2012 portant apposition de la mention « Mort en déportation »). Il n’y aura aucun survivant dans ce convoi composé de 639 hommes et 355 femmes, (dont 65 enfants).
Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 9 – colonne 3 rangée 3
André FRANCISCO
[i]Convoi n° 52
Les 22, 23 et 24 janvier eut lieu à Marseille « l’action Tiger », au cours de laquelle furent arrêtés les Juifs étrangers déportables et les Juifs français. Internés à Compiègne, ces Juifs sont transférés après le 10 mars de Compiègne à Drancy. Ce convoi emporte 639 hommes et 355 femmes. Il y a 15 enfants de moins de 12 ans, 140 enfants et adolescents entre 12 et 21 ans. Ce convoi est composé notamment de 214 personnes nées en Algérie, 207 en France, 149 en Pologne, 118en Grèce, 55 en Turquie, 44 en Ukraine, 31 en Allemagne, 22 en Roumanie et en Tunisie, 16 en Autriche, 12au Maroc, 11 en Lituanie, 10 en Bulgarie, selon le découpage des frontières en 2021.
Il y aura aucun survivant
Sources :
-Dossier Caen 21 P 436 163
-Le Mémorial de la déportation des juifs de France, Béate et Serge Klarsfeld, Paris 1978
-Généanet : Auteur de l’arbre généalogique : dbarkat « familles juives en Algérie, Tunisie, Maroc et ailleurs



