RECHERCHEZ
Augustin Arnaudon est né le 28 novembre 1916 à Nîmes dans le Gard, de Adolphe Louis Arnaudon et de Rachel Emilie Malet. La famille réside au 32 rue Emile Zola.
Après sa scolarité, il devient gardien de la paix.
Malgré de multiples recherches, nous ne sommes pas en mesure d’indiquer à quel régiment il appartenait, avant d’être fait prisonnier de guerre, à Saint-Dié dans les Vosges et le 23 juin 1940, Il est interné au Stalag WII A à Moosburg[1]en Allemagne.
Selon son témoignage le 04 juillet 1954, son statut de prisonnier est transformé en « prisonnier libre » début 1944. Il est alors employé dans une usine d’armement dans la banlieue de Munich. Au mois d’août, il est convoqué par le directeur qui lui reproche ses manquements au niveau de l’exactitude horaire, ses écarts en matière de discipline et une production quasi nulle. Augustin répond qu’en aucun cas il ne veut travailler pour l’ennemi. C’est alors que le directeur lui assène un violent coup de tuyau en caoutchouc rigide et le menace avec son révolver de le faire déporter au camp de Dachau s’il n’est pas à l’heure exacte le lendemain.
Il décide de ne pas retourner à l’usine et se cache dans une salle de bain d’une maison écroulée en ville. Il fait la connaissance fortuitement d’un yougoslave dont il a oublié le nom. Grâce à sa solidarité, il peut manger et occuper clandestinement quelques petits emplois.
Mais le 14 novembre 1944, alors qu’il est en train de se restaurer dans le restaurant du yougoslave, vers 11h30, la Gestapo entre et l’arrête. Il est conduit à la Prison de Munich-Stadelheim. Il est déporté à Dachau du 30 novembre 1944 au 29 avril 1945 où lui est attribué le matricule 140835.
Sa présence au Block 22 est attestée par des témoignages de Ferdinand Terrasson, matricule 138910 ou encore Georges Villiers, matricule 77507, maire de Lyon révoqué en 1942, président du Conseil National du Patronat Français de 1946 à 1956.
De retour des camps, selon son extrait de naissance établit par la ville de Nîmes le 29 avril 1954, il se marie à Lyon le 08 juin 1946 avec Suzane Julia Quentin et réside 48 rue du Dauphin à Lyon.
Augustin Arnaudon décède à Montpellier le 15 janvier 2001 à l’âge de 84 ans
Jean-Paul Boré
[1] https://www.yumpu.com/fr/document/read/7522718/liste-des-deportes-de-france-par-mesure-de/13
Sources :
RECHERCHEZ
Augustin Arnaudon est né le 28 novembre 1916 à Nîmes dans le Gard, de Adolphe Louis Arnaudon et de Rachel Emilie Malet. La famille réside au 32 rue Emile Zola.
Après sa scolarité, il devient gardien de la paix.
Malgré de multiples recherches, nous ne sommes pas en mesure d’indiquer à quel régiment il appartenait, avant d’être fait prisonnier de guerre, à Saint-Dié dans les Vosges et le 23 juin 1940, Il est interné au Stalag WII A à Moosburg[1]en Allemagne.
Selon son témoignage le 04 juillet 1954, son statut de prisonnier est transformé en « prisonnier libre » début 1944. Il est alors employé dans une usine d’armement dans la banlieue de Munich. Au mois d’août, il est convoqué par le directeur qui lui reproche ses manquements au niveau de l’exactitude horaire, ses écarts en matière de discipline et une production quasi nulle. Augustin répond qu’en aucun cas il ne veut travailler pour l’ennemi. C’est alors que le directeur lui assène un violent coup de tuyau en caoutchouc rigide et le menace avec son révolver de le faire déporter au camp de Dachau s’il n’est pas à l’heure exacte le lendemain.
Il décide de ne pas retourner à l’usine et se cache dans une salle de bain d’une maison écroulée en ville. Il fait la connaissance fortuitement d’un yougoslave dont il a oublié le nom. Grâce à sa solidarité, il peut manger et occuper clandestinement quelques petits emplois.
Mais le 14 novembre 1944, alors qu’il est en train de se restaurer dans le restaurant du yougoslave, vers 11h30, la Gestapo entre et l’arrête. Il est conduit à la Prison de Munich-Stadelheim. Il est déporté à Dachau du 30 novembre 1944 au 29 avril 1945 où lui est attribué le matricule 140835.
Sa présence au Block 22 est attestée par des témoignages de Ferdinand Terrasson, matricule 138910 ou encore Georges Villiers, matricule 77507, maire de Lyon révoqué en 1942, président du Conseil National du Patronat Français de 1946 à 1956.
De retour des camps, selon son extrait de naissance établit par la ville de Nîmes le 29 avril 1954, il se marie à Lyon le 08 juin 1946 avec Suzane Julia Quentin et réside 48 rue du Dauphin à Lyon.
Augustin Arnaudon décède à Montpellier le 15 janvier 2001 à l’âge de 84 ans
Jean-Paul Boré
[1] https://www.yumpu.com/fr/document/read/7522718/liste-des-deportes-de-france-par-mesure-de/13
Sources :



