RECHERCHEZ
Georges Elie Angelras nait le 24 mars 1909 à Vestric et Candiac (Gard). Son père Gédéon Louis Angelras, âgé de 28 ans est employé sur la voie à la compagnie PLM, sa mère Juliette Durand, âgée de 25 ans est sans profession.
Il est le second de 5 enfants : Marcelle (1907), Georges Elie (1909), Lucien (1914), Suzette (1918), France (1922) ;
Il est cousin germain avec Jeanne Encontre, déportée résistante très engagée. En effet, sa mère Juliette Durand est la sœur de Suzanne Durand, mère de Jeanne Bresson épouse Marcel Encontre.
Il est boucher à Tarascon (Bouches du Rhône) et à partir de 1931 jusqu’en 1943 il est aussi raseteur[i] sous le nom de Lavolle. Il fait partie des artistes raseteurs (il a même été employé le terme de maître raseteur) que sont Aiglin, Azaïs, Boncoeur, Garonne, Granito, Patris, Paulin, Toussin, Valette, Rey…
En 1937, Il est 2ème à la Cocarde d’Or et gagne la Palme d’Or. En 1938 il gagne le Gland d’Or à Beaucaire. En 1943 il est 2ème à la Cocarde d’Or.
Il épouse à Tarascon le 13 avril 1933, Marie-Louise SYMPHORIEN.
Réfractaire au STO, il est condamné en 1943 par le tribunal correctionnel de Tarascon pour trafic d’alcool et considéré comme « oisif », « n’exerçant aucune profession et raseteur pendant l’été ». Il fait l’objet d’un arrêté administratif d’internement pris en date du 14 mars 1944 et envoyé au centre de séjour surveillé de fort Barreaux (Isère), vers le 23 mars 1944, où il est astreint à résidence avec des permissions de sortie.
Devant l’arrivée des troupes alliées, les allemands vident les prisons où sont internés des résistants qui pourraient servir de cadres dans les combats de la Libération ou se révolter, comme à Eysses. Ils forment des « transports » qui partent directement vers les camps du Reich sans passer par Compiègne. Georges Angelras fait partie des 359 internés de fort Barreaux qui leur sont remis le 22 juin et transportés par camion jusqu’à la gare de Grenoble pour arriver au camp de Buchenwald le 3 Juillet 1944. Il y est immatriculé 60783. Mis en quarantaine au bloc 58 puis 51 du petit camp, il est affecté le 27 juillet au kommando de la Carrière puis le 23 août à celui de la construction. Le 16 septembre 1944 il fait partie du convoi de 700 détenus (dont 226 Français) qui est envoyé à Witten Annen, près de Bochum pour travailler dans une aciérie. Le 29 mars, l’usine est évacuée vers le nord de l’Allemagne et la colonne sera libérée par les Américains à Lippstadt à 80 kilomètres de Annen le 1 avril. Selon sa fiche de détenu à Buchenwald, il a été considéré comme « définitivement intransportable » et on peut considérer qu’il est donc décédé avant l’évacuation.
Son épouse ne recevra que le 24 juin 1947 un acte de disparition, bien que leur mariage ait été dissous par jugement du 12 octobre 1942. Par ailleurs, les documents officiels précisent son décès le 22 juin 1944. Cette date est en fait, on l’a vu, celle de son départ pour le camp de Buchenwald.
Jean Paul BORE – André FRANCISCO
[i]Les raseteurs sont les principaux acteurs de la course camarguaise. Ils affrontent généralement à deux, trois ou plus, un animal appelé cocardier, taureau castré très vif et léger, auquel ils tentent d’enlever les attributs primés qui décorent sa tête. Ils effectuent un nombre de rasets très variés, qui leur permettent de déplacer l’animal. Ils sont assistés par des tourneurs. Cette activité est particulièrement dangereuse
Sources :
Témoignages, photos et documents de Laure Lascombe sa petite nièce (petite fille de Marcelle la sœur de Georges Angelras)
Arolsen matricule 60783
Dossier SHD Caen n° 21P418 427
RECHERCHEZ
Georges Elie Angelras nait le 24 mars 1909 à Vestric et Candiac (Gard). Son père Gédéon Louis Angelras, âgé de 28 ans est employé sur la voie à la compagnie PLM, sa mère Juliette Durand, âgée de 25 ans est sans profession.
