ATHIAS Andrée

  • Auschwitz

  • Née le 6 février 1912 à Alger

  • Décédée le 23 juillet 1943 à Auschwitz

Andrée Elise nait le 6 février 1912 à Alger. Elle la fille de Gustave Aron Athias et de Louise Ben Aïch. Elle se marie avec Maurice Athias à Paris, le 22 octobre 1937 ; les deux époux sont français, issus de familles commerçantes, Maurice est lui-même épicier. Ils s’installent au 24 rue de Trévise (9e arrondissement). De leur union naît, le 8 juillet 1939, un fils: François. A l’arrivée des Allemands, la famille fuit la capitale et s’établit à Nîmes en septembre 1940 à la Villa Elise, 17 rue Montgolfier, villa qu’elle partage plus tard avec d’autres réfugiés parisiens : un couple, Marcel et Hélène Brunner, ainsi qu’une famille, les Zeckendorf.

En tant que juifs, ils sont visés par la rafle du 3 avril 1943, qui survient quelques jours après une enquête de la gendarmerie française les concernant, suite à un courrier anonyme les dénonçant faussement tous comme profiteurs du marché noir. Les trois familles sont arrêtées ensemble ce jour-là et écroués à la maison centrale de Nîmes. Dix jours plus tard les Athias sont transférés à Drancy où ils sont enregistrés sous les matricules 132, 133 et 134.

C’est alors qu’un autre malheur frappe la famille. La mère de Maurice Athias, qui était restée à Paris, se rend en juin à Drancy pour prendre des nouvelles de son fils, sa bru et son petit-fils. Cette démarche l’a fait repérer : elle est arrêtée puis sera également déportée.

De leur côté, Maurice – de santé fragile -, Andrée et le petit François âgé de 4 ans, sont envoyés à Auschwitz par le convoi n° 57, le 18 juillet 1943.  A partir de ce moment, il n’y a plus aucune trace de leur sort (pas plus d’ailleurs que celui des Brunner, déportés par le convoi 58 et des Zeckendorf par le 55). Les nombreuses démarches entreprises après-guerre par la famille restent infructueuses. Une réponse de la Fédération des déportés et internés résume la situation :

« Les convois de juillet 43 laissent peu d’espoir car les personnes en mauvaise santé et les femmes avec enfants n’entraient pas au camp et étaient gazées à l’arrivée »…

Et c’est en 1947, par une déclaration judiciaire, que la date de leur décès est fixée au 23 juillet, soit 5 jours après leur départ de Drancy, ce qui était alors la règle pour les déportés dont on n’avait aucune nouvelle.

Gérard Krebs et Georges Muller

Sources :

Archives SHD Caen

Archives CD 30

Vous avez un complément d’informations ? N’hésitez pas nous le faire savoir.

ATHIAS Andrée

  • Auschwitz

  • Née le 6 février 1912 à Alger

  • Décédée le 23 juillet 1943 à Auschwitz

Andrée Elise nait le 6 février 1912 à Alger. Elle la fille de Gustave Aron Athias et de Louise Ben Aïch. Elle se marie avec Maurice Athias à Paris, le 22 octobre 1937 ; les deux époux sont français, issus de familles commerçantes, Maurice est lui-même épicier. Ils s’installent au 24 rue de Trévise (9e arrondissement). De leur union naît, le 8 juillet 1939, un fils: François. A l’arrivée des Allemands, la famille fuit la capitale et s’établit à Nîmes en septembre 1940 à la Villa Elise, 17 rue Montgolfier, villa qu’elle partage plus tard avec d’autres réfugiés parisiens : un couple, Marcel et Hélène Brunner, ainsi qu’une famille, les Zeckendorf.

En tant que juifs, ils sont visés par la rafle du 3 avril 1943, qui survient quelques jours après une enquête de la gendarmerie française les concernant, suite à un courrier anonyme les dénonçant faussement tous comme profiteurs du marché noir. Les trois familles sont arrêtées ensemble ce jour-là et écroués à la maison centrale de Nîmes. Dix jours plus tard les Athias sont transférés à Drancy où ils sont enregistrés sous les matricules 132, 133 et 134.

C’est alors qu’un autre malheur frappe la famille. La mère de Maurice Athias, qui était restée à Paris, se rend en juin à Drancy pour prendre des nouvelles de son fils, sa bru et son petit-fils. Cette démarche l’a fait repérer : elle est arrêtée puis sera également déportée.

De leur côté, Maurice – de santé fragile -, Andrée et le petit François âgé de 4 ans, sont envoyés à Auschwitz par le convoi n° 57, le 18 juillet 1943.  A partir de ce moment, il n’y a plus aucune trace de leur sort (pas plus d’ailleurs que celui des Brunner, déportés par le convoi 58 et des Zeckendorf par le 55). Les nombreuses démarches entreprises après-guerre par la famille restent infructueuses. Une réponse de la Fédération des déportés et internés résume la situation :

« Les convois de juillet 43 laissent peu d’espoir car les personnes en mauvaise santé et les femmes avec enfants n’entraient pas au camp et étaient gazées à l’arrivée »…

Et c’est en 1947, par une déclaration judiciaire, que la date de leur décès est fixée au 23 juillet, soit 5 jours après leur départ de Drancy, ce qui était alors la règle pour les déportés dont on n’avait aucune nouvelle.

Gérard Krebs et Georges Muller

Sources :

Archives SHD Caen

Archives CD 30

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