BENGER Siegfried

  • 126929 – Buchenwald

  • Né 3 mai 1904 dans le district de Krone (Poméranie – Prusse occidentale)

  • Revenu des camps

Siegfried BENGER nait le 3 mai 1904 à Walcz dans le district de Krone (Prusse occidentale – aujourd’hui Pologne). Il habite Erfurt où il exerce la profession de serrurier. Juif athée, communiste et anti nazi, il est exempté du service militaire en 1935, pour raison de santé.

Il fuit l’Allemagne et émigre à Anvers en Belgique (Ambruggestraat 154) le 28 juillet 1938, mais il en est expulsé par les autorités belges comme des centaines d’autres Juifs, le 10 mai 1940 vers des camps d’internement dans le Sud de la France, et se retrouve dans le camp de St Cyprien après avoir transité par Ste Livrade sur Lot et Villemur sur Tarn. Affecté au GTE 805 de la Favède dans les mines de La Grand Combe (Groupement de Travailleurs Etrangers) il est arrêté par la Gestapo à Alès (Gard) le 4 septembre 1941, et interné au camp des Milles (devenu de juillet 1940 à juillet 1942 un camp pour « indésirables »). Il est transféré à Drancy le 13 août 1942 puis déporté à Auschwitz le 7 septembre par le convoi 29. A l’arrivée, il est affecté dans un camp annexe, le kommando de Blechhammer où il subit les travaux forcés comme ouvrier du métal.  Le 21 janvier 1945 Il est évacué vers Gross-Rosen, important pôle industriel, où il arrive le 2 février, après 13 jours de « marche de la mort ». Le 8 février, il repart vers Buchenwald dans des wagons à bestiaux découverts qu’il atteint le 10 février 1945. Il est alors affecté au kommando 88 de l’usine Gustloff, jusqu’à la libération de Buchenwald intervenant le 11 avril 1945.

Ce n’est que le 2 mai que commence son voyage de retour, et à sa demande, il se dirige vers Oberhausen en Rhénanie le 5 mai 1945.  On le retrouve plus tard sur le répertoire mensuel des migrations individuelles, tenu par l’Organisation Internationale des Réfugiés : il y est indiqué son émigration en Australie, accompagné de Rita et d’Anna (probablement sa femme et sa fille) le 15 janvier 1950.

Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 7, colonne 3, rangée 1

 

Frédérique Doat-Vincent

Sources :

https://www.bundesarchiv.de/gedenkbuch/en1017699

www.arolsen-archives.org

Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France – Serge Klarsfeld ; Jean-Pierre Stroweis

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

BENGER Siegfried

  • 126929 – Buchenwald

  • Né 3 mai 1904 dans le district de Krone (Poméranie – Prusse occidentale)

  • Revenu des camps

Siegfried BENGER nait le 3 mai 1904 à Walcz dans le district de Krone (Prusse occidentale – aujourd’hui Pologne). Il habite Erfurt où il exerce la profession de serrurier. Juif athée, communiste et anti nazi, il est exempté du service militaire en 1935, pour raison de santé.

Il fuit l’Allemagne et émigre à Anvers en Belgique (Ambruggestraat 154) le 28 juillet 1938, mais il en est expulsé par les autorités belges comme des centaines d’autres Juifs, le 10 mai 1940 vers des camps d’internement dans le Sud de la France, et se retrouve dans le camp de St Cyprien après avoir transité par Ste Livrade sur Lot et Villemur sur Tarn. Affecté au GTE 805 de la Favède dans les mines de La Grand Combe (Groupement de Travailleurs Etrangers) il est arrêté par la Gestapo à Alès (Gard) le 4 septembre 1941, et interné au camp des Milles (devenu de juillet 1940 à juillet 1942 un camp pour « indésirables »). Il est transféré à Drancy le 13 août 1942 puis déporté à Auschwitz le 7 septembre par le convoi 29. A l’arrivée, il est affecté dans un camp annexe, le kommando de Blechhammer où il subit les travaux forcés comme ouvrier du métal.  Le 21 janvier 1945 Il est évacué vers Gross-Rosen, important pôle industriel, où il arrive le 2 février, après 13 jours de « marche de la mort ». Le 8 février, il repart vers Buchenwald dans des wagons à bestiaux découverts qu’il atteint le 10 février 1945. Il est alors affecté au kommando 88 de l’usine Gustloff, jusqu’à la libération de Buchenwald intervenant le 11 avril 1945.

Ce n’est que le 2 mai que commence son voyage de retour, et à sa demande, il se dirige vers Oberhausen en Rhénanie le 5 mai 1945.  On le retrouve plus tard sur le répertoire mensuel des migrations individuelles, tenu par l’Organisation Internationale des Réfugiés : il y est indiqué son émigration en Australie, accompagné de Rita et d’Anna (probablement sa femme et sa fille) le 15 janvier 1950.

Son nom figure sur le mur des noms du mémorial de la Shoah : dalle 7, colonne 3, rangée 1

 

Frédérique Doat-Vincent

Sources :

https://www.bundesarchiv.de/gedenkbuch/en1017699

www.arolsen-archives.org

Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France – Serge Klarsfeld ; Jean-Pierre Stroweis

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