Il est le second de 5 enfants : Marcelle (1907), Georges Elie (1909), Lucien (1914), Suzette (1918), France (1922) ;
Il est cousin germain avec Jeanne Encontre, déportée résistante très engagée. En effet, sa mère Juliette Durand est la sœur de Suzanne Durand, mère de Jeanne Bresson épouse Marcel Encontre.
Il est boucher à Tarascon (Bouches du Rhône) et à partir de 1931 jusqu’en 1943 il est aussi raseteur[i] sous le nom de Lavolle. Il fait partie des artistes raseteurs (il a même été employé le terme de maître raseteur) que sont Aiglin, Azaïs, Boncoeur, Garonne, Granito, Patris, Paulin, Toussin, Valette, Rey…
En 1937, Il est 2ème à la Cocarde d’Or et gagne la Palme d’Or. En 1938 il gagne le Gland d’Or à Beaucaire. En 1943 il est 2ème à la Cocarde d’Or.
Il épouse à Tarascon le 13 avril 1933, Marie-Louise SYMPHORIEN.
Réfractaire au STO, il est condamné en 1943 par le tribunal correctionnel de Tarascon pour trafic d’alcool et considéré comme « oisif », « n’exerçant aucune profession et raseteur pendant l’été ». Il fait l’objet d’un arrêté administratif d’internement pris en date du 14 mars 1944 et envoyé au centre de séjour surveillé de fort Barreaux (Isère), vers le 23 mars 1944, où il est astreint à résidence avec des permissions de sortie.
Devant l’arrivée des troupes alliées, les allemands vident les prisons où sont internés des résistants qui pourraient servir de cadres dans les combats de la Libération ou se révolter, comme à Eysses. Ils forment des « transports » qui partent directement vers les camps du Reich sans passer par Compiègne. Georges Angelras fait partie des 359 internés de fort Barreaux qui leur sont remis le 22 juin et transportés par camion jusqu’à la gare de Grenoble pour arriver au camp de Buchenwald le 3 Juillet 1944. Il y est immatriculé 60783. Mis en quarantaine au bloc 58 puis 51 du petit camp, il est affecté le 27 juillet au kommando de la Carrière puis le 23 août à celui de la construction. Le 16 septembre 1944 il fait partie du convoi de 700 détenus (dont 226 Français) qui est envoyé à Witten Annen, près de Bochum pour travailler dans une aciérie. Le 29 mars, l’usine est évacuée vers le nord de l’Allemagne et la colonne sera libérée par les Américains à Lippstadt à 80 kilomètres de Annen le 1 avril. Selon sa fiche de détenu à Buchenwald, il a été considéré comme « définitivement intransportable » et on peut considérer qu’il est donc décédé avant l’évacuation.
Son épouse ne recevra que le 24 juin 1947 un acte de disparition, bien que leur mariage ait été dissous par jugement du 12 octobre 1942. Par ailleurs, les documents officiels précisent son décès le 22 juin 1944. Cette date est en fait, on l’a vu, celle de son départ pour le camp de Buchenwald.
Jean Paul BORE – André FRANCISCO
[i]Les raseteurs sont les principaux acteurs de la course camarguaise. Ils affrontent généralement à deux, trois ou plus, un animal appelé cocardier, taureau castré très vif et léger, auquel ils tentent d’enlever les attributs primés qui décorent sa tête. Ils effectuent un nombre de rasets très variés, qui leur permettent de déplacer l’animal. Ils sont assistés par des tourneurs. Cette activité est particulièrement dangereuse
Sources :
Témoignages, photos et documents de Laure Lascombe sa petite nièce (petite fille de Marcelle la sœur de Georges Angelras)
Arolsen matricule 60783
Dossier SHD Caen n° 21P418 427